Campeche, ciudad histórica fortificada… y colorida

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🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : Campeche, ville historique fortifiée… et colorée

IMG_6251Après mon étape sur la côte Pacifique, dont la beauté et la douceur de vivre a réveillé mon côté poète, le moment était venu de revenir sur mes pas, lentement mais sûrement, presque 2 mois après avoir commencé ma visite du Mexique. Ce fut d’abord mon retour dans les montagnes du Chiapas et cette ville de San Cristóbal de las Casas qui m’avait déjà tellement plu lors de mon premier séjour. J’allais d’ailleurs y fixer la date de fin de mon parcours mexicain en achetant mon billet d’avion pour le Costa Rica. Il me restait alors moins d’un mois avant de quitter le pays. Ma ville étape suivante fut San Francisco de Campeche, très communément nommée Campeche, tout simplement, comme l’état dont elle est la capitale. Je l’avais volontairement ignorée lors de mon parcours vers l’ouest afin de m’y arrêter lors du trajet en sens inverse.

IMG_6197Avant l’océan Pacifique, j’avais vu la mer des Caraïbes pendant mes premiers jours au Mexique, à Cancún et surtout à Tulum. Campeche fut donc l’occasion de voir la troisième ouverture maritime du pays, celle donnant sur le Golfe du Mexique. Mais ce n’est pas vraiment là l’intérêt de la ville et de ses environs : il y a peu ou pas de plages et, de toute façon, l’eau est bien souvent polluée et la baignade formellement interdite. Je pense même avoir reconnu des odeurs d’hydrocarbures portées par les embruns lorsque je marchais le long de la promenade côtière de Campeche. L’intérêt de cette cité, c’est surtout qu’il s’agit d’une des très rares villes fortifiées du Mexique, et qu’une grande partie des remparts, des portes et des bastions a été conservée et restaurée. On peut dire merci aux pirates pour avoir provoqué la construction de ces fortifications ! Aussi, le centre historique est de toute beauté, avec notamment sa très belle place principale, le zócalo, entourée de galeries, et ses rues intérieures, un parfait quadrillage composée de maisons aux couleurs vives.

Campeche fut donc une ville étape bien pratique pour mon parcours final vers l’est. Mais ce fut surtout un régal pour les yeux que je partage maintenant avec vous à travers une sélection de plus de 100 photos, de jour et de nuit, dans un album qui lui est dédié et qui vient compléter la collection Mexique. Regardez-les en mosaïque, en détail ou en diaporama et vous me direz ce que vous en pensez. Pour y accéder, il suffit de cliquer ici. Et bien sûr, j’ai ajouté un lien vers cet album sur la page spéciale photos.


IMG_6112🇪🇸 Tras mi etapa en la costa Pacífica, cuya belleza y buena vida despertó mi lado poeta, había llegado el momento de volverme para atrás, lento pero seguro, casi dos meses después de haber empezado con mi visita de México. Primero fue mi vuelta a las montañas de Chiapas y esa ciudad de San Cristóbal de las Casas que tanto me había gustado durante mi primera estancia. Por cierto allí fijé una fecha de fin para mi recorrido mexicano, comprando mi vuelo para Costa Rica. Me quedaba entonces menos de un mes antes de salir del país. Mi ciudad etapa siguiente fue San Francisco de Campeche, muy comúnmente nombrada Campeche, simplemente, igual como el estado del cual es la capital. La había ignorado voluntariamente durante mi recorrido hacia el oeste para pararme en ella durante el trayecto en sentido contrario.

IMG_6162Antes el océano Pacífico, había visto el mar del Caribe durante mis primeros días en México, en Cancún y sobre todo en Tulum. Entonces Campeche fue la ocasión de ver la tercera apertura marítima del país, la que da al Golfo de México. Pero aquí no está el principal interés de la ciudad y de sus entornos: hay poca o ninguna playa y, de todas formas, el agua muy a menudo está contaminada y el baño categóricamente prohibido. Pienso incluso haber reconocido olores de hidrocarburos llevados por las salpicaduras del mar cuando estaba caminando por el paseo marítimo de Campeche. El interés de esta ciudad, sobre todo es que se trata de una de las muy pocas ciudades fortificadas de México, y que gran parte de las murallas, de las puertas y de los baluartes han sido conservados y restaurados. Se puede agradecer a los piratas por haber provocado la construcción de estas fortificaciones! Además, el casco histórico es bellísimo, especialmente con su hermosa plaza principal, el zócalo, rodeada de galerías, y sus calles interiores, una perfecta cuadrícula compuesta de casas de colores vivos.

Entonces Campeche fue una ciudad etapa muy práctica para mi recorrido final hacia el este. Pero fue sobre todo un deleite para los ojos que comparto ahora con vosotros a través de una selección de más de 100 fotos, de día y de noche, en un álbum que le está dedicado y que completa la colección México. Miradlas en mosaico, en detalle o en diapositivas y luego me diréis lo que opináis de ellas. Para acceder, basta con hacer clic aquí. Y por supuesto, ya he añadido un vínculo a este álbum en la página especial fotos.

 

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Poésie Pacifique

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🇫🇷 Pour raconter mon séjour sur la côte Pacifique du Mexique, il y a environ un mois, voici un article d’un nouveau genre (j’ai été inspiré) et des photos en grand format. Vous m’écrirez ce que vous en pensez…

Encore un peu plus longtemps au Mexique,
Encore un peu plus loin jusqu’au Pacifique,
Au soir du 7 avril, je quitte San Cristóbal de las Casas.
Dans le bus de nuit, j’aimerais dormir comme une masse.

Pour éviter les narcos,
Je n’irai pas jusqu’à Acapulco.
Pour voir cet océan, j’ai choisi Puerto Escondido,
Ou tout simplement, pour les gens d’ici, Puerto.

C’est une petite ville pas trop touristique,
Sauf, dit-on, pour Pâques et les fêtes de fin d’année.
Le centre-ville est certes assez rustique,
Mais les nombreuses plages sont de toute beauté.

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Playa Zicatela, à Puerto Escondido

Zicatela pour les surfeurs, y compris les amateurs,
Punta Zicatela où s’affairent plus spécialement les experts,
Marinero et Principal, avec leurs barques de pêcheurs.
De Punta Zicatela jusqu’à Principal ou bien à l’envers,
C’est une belle et longue courbe de sable appréciée des marcheurs,
Et au coucher du soleil, pour admirer le ciel et ses rougeurs.

Manzanillo et Puerto Angelito, les deux plages jumelles,
Plus loin, Carrizalillo, avec son escalier raide comme une échelle,
Toutes trois sont des criques bien protégées,
Cernées par les falaises et les rochers.
Il est moins dangereux d’y nager,
Et sous les parasols on nous sert à manger.

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Playa Zicatela, à Puerto Escondido

Quelques jours plus tard, je reprends le voyage.
Je fais route vers le sud, en suivant le rivage.
Je découvre de véritables havres de paix, de magnifiques plages,
Avec une ambiance hippie, de sympathiques villages.

Là, à Mazunte et Zipolite, je passe un paisible séjour.
Je me laisse bercer par les vagues, nuit et jour,
Depuis ma cabane ou sur son balcon panoramique,
Ou encore à l’ombre sur le sable blond du Pacifique.

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Playa Zicatela, à Puerto Escondido

Installé dans un hamac bien pendu,
Ma dernière sieste est interrompue.
J’entends des cris portés par le vent.
Victimes imprudentes d’un fort et malicieux courant,
Deux jeunes Argentines se sont laissées emporter.
Heureusement un sauveteur les aura vite récupérées.

Alors sur la côte Pacifique,
C’est un autre Mexique,
Magnifique,
Sympathique,
Parfois maléfique,
Mais pour moi fantastique.

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Playa Zicatela, à Puerto Escondido

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Poesía Pacífica

Ya que se trata de un artículo muy especial, un ensayo de poesía, no me conviene traducirlo al español. Estoy seguro que muchos de vosotros pueden entender lo esencial de la versión francesa aquí arriba. Para los otros, simplemente decir que se trata de mi estancia por la costa mexicana del Pacífico, hace más o menos un mes, primero en Puerto Escondido y luego en Mazunte y Zipolite. Y disfrutad las fotos en tamaño grande.

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Una playa casi desierta unos 30 km al sur de Puerto Escondido

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San Cristóbal de las Casas… ¿o de los viajeros?

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🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : San Cristóbal de las Casas, Saint Christophe des Maisons… ou des voyageurs ?

Fuyant la chaleur extrême de Palenque, qui restera toutefois pour moi un excellent souvenir pour son superbe site archéologique maya, je me suis dirigé vers San Cristóbal de las Casas, ma deuxième étape dans l’état du Chiapas. Et quelle étape ! Ce fut même une double étape puisque j’y ai séjourné deux fois, une vingtaine de jours au total, avec une parenthèse sur la côte pacifique qui fera l’objet d’un prochain article.

IMG_6048Première grande différence avec toutes mes autres villes étapes mexicaines, « San Cris » est située dans les montagnes, à 2140 mètres d’altitude. L’air frais a remplacé l’air océanique, chaud et humide. Par contre, le soleil est toujours là, plus proche même, et plus sournois puisque la température de l’air fait qu’on ne le ressent pas autant que près des côtes. Les coups de soleil constituent la surprise classique le premier jour.

Dès mon arrivée et mes premières promenades dans les rues de la ville, j’ai senti comme une ressemblance avec certaines villes du Pérou, et notamment Cuzco : l’air ambiant, les rues pavées, les maisons colorées aux toits de tuiles, les montagnes tout autour, les nombreux routards, les vendeuses de vêtements chauds et couvertures, etc. Pris dans cette association de pensée, pendant plusieurs jours, j’ai même cru voir de nombreux vendeurs de bâtons de marche, jusqu’à ce que je ne réalise qu’il s’agit de bâtons télescopiques pour prendre des selfies

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Un des patios d’une de mes auberges

Comme à Mérida, où j’avais également effectué un long séjour, je suis passé par différents lieux d’hébergement : trois auberges bien agréables, avec patios et jardins, et également quelques jours chez l’habitant, un jeune professeur d’anglais en attente d’une bourse pour aller poursuivre ses études en Grande-Bretagne. Ces logements plaisants ont sans doute contribué à ce que je reste beaucoup de temps ici, mais ce n’est pas la seule raison. Je me suis senti bien à San Cris. Je me suis senti bien pour me promener, pour flâner, pour sentir un autre Mexique, un Mexique plus pauvre que celui que j’ai découvert par ailleurs, un Mexique plus coloré, plus naturel, plus indigène, plus authentique. Je me suis senti bien pour apprendre sur la culture locale avec ses musées, ses cinémas indépendants projetant des documentaires et même certains de ses bars et restaurants qui sont orientés vers cette culture locale. Je me suis senti bien pour me fixer un peu ici, bien pour travailler, pour prendre quelques petites habitudes (mais pas trop, rassurez-vous !)

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Patio du musée Na Bolom

J’ai aimé arpenter les rues de San Cristóbal, et particulièrement ses 2 rues piétonnes qu’on appelle ici andadores, littéralement les « marcheurs ». J’ai déniché des petits restaurants sympathiques, pour manger très varié, du petit-déjeuner très naturel au dîner pizza, en passant par des menus du jour aussi bons qu’économiques, du bio en buffet ou à la carte, etc., que ce soit en salle, dans un patio colonial ou en terrasse. Une spécialité qui m’a amusé, c’est le beurre persillé, comme celui qu’en bon bourguignon j’ai l’habitude d’associer aux escargots, que les restaurants servent souvent en guise d’amuse-bouches à tartiner sur du pain. J’ai testé aussi des boulangeries – viennoiseries – pâtisseries françaises ou à la française de manière répétitive, probablement pour confirmer mes premières impressions positives. J’ai découvert le huarache, spécialité locale qui pourrait être décrite comme étant un grand taco, c’est-à-dire une sorte de grande tortilla à base de maïs et garnie selon les goûts avec divers ingrédients végétaux et/ou animaux. Au Mexique, le mot huarache désigne avant tout un certain type de sandales et, originellement, le plat huarache a la forme d’une sandale. Par pragmatisme sans doute, on le trouve maintenant le plus souvent sous une forme ovale, comme l’assiette dans lequel il est servi. Enfin, qui dit montagne et air frais dit chocolateries. Là encore, j’ai testé plusieurs fois les chocolats chauds, petites pépites de cacao incluses, accompagnés de biscuits divers et variés comme par exemple celui au chocolat blanc et canneberges.

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Une des rues piétonnes

Plus encore que le cacao, une des cultures traditionnelles locales est la culture du café. L’état du Chiapas représente un tiers de la production mexicaine, avec une double particularité. D’abord, la plupart des producteurs sont très modestes, cultivant une surface inférieure à 2 hectares, ce qui confère à la culture du café une véritable utilité sociale pour de nombreuses familles en milieu rural. Aussi, la spécialité du Chiapas est le café bio, ce qui implique une productivité moindre mais une valeur marchande majorée de 30%. En se promenant dans San Cristóbal, notamment dans les rues piétonnes, on est souvent attrapé par les odeurs des torréfacteurs de ce café bio, local et labellisé commerce équitable.

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Assiette végétarienne et « eau d’hibiscus » (agua de jamaica)

L’état du Chiapas est le plus pauvre du Mexique. Il dispose pourtant de richesses naturelles extraordinaires. En plus du café et du cacao, ses terres agricoles produisent des légumes, des mangues, bananes, noix de coco, des piments, de la canne à sucre, du miel et même des fleurs d’hibiscus. Au Mexique, on les nomme jamaica, et on en fait un sirop couramment utilisé pour boire avec de l’eau, y compris dans les restaurants. L’ambre du Chiapas est mondialement reconnu. Les ressources minières sont également très abondantes, et le gouvernement fédéral a commencé à octroyer des concessions mais le sujet est sensible vis-à-vis des communautés indigènes. Le tourisme est finalement une activité plus consensuelle, d’autant plus qu’il s’agit d’un tourisme souvent orienté vers le patrimoine culturel et environnemental et dont les communautés indigènes semblent maintenant bénéficier.

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Colline et église San Cristobalito

Les communautés indigènes sont très présentes dans la ville. Certains villages autonomes sont tout proches. Et puis c’est ici à San Cristóbal qu’a éclaté la révolution zapatiste, le 1er janvier 1994. Le jour de l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange entre les 3 pays d’Amérique du Nord (Mexique, Etats-Unis et Canada), environ 5000 indigènes armés, la plupart des paysans, occupèrent la ville. Ce fut le début d’un immense mouvement de révolte pour obtenir des droits touchant à la terre, au logement, à la santé, à l’éducation, au travail, à la justice et enfin à la reconnaissance de leur identité culturelle, les « indiens » n’étant toujours pas reconnus par la Constitution mexicaine alors qu’ils représentent plus de 10% de la population. Pendant plus de 7 ans, des périodes de négociation ont alternées ou parfois se sont superposées à des périodes de violence entre « l’armée zapatiste de libération nationale », l’armée du gouvernement et des groupes paramilitaires, soutenus activement ou passivement par le gouvernement mexicain et/ou par l’armée des Etats-Unis et coupables de tueries massives y compris de femmes enceintes et d’enfants. En 2000, l’arrivée d’un nouveau gouvernement et la pression populaire laissaient espérer que les accords de San Andrés, signés par les parties en 1996, soient enfin inscrits dans la loi. En 2001, le gouvernement trahit sa promesse et depuis lors, les négociations sont rompues. Les tensions sur le terrain sont toutefois retombées, sans doute grâce à la présence de nombreuses organisations non gouvernementales mexicaines ou étrangères et aussi grâce au tourisme, celui-ci étant d’ailleurs en partie lié à la présence des ONG.

Pour conclure, il est amusant de constater que la ville était prédestinée au tourisme puisque son saint patron est aussi celui des voyageurs, Saint Christophe. Et il est amusant aussi que le nom qui est celui de la ville depuis 1848 soit composé de celui du saint patron des voyageurs complété par « de las casas » (en français, « des maisons »), un concept plutôt opposé à celui du voyage. La solution à cette énigme est qu’en fait le nom de la ville fait ainsi référence à Bartolomé de las Casas,  défenseur des droits des indigènes lors de la conquête espagnole comme j’en parlais dans un article antérieur. Et là, on se rend compte que la ville n’était pas seulement prédestinée au tourisme mais aussi aux revendications des indigènes.

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Les arbres sourient à « San Cris ». / Los árboles sonríen en « San Cris ».

🇪🇸 Huyendo del calor extremo de Palenque, que seguirá siendo para mí un excelente recuerdo por su hermoso sitio arqueológico maya, me dirigí hacia San Cristóbal de las Casas, mi segunda etapa en el estado de Chiapas. ¡Y vaya etapa! Fue incluso una doble etapa ya que me quedé allí dos veces, unos veinte días en total, con una paréntesis en la costa Pacífica que será objeto de un próximo artículo.

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Andador Real de Guadalupe

Primera gran diferencia con todas mis otras ciudades etapas mexicanas, « San Cris » está situada en las montañas, a 2140 metros de altitud. El aire fresco se substituyó al aire oceánico, caliente y húmedo. En cambio, el sol sigue presente, más cerca aún, y más pérfido ya que la temperatura del aire hace que no se resiente tanto como por las costas. Las quemaduras constituyen la sorpresa clásica del primer día.

Desde mi llegada y mis primeros paseos por las calles de la ciudad, percibí cierto parecido con algunas ciudades de Perú, y especialmente con Cuzco: el aire ambiental, las calles pavimentadas, las casas de colores y con techos de tejas, las montañas por todos lados alrededor, los numerosos mochileros, las mujeres vendiendo ropa caliente y mantas, etc. Prendido en esta asociación de ideas, durante varios días incluso creí ver muchos vendedores de palos de caminar, hasta que realice que se trata en realidad de bastones telescópicos para selfies

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El jardín de uno de mis hostales

Igual como en Mérida, donde también pasé una larga estancia, me quedé en varios alojamientos: 3 hostales muy agradables, con patios y jardines, y también unos días en casa de un particular, un joven profesor de inglés que estaba a la espera de una beca para ir a seguir estudiando en Gran Bretaña. Sin duda, estos hospedajes agradables contribuyeron a que pasase mucho tiempo aquí, pero no es la única razón. Me sentí bien en San Cris. Me sentí bien para pasearme, para vagar, para sentir otro México, más natural, más indígena, más auténtico. Me sentí bien para aprender sobre la cultura local con sus museos, sus cinemas independientes presentando documentales e incluso algunos de sus bares y restaurantes orientados hacia esa cultura local. Me sentí bien para establecerme un rato aquí, bien para trabajar, para tomar unos pequeños hábitos (pero no demasiado, ¡tranquilizaos!)

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Desayuno con fruta, miel, yogur, granola, zumo y té de canela

Me gustó caminar por las calles de San Cristóbal, y especialmente sus 2 calles peatonales que aquí llaman « andadores ». Hallé unos pequeños restaurantes simpáticos, para comer muy variado, desde un desayuno muy natural a una cena de pizza, pasando por menús del día tan buenos como económicos, comida orgánica en bufé o a la carta, etc., sea en sala, en un patio colonial o en terraza. Una especialidad que me dio gracia, es la mantequilla con perejil, igual como la que, siendo nativo de la Borgoña, suelo asociar a los caracoles. Aquí los restaurantes lo sirven a menudo a modo de aperitivo para untarlo en el pan. También probé las panaderías – bollerías – pastelerías francesas o a la francesa de manera repetitiva, probablemente para confirmar mis primeras impresiones positivas. Descubrí el huarache, especialidad local que se podría describir como un gran taco, o sea una especie de gran tortilla a base de maíz y acompañada según el gusto de distintos ingredientes vegetales y/o animales. En México, la palabra huarache se refiere ante todo un cierto tipo de sandalias y, originalmente, la comida huarache tiene la forma de una sandalia. Probablemente por pragmatismo, ahora se encuentra casi siempre con forma de óvalo, como el plato en el que se sirve. Por fin, quien dice montaña y aire fresco dice chocolaterías. Pues igualmente probé varias veces los chocolates calientes, con pequeñas pepitas de cacao incluidas, acompañados de varias galletas como por ejemplo la de chocolate blanco y arándanos.

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Andador eclesiástico

Más aún que el cacao, una de las culturas tradicionales del lugar es la cultura del café. El estado de Chiapas representa un tercio de la producción mexicana, con una doble particularidad. Primero, la mayoría de los productores son muy modestos, cultivando una superficie inferior a 2 hectáreas, lo que confiere a la cultura del café una verdadera utilidad social para muchas familias en el campo. También, la especialidad de Chiapas es el café orgánico, lo que implica una productividad menor pero un valor mercantil aumentado de 30%. Paseando por San Cristóbal, especialmente en sus andadores, uno se encuentra a menudo atrapado por el olor de los tostadores de ese café orgánico, local y de comercio justo.

IMG_6034-001El estado de Chiapas es el más pobre de México. Sin embargo, dispone de riquezas naturales extraordinarias. Además del café y del cacao, sus tierras agrícolas producen verduras, mangos, plátanos, cocos, chiles, caña de azúcar, miel e incluso flores de hibisco. En México, se les llaman jamaica, y se hace un concentrado usado para beber con agua, hasta en los restaurantes. El ámbar de Chiapas es mundialmente reconocido. Los recursos mineros también son abundantes y el gobierno federal empezó a otorgar concesiones pero el tema es sensible respecto a las comunidades indígenas. El turismo finalmente es una actividad más consensual, sobre todo porque se trata de un turismo bastante orientado hacia el patrimonio cultural y medioambiental y parece que ahora las comunidades indígenas se benefician de ello.

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El vendedor durmiendo la siesta / Le vendeur qui fait la sieste

Las comunidades indígenas están muy presentes en la ciudad. Algunos pueblos autónomos están muy cerca. Y bueno fue aquí en San Cristóbal que estalló la revolución zapatista, el día 1 de enero de 1994. El día de la entrada en vigor del tratado de libre comercio entre los 3 países de América del Norte (México, Estados Unidos y Canadá), unos 5000 indígenas armados, la mayoría campesinos, ocuparon la ciudad. Fue el principio de un inmenso movimiento de revuelta para obtener derechos respecto a la tierra, a la vivienda, a la salud, a la educación, al trabajo, a la justicia y finalmente al reconocimiento de su identidad cultural, los « indios » siguiendo sin reconocimiento en la Constitución mexicana a pesar de representar más de 10% de la población. Durante más de 7 años, periodos de negociación alternaron o a veces se cumularon con periodos de violencia entre el « ejército zapatista de liberación nacional », el ejército del gobierno y unos grupos paramilitares, apoyados activamente o pasivamente por el gobierno mexicano y/o por el ejército de EE.UU. y culpables de matanzas masivas incluso de mujeres embarazadas y niños. En el año 2000, la llegada de un nuevo gobierno y la presión popular dejó esperar que los acuerdos de San Andrés, firmados por las distintas partes en 1996, se inscribiesen por fin en la ley. En 2001, el gobierno traicionó su promesa y desde entonces las negociaciones están rotas. Sin embargo, las tensiones en el terreno se aplacaron, sin duda gracias a la presencia de muchas organizaciones no gubernamentales mexicanas o extranjeras y también gracias al turismo, siendo éste parcialmente vinculado a la presencia de las ONG.

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Arco del Carmen

Para concluir, es divertido observar que la ciudad era predestinada al turismo, ya que su santo patrono también es el santo patrono de los viajeros, San Cristóbal. Y es divertido también que el nombre que se dio a la ciudad en 1848 esté compuesto del nombre del santo patrono de los viajeros completado con « de las casas », un concepto bastante opuesto al tema del viaje. La solución para esta enigma es que en realidad el nombre de la ciudad también hace referencia a Bartolomé de las Casas, defensor de los derechos de los indígenas durante la conquista española, tal y como lo comentaba en un artículo anterior. Y entonces, uno se da cuenta de que la ciudad no sólo era predestinada al turismo pero también a las reivindicaciones de los indígenas.

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Palenque, una gran « tierra de casas fuertes »

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Templo de las inscripciones, templo XIII y templo XII

🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : Palenque, une grande « terre aux maisons fortifiées »

Les 29 et 30 mars dernier, un peu plus d’un mois après avoir posé le pied pour la première fois au Mexique, je faisais étape pendant 2 jours à Palenque. J’avais eu très chaud pendant mon long séjour à Mérida, mais ce n’était rien en comparaison à la chaleur vraiment pesante, dès 9 heures du matin dans cette petite ville de l’état du Chiapas. C’est pourquoi je me suis levé très tôt le 30 au matin pour être aux guichets du site archéologique maya avant même l’ouverture, à 8 heures. 

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Cascada en el sitio arqueológico de Palenque

En effet, le but de cette étape était la visite de mon quatrième grand site maya, après ceux de Tulum, Cobá et Uxmal. Lorsque les conquistadors espagnols arrivèrent dans la région, au XVIème siècle, l’endroit était déjà abandonné depuis longtemps. Les dernières constructions majeures datent de la fin du VIIIème siècle et le déclin commença alors. Ainsi, même le nom original de la cité avait disparu. Lakam Ha, le lieu des grandes eaux, faisant référence à la confluence de nombreuses rivières, était devenu Otolum, la terre des maisons fortifiées. C’est ainsi que les espagnols lui donnèrent le nom de Palenque, mot signifiant fortification ou palissade. Lakam Ha s’est développé sur la base de l’agriculture, puis du commerce de ses produits agricoles, et est devenu un centre important de la civilisation maya, souvent allié à Tikal, situé plus au sud dans l’actuel Guatemala. Aujourd’hui, moins de 10 % du site est exploré, restauré et ouvert à la visite. Et pourtant, quelle richesse déjà ! Et cette richesse naturelle, historique et architecturale est complétée par un musée qui présente de nombreuses pièces découvertes sur le site (bijoux, céramiques, encensoirs, etc.) et la reproduction de la chambre funéraire du roi K’inich Janaab’ Pakal (Pakal le Grand).

Encore une fois, les images parlent mieux que les mots. Alors, je vous invite à cliquer ici et à regarder mon nouvel album photos, également accessible depuis la nouvelle page spéciale photos.

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Vista general desde el templo de la cruz foliada

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Palacio

🇪🇸 Los días 29 y 30 de marzo, un poco más de un mes tras poner el pie por primera vez en México, hice una parada durante 2 días en Palenque. Había tenido mucho calor durante mi larga estancia en Mérida, pero no era nada comparado con el calar realmente pesado, desde las 9 de la mañana en esta pequeña ciudad del estado de Chiapas. Por eso me levanté muy temprano el día 30 por la manaña, para estar en las taquillas del sitio arqueológico maya incluso antes de su apertura, a las 8 horas.

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Ofrenda funeral: máscara de jade, cuchillos de sílex

Efectivamente, el objetivo de esta etapa era la visita de mi cuarto gran sitio maya, tras los de Tulum, Cobá y Uxmal. Cuando los conquistadores españoles llegaron en la région, en el siglo XVI, el lugar ya llevaba mucho tiempo abandonado. Las últimas construcciones importantes remontan al final del siglo VIII y el declive empezó entonces. Así, incluso el nombre original de la ciudad había desaparecido. Lakam Ha, el lugar de las aguas grandes, con referencia a que muchos ríos afluyen aquí, se había convertido en Otolum, la tierra de las casas fortificadas. Es así que los españoles le dieron el nombre de Palenque. Laman Ha se desarrolló en base a la agricultura y luego por el comercio de sus productos agrícolas, y se convirtió en un centro importante de la civilización maya, a menudo aliado con Tikal, localizado más al sur en el actual Guatemala. Hoy, menos de 10 % del sitio está explorado, restaurado y abierto a los visitantes. Y sin embargo, ¡qué riqueza ya! Y esta riqueza natural, histórica y arquitectural está completada con un museo que presenta muchas piezas (joyas, cerámicas, incensarios, etc.) y la reproducción de la cámara funeraria del rey K’inich Janaab’ Pakal (Pakal el Grande).

Una vez más, los imágenes hablan mejor que las palabras. Por eso os invito a hacer clic aquí y a mirar mi nuevo álbum de fotos, dedicado a Palenque, también accesible desde la nueva página especial de fotos.

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Uxmal et Izamal en images 

🇪🇸 versión española más abajo

🇫🇷 Lors de mon long séjour à Mérida, en mars, j’ai fait deux excursions d’une journée chacune, hors de la ville. Je pense que ces visites se prêtent plus à un reportage photos qu’à de longs discours. Alors, je publie deux nouveaux albums photos sur mon site Flickr et je vous invite à les consulter. J’en profite d’ailleurs pour faciliter l’accès à l’ensemble de mes albums publics en créant une page dédiée et accessible directement depuis le menu principal du blog, sous la photo bandeau. Je réponds ainsi à une demande faite par Mónica lors de mon jeu-concours début mars. Je tâcherai de publier plus souvent des albums photos et vous pourrez donc les consulter depuis cette nouvelle page.

Je résume maintenant très brièvement mes deux excursions effectuées à partir de la capitale du Yucatán et j’espère que vous apprécierez les photos. Pour rappel, vos commentaires sont toujours les bienvenus sur ce blog…

201603 - Uxmal

Uxmal (Yucatán, México)

D’abord, ce fut la visite de mon troisième site archéologique maya, à 80 kilomètres au sud de Mérida : Uxmal. Ça se prononce « ouchmal » mais, je vous rassure, ça ne fait pas mal 😉 Après Tulum, sur la côte caraïbe, et Cobá, au milieu des lacs et de la forêt, le site d’Uxmal m’a paru remarquable pour son cadre verdoyant et vallonné, pour sa grande place carrée, et surtout pour son architecture soignée. Connue sous l’appellation « style Puuc », elle est caractérisée par l’usage quasi systématique des frises sur les monuments. Les formes arrondies de la grande pyramide du devin sont un fait unique dans tout le Mexique. Uxmal avait une importance comparable à celle de Chichén Itza, en matières commerciale, politique et religieuse. Fondée avant notre ère, Uxmal compta plus de 20000 habitants avant de commencer à décliner au XIIIème siècle.

201603 - Izamal

Izamal (Yucatán, México)

La seconde excursion au départ de Mérida fut bien différente : Izamal, à 60 kilomètres à l’Est. Il s’agit d’une petite ville coloniale connue comme la « ville jaune ». Mais si l’appellation de « Mérida, ville blanche » est contestable, Izamal, elle, mérite bien ce surnom, puisque son centre-ville est presque entièrement peint en jaune. Comme Mérida, Izamal a été construite sur les lieux mêmes d’une cité maya, en réutilisant les pierres. Mais, ici, tout n’a pas été détruit, faute de moyens sans doute. Il reste donc des pyramides en ruines dans la ville. Une autre particularité, c’est le monastère Saint-Antoine de Padoue, qui domine la place centrale et dont l’atrium est le deuxième plus grand au monde après la place Saint-Pierre de Rome. Enfin, dernière curiosité locale, les Victorias sont les taxis à cheval de la ville, décorés dans un style beaucoup trop kitsch à mon goût, d’autant plus quand il s’agit de ridiculiser les pauvres chevaux.

Voilà, installez-vous confortablement, en lumière tamisée, et parcourez mes deux nouveaux albums photos pour vivre virtuellement ces visites que j’ai eu la chance d’effectuer in situ à Uxmal et à Izamal. Et j’espère que cela vous donnera envie de voyager au Yucatán. Vous ne manquerez pas de me dire.

N.B. : pour accéder à chaque album, il suffit de cliquer sur chacune des deux photos-titres dans cet article. Ensuite, sur la page Flickr, vous pouvez choisir de le voir en mode mosaïque ou en mode diaporama.


🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Uxmal e Izamal en imágenes 

Durante mi larga estancia en Mérida, en marzo, hice dos excursiones de un día cada una, fuera de la ciudad. Pienso que a estas visitas le corresponde más un reportaje fotográfico que largos discursos. Por eso publico dos nuevos álbumes de fotos en mi página Flickr y os invito a consultarlos. A propósito, aprovecho para facilitar el acceso a todos mis álbumes públicos creando una página dedicada y accesible directamente desde el menú principal del blog, bajo la foto de portada. Así respondo a una petición que me hizo Mónica en mi concurso premiado a principios de marzo. Intentaré publicar álbumes de fotos más a menudo y podréis entonces consultarlos desde esta nueva página.

Resumo ahora muy en breve mis dos excursiones realizadas desde la capital de Yucatán y espero que os gustarán las fotos. Recuerdo que vuestros comentarios siempre son bienvenidos en este blog…

201603 - Uxmal

Uxmal (Yucatán, México)

Primero, fue la visita de mi tercer sitio arqueológico Maya, a 80 kilómetros al sur de Mérida: Uxmal. Tras Tulum, en la costa caribe, y Cobá, en medio de los lagos y del bosque, el sitio de Uxmal me pareció notable por su entorno verde y ondulado, por su gran plaza cuadrada, y especialmente por su arquitectura cuidadosa. Conocida bajo la apelación « estilo Puuc », se caracteriza por el uso casi sistemático de frisos en los monumentos. Las formas redondas de la gran pirámide del adivinó son un hecho único en todo México. Uxmal tenía una importancia comparable a la de Chichén Itza, en materias comercial, política y religiosa. Fundada antes de nuestra era, Uxmal contaba más de 20000 habitantes antes de empezar a debilitarse en el siglo XIII.

201603 - Izamal

Izamal (Yucatán, México)

La segunda excursión con salida de Mérida fue muy distinta: Izamal, a 60 kilómetros hacia el Este. Se trata de una pequeña ciudad colonial conocida como la « ciudad amarilla ». Pero si la apelación « Mérida, ciudad blanca » es cuestionable, Izamal se merece este alias ya que su centro histórico está casi totalmente pintado de amarillo. Al igual que Mérida, Izamal fue construida en los mismos lugares de una ciudad maya, reutilizando las piedras. Pero aquí, todo no ha sido destruido, probablemente a falta de tener los medios necesarios. Por eso quedan unas pirámides en ruinas dentro de la ciudad. Otra particularidad es el monasterio de San Antonio de Padua, dominando la plaza central y cuyo atrio es el segundo más grande en el mundo tras la plaza San Pedro de Roma. Por fin, última peculiaridad local, las Victorias son los taxis a caballo de la ciudad, adornados en un estilo demasiado kitsch por mi gusto, y aún más cuando de trata de ridiculizar los pobres caballos.

Pues eso, instalaos confortablemente, con luz atenuada, y mirad mis dos nuevos álbumes de fotos para vivir virtualmente estas visitas que tuve la suerte de realizar in situ en Uxmal y en Izamal. Y espero que eso os de ganas de viajar a Yucatán. No dudéis en decirme.

Nota: para acceder a cada álbum, basta con hacer clic en cada una de las dos fotos-títulos en este artículo. Luego en la pagina Flickr, tenéis la posibilidad de verlo en modo mosaica o en modo diapositivas.

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