Manuel Antonio : des animaux et des plages

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🇫🇷 San José, c’est bien, j’espère que vous avez compris en lisant mon article bon marché qui parlait beaucoup de marcher et pas seulement pour faire le marché… Bon, d’accord, je me calme… San José, c’est bien donc, mais si je suis venu au Costa Rica, c’est d’abord pour la nature, comme la plupart des voyageurs qui viennent ici. Alors, après une parenthèse à Ciudad Colón sur laquelle je garderai un peu le mystère jusqu’au mois de juillet, je me suis installé quelques jours à Quepos, à proximité du parc national Manuel Antonio.

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La piscina de mi hostal en Quepos

Quepos est une petite ville dont je me suis vite aperçu qu’elle présentait peu d’intérêt. En revanche, je me suis senti très bien dans l’auberge, bien située, propre, avec une bonne ambiance, une agréable piscine et des hamacs. L’intérêt de Quepos, c’est le parc national Manuel Antonio, à une vingtaine de minutes seulement en bus. Je suis donc allé visiter ce parc, de bon matin, un jour où le ciel ne semblait pas trop menaçant. En réalité, le temps aurait très bien pu tourner à l’orage, mais ce jour-là j’ai eu du flair comme un animal !

IMG_7282J’allais toutefois être entouré d’êtres au flair encore meilleur. D’abord, de nombreux visiteurs au budget moins serré que le mien furent bien inspirés de se faire accompagner d’un guide. Oh, rassurez-vous, je ne me suis pas perdu, les chemins sont bien tracés et bien indiqués. Les autres êtres au flair plus performant que le mien, à moins que ce ne soit d’autres sens, furent les animaux sauvages. L’intérêt du guide, outre ses explications bien sûr, c’est justement pour repérer plus d’animaux, et surtout pour les regarder et les photographier de plus près à l’aide de sa lunette d’observation. Je m’excuse donc de ne mettre à disposition que peu de photographies animalières, pour l’absence de paresseux, toucans et singes hurleurs que je n’ai pu qu’apercevoir furtivement, et que mon équipement photographique compact ne m’a pas permis de capter. Heureusement, les singes capucins à front blanc étaient plutôt coopératifs, y compris un parent portant son bébé sur le dos.

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Parque nacional Manuel Antonio

Vous l’aurez compris, la faune est un des intérêts majeurs de ce parc national. Mais la végétation est également remarquable : principalement de la forêt, primaire ou secondaire, mais aussi mangrove et autre végétation de plage. En effet, j’ai oublié de vous dire, Quepos et le parc national Manuel Antonio se situent sur la côte pacifique. Et le parc inclut des plages superbes, de belles langues de sable fin qui, comme vous pouvez le constater, sont beaucoup plus faciles à photographier. Il est toutefois risqué de se laisser emporter par la beauté des lieux. Et je ne parle pas des classiques risques de déshydratation et d’insolation. Ici, on prend des risques beaucoup plus exotiques. Poser son sac sur la plage pour contempler l’horizon, s’endormir sur le sable ou aller se baigner, c’est laisser aux ratons-laveurs et surtout aux singes capucins la liberté de s’emparer de vos affaires. Sortir son casse-croûte à proximité de ces derniers, c’est aussi engager un jeu duquel vous n’êtes pas sûrs de sortir gagnants. Par chance plus que pour y avoir réfléchi, j’ai été bien inspiré de me rassasier dans un endroit du parc où ces capucins malins comme des singes n’étaient pas présents.

Cette visite naturaliste fut en tout cas bien agréable et riche en découvertes, dans un cadre majestueux. Et au retour, après une halte dans un restaurant espagnol où des Valenciens semblaient apprécier les paellas, j’ai profité de la piscine de l’auberge pour me rafraîchir et détendre mes jambes. ¡Pura vida!

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Parque nacional Manuel Antonio

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Manuel Antonio, animales y playas

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Parque nacional Manuel Antonio

San José, está bien, espero que lo entendisteis leyendo mi artículo anterior. Pero si he venido a Costa Rica, como para la mayoría de los viajeros que vienen aquí, es primero por la naturaleza. Entonces, tras una paréntesis en Ciudad Colón sobre cual guardaré un poco el misterio hasta el mes de julio, me instalé para unos días en Quepos, a proximidad del parque nacional Manuel Antonio.

Quepos en una pequeña ciudad para cual me di cuenta rápidamente que presentaba poco interés. En cambio, me sentí muy bien en el hostal, bien situado, limpio, con buen ambiente, agradable piscina y hamacas. El interés de Quepos es el parque nacional Manuel Antonio, a tan solo 20 minutos en bus. Así que me fui a visitar este parque, temprano por la mañana, un día que el cielo no parecía demasiado amenazante. En realidad, el tiempo hubiera podido cambiarse a tormentas, pero ese día tuve olfato como un animal.

IMG_7252Sin embargo, iba a estar rodeado por seres de olfato mucho mejor aún. Primero, muchos visitantes de presupuesto menos apretado que el mío estuvieron acertados al contratar un guía. Oh, no os preocupéis, no me perdí, los caminos están bien trazados e indicados. Los otros seres con olfato más eficaz que el mío, a no ser que sean otros sentidos, fueron los animales salvajes. El interés del guía, además de sus explicaciones por supuesto, es justamente para detectar más animales, y sobre todo para observarlos y fotografiarlos de más cerca con la ayuda de su anteojo de observación. Pues pido disculpas por poner pocas fotos de animales y por la ausencia de perezosos, tucanes y monos aulladores que solo pude divisar furtivamente, y que mi equipo fotográfico compacto no me permitió captar. Afortunadamente, los monos capuchinos de frente blanca estaban bastante cooperativos, incluso un padre llevando su cría en la espalda.

IMG_7292Lo habréis entendido, la fauna es uno de los intereses mayores de este parque nacional. Pero la vegetación es igualmente notable: principalmente bosque, primario o secundario, pero también manglar y otra vegetación de playa. Efectivamente, olvidé de deciros, Quepos y el parque nacional Manuel Antonio se sitúan en la costa Pacífica. Y el parque incluye playas hermosas, lindas lenguas de arena fina que, como lo podéis notar, son mucho más fáciles de fotografiar. Sin embargo está arriesgado dejarse llevar por la belleza de los lugares. Y no hablo de los clásicos riesgos de deshidratación e insolación. Aquí, uno afronta riesgos mucho exóticos. Dejar su bolso en la playa para admirar el horizonte, dormirse sobre la arena o ir a bañarse significa dejar a los mapaches y sobre todo a los monos capuchinos la libertad de apropiarse de vuestras pertenencias. Sacar su tentempié cerca de estos últimos, significa también empezar un juego del cual no estáis seguros de salir ganadores. Por suerte más que por pensarlo, hice bien en saciarme en un lugar del parque donde no estaban estos monos capuchinos más listos que el hambre.

En resumen, esta vista naturalista fue muy agradable y rica en descubrimientos, en un entorno majestuoso. Y, a la vuelta, tras una parada en un restaurante español donde unos Valencianos parecían gustar las paellas, disfruté la piscina del hostal para refrescarme y relajar mis piernas. ¡Pura vida!

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A San José, j’ai marché, marché, marché…

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🇫🇷 Si mon article précédent a pu laisser entendre que San José était une ville désagréable, alors je dois rectifier dès maintenant cette idée qui est bien éloignée de l’impression que j’en ai après y avoir passé 4 jours et 5 nuits.

IMG_6988Dans cet article, je parlais de ma première journée dans la capitale costaricienne, et le texte comme les images présentaient une ville grise, une ville polluée, une ville où il ne faisait pas bon sortir dans la rue. Mais il ne faut pas oublier le contexte très particulier de ce jour-là. La veille, le volcan Turrialba était entrée dans une nouvelle et longue éruption qui avait commencé par une explosion et la formation d’un énorme nuage noir, et qui allait se poursuivre pendant 4 jours en rejetant continuellement une colonne de cendres. Ces résidus volcaniques furent responsables de cette grisaille et de cette gêne dans les yeux, sur la peau et dans la gorge.

IMG_7092Les jours suivants, même si l’éruption se poursuivait, les cendres retombaient en moindres quantités sur San José. Dès lors, j’ai pris beaucoup de plaisir à marcher dans la ville. Et j’ai beaucoup marché. J’ai marché dans toute la ville, en long, en large et en travers.
J’ai marché pour découvrir la ville. J’ai marché à travers les rues et les avenues (plus ou moins perpendiculaires les unes par rapport aux autres, comme aux Etats-Unis), paires et impaires (selon qu’elles sont à l’ouest ou à l’est, au sud ou au nord).
J’ai marché dans les rues piétonnes. Pour aller jusqu’au parc La Sabana (littéralement, « la savane »), j’ai marché aussi dans une rue transformée temporairement en un immense terrain d’activités ludiques et sportives. C’était un dimanche. J’ai marché tout autour et au milieu de ce grand parc urbain qui m’a rappelé l’Australie, avec ses terrains de sport, ses aires de pique-nique, son lac, sa verdure, ses animaux sauvages, etc.

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Mercado central, San José

J’ai marché jusqu’au marché central, un marché couvert. Je m’y suis approvisionné en fruits et j’y ai pris un vrai repas tico, le tout à bon marché, relativement aux prix globalement pratiqués au Costa Rica. J’ai marché à la recherche d’un marché en plein air qu’on m’avait recommandé. Je me suis perdu, et je suis tombé par hasard sur un autre marché en plein air.
J’ai marché pour aller prendre mon bus à destination de Ciudad Colón, puis au retour, pour aller à ma nouvelle auberge. J’ai marché pour aller prendre mon bus à destination de Quepos. Je me suis à nouveau perdu, inversant le numéro de la rue et celui de l’avenue… J’ai fini par prendre un taxi et je suis arrivé à temps pour mon bus.

Certes, San José ne fait certainement pas partie des objectifs prioritaires d’un voyage au Costa Rica. Mais ce n’est pas non plus un endroit à éviter, loin de là. Et pour les routards qui, comme moi, voyagent à travers le pays en bus, San José constitue de toute façon un passage obligé à plusieurs reprises. Et il y a moyen de rendre ces étapes de transition dans la capitale tout à fait agréables, dans un cadre urbain mais garni de verdure et entouré de montagnes.

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Parque metropolitano La Sabana

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: En San José, caminé, caminé, caminé…

Si mi artículo anterior ha podido dejar entender que San José fuera una ciudad desagradable, entonces tengo que rectificar desde ya esta idea que está bien lejos de la impresión que tengo de ella tras haber pasado 4 días y 5 noches allí.

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Plaza España, San José

En ese artículo, conté sobre mi primera jornada en la capital costarricense, y tanto el texto como las imágenes presentaban una ciudad gris, una ciudad contaminada, una ciudad donde no apetecía mucho salir a la calle. Pero no hay que olvidar el contexto muy especial de aquel día. La víspera, el volcán Turrialba había entrado en una nueva y larga erupción que había empezado con una explosión y la formación de una enorme nube negra, y que iba a seguir echando continuamente una columna de cenizas durante 4 días. Estos residuos volcánicas fueron responsables de esta oscuridad y de esta molestia en los ojos. sobre la piel y en la garganta.

Durante los días siguientes, aunque la erupción seguía, las cenizas caían en menores cantidades sobre San José. Desde entonces, tuve mucho placer en caminar por la ciudad. Y caminé mucho. Caminé por toda la ciudad, a fondo, por la longitud, por la anchura y en diagonal.
IMG_7097Caminé para descubrir la ciudad. Caminé por las calles y por las avenidas (más o menos perpendiculares las unas respecto a las otras, como en los Estados Unidos), pares e impares (según están al oeste o al este, al sur o al norte).
Caminé por las calles peatonales. Para ir hasta el parque La Sabana, caminé también por una calle temporalmente transformada en una inmensa pista de actividades recreativas y deportivas. Fue un domingo. Caminé por todos lados, y por el medio también, de este gran parque urbano que me recordó Australia, con sus terrenos de deporte, sus áreas de picnic, su lago, su verdor, sus animales salvajes, etc.
IMG_6959Caminé hasta el mercado central, un mercado cubierto. Allí hice mis compras de fruta y tomé una verdadera comida tica, todo eso relativamente barato comparando con los precios generalmente observados en Costa Rica. Caminé en búsqueda de un mercado al aire libre que me recomendaron. Me perdí, y encontré de casualidad otro mercado al aire libre.
Caminé para ir a tomar el bus con destino a Ciudad Colón y, a la vuelta, para ir a mi nuevo hostal. Caminé para ir a tomar el bus con destino a Quepos. Me perdí otra vez, inversando el número de la calle con el número de la avenida… Terminé por tomar un taxi y llegué a tiempo para el bus.

Claro, San José no forma parte de los objetivos prioritarios de un viaje a Costa Rica. Pero tampoco es un lugar para evitar, ni mucho menos. Y para los mochileros que, igual como yo, viajan por el país en bus, San José constituye de todos modos un paso obligado en varias ocasiones. Y hay manera de hacer que estas etapas de transición en la capital sean muy agradables, en un entorno urbano pero adornado de verde y rodeado de montañas.

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Parque metropolitano La Sabana

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Costa Rica, primera lección: la naturaleza manda

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🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : « Costa Rica, première leçon : la nature commande »

Cet article est la suite à la fois chronologique et logique du précédent article « A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica! ». Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite donc à le faire en cliquant ici avant de revenir lire cet article.

San José, vendredi 20 mai, 5h30 heure locale (13h30 heure française). Après ma journée de transition entre le Mexique et le Costa Rica, je me réveille particulièrement tôt. Il fait déjà grand jour. L’auberge commence doucement à s’animer et, si j’en crois leurs klaxons caractéristiques, les trains sont impatients de prendre leur départ dans la gare ferroviaire toute proche. Restant pensif dans mon lit, je reprends ma réflexion sur l’étrange décalage horaire avec le Mexique là où je l’avais laissée hier soir. Il s’avère que les 2 pays partagent bien le même fuseau horaire mais, à la différence du Mexique, le Costa Rica n’applique pas l’horaire d’été. C’est compréhensible, venant d’un pays très orienté vers la nature. Nous sommes ici au plus près de l’heure naturelle, et quand il est midi il est vraiment (à peu près) midi au soleil.

IMG_6950Au bout d’une heure passée à réfléchir à ceci, à consulter internet, à somnoler encore un peu et à me réveiller en douceur, je me décide enfin à me lever. A cet instant, quelque chose tombe par terre. Je regarde : il s’agit de ma pierre de pounamu (jade néphrite) que j’avais rapporté de Nouvelle Zélande, un autre pays très nature, il y a un peu plus de 6 ans. Je le porte principalement lors de mes voyages, un peu comme un fétiche représentant à la fois le voyage et la nature, un peu comme les maori qui lui donnent une grande valeur spirituelle. En ramassant le morceau tombé au sol, je me dis que c’est curieux que cette casse se produise le jour même où je débute ma découverte du Costa Rica. Et puis, je me dis que c’est sans doute ma faute, j’aurai dû le poser avant de dormir. Ce que je ne sais pas encore, c’est que ce n’est pas le seul événement qui me fera penser à la Nouvelle-Zélande aujourd’hui.

IMG_6859Vers 8 heures, je suis prêt pour partir explorer la ville, à commencer par le parc juste devant mon auberge, le parque nacional. Ma première sensation est une agréable sensation de fraîcheur, à la fois visuelle et liée à la température, comparativement à Tulum, ma dernière ville étape. D’ailleurs, c’est nuageux, des nuages assez sombres, et venteux aussi. J’espère qu’il ne pleuvra pas trop, ou pas tout de suite. Je prends mon temps, j’arpente les rues, j’admire les places. Je vais prendre mon premier petit-déjeuner tico (costaricien) : oeufs brouillés, riz et haricots noir, pain et natilla (crème aigre) à tartiner, jus d’orange, café. Je poursuis ensuite ma visite, dans le centre-ville désormais, en marchant dans les rues, en traversant des places et parcs. Il y a pas mal de circulation, des bus, des coups de klaxons, mais rien d’excessif. J’ai une poussière dans l’oeil, puis une autre, puis une autre… Je me rends compte que d’autres passants souffrent du même problème. Quelques personnes portent des masques filtrant sur la bouche et le nez. Je suis surpris, je ne pensais pas que San José était une ville particulièrement polluée. D’ailleurs, l’est-elle vraiment ? Ou bien, sont-ce des vents de sable qui viendraient de je ne sais où ? Ou encore des poussières venant de chantiers ? Je doute fort de mes trois hypothèses. Et puis, il a beaucoup plu les jours derniers et notamment l’avant-veille, mon chauffeur me l’a dit à mon arrivée. Cela aurait nettoyé une éventuelle pollution de l’air ou fixé les poussières au sol. Je sens que j’ai de la poussière sur les doigts, puis je me rends compte qu’il en est de même sur le nez, sur le front, dans les cheveux, et au moins autant, entre mes cheveux épars… Au bout d’un moment, je rencontre même de plus en plus de vendeurs de masques filtrants dans la rue. Je commence à penser que le centre-ville de San José est vraiment un endroit désagréable, à tel point que certains ticos portent des masques quand ils y viennent.

IMG_6898Peu avant midi, je suis de retour à l’auberge. Peu après, de nouveaux clients arrivent. J’entends le réceptionniste leur demander d’où ils viennent, puis de leur apprendre qu’ils ont eu de la chance, que certains vols sont annulés en raison d’une éruption volcanique qui a formé de gros nuages de cendres. Je commence à comprendre : le vol annulé et l’odeur suspecte hier soir, les nuages sombres, les poussières et les masques ce matin… Je savais bien entendu qu’il y a des volcans au Costa Rica, j’ai même l’intention d’en visiter. Mais je n’avais pas entendu parler de volcan en phase éruptive. Alors, j’effectue quelques recherches sur internet et sur la carte du Costa Rica affichée à l’auberge. Le volcan en cause, Turrialba, ne fait pas partie des plus connus, pas d’un point de vue touristique en tout cas. Il s’agit pourtant du deuxième volcan le plus haut du pays, à 3340 mètres d’altitude. Situé à 36 km à l’ouest de San José, il a commencé à montrer des signes de réveil en 1996, il y a 20 ans. Il a fini par entrer dans une période éruptive en 2010, rejetant des cendres, alors que ses dernières éruptions remontaient à 1866. Depuis 2013, on note également des rejets de bombes volcaniques en plus des cendres. Le 12 mars 2015, le volcan rejeta tellement de cendres que les deux aéroports de San José furent contraints d’arrêter leurs opérations pendant plus de 12 heures. En octobre 2015, après 2 ou 3 mois de calme relatif, il entra dans un nouveau cycle d’éruptions pendant 15 jours. Enfin, après 6 mois à nouveau plus calmes, le volcan Turrialba est entré dans le cycle éruptif actuel le 27 avril. Le 12 mai, une très forte éruption éleva les cendres jusqu’à une hauteur d’environ 3000 mètres et des projectiles jusqu’à une distance de 500 mètres respectivement au cratère. Et donc, le 19 mai, quelques heures avant que je ne quitte le Mexique, de nouveau un énorme nuage de cendres se forma et s’éleva de 3000 mètres. Bien que l’aéroport soit resté ouvert, 5 vols furent annulés ou déroutés, par précaution et par pure décision des compagnies aériennes, par chance pas la mienne. Au moment où j’explorais pour la première fois la ville de San José, ce vendredi 20 mai, de nouvelles éruptions importantes se produisent. Les cendres sont portées par les vents et retombent en grandes quantités dans certains villages à proximité du volcan, heureusement beaucoup moins à San José, mais suffisamment pour que l’on en soit gêné. Les cycles éruptifs du volcan Turrialba durent en général entre une et deux semaines. A l’heure où je publie cet article, cela fait déjà près de 4 semaines, le plus long cycle depuis son réveil. C’est aussi le seul volcan qui, en ce début d’année 2016, est dans un niveau d’alerte jaune ou rouge, selon les mois, tous les autres étant classés dans un niveau vert (endormi, actif sans éruptions ou actif avec un comportement éruptif occasionnel).

IMG_6882Les volcans m’ont toujours passionné, depuis l’enfance, à l’école, dans les livres et les documentaires d’Haroun Tazieff, etc. Lorsque je vivais en Guadeloupe, il y a plus de 20 ans, je voyais le volcan de la Soufrière et ses fumerolles de gaz depuis ma chambre. Je l’ai gravi plusieurs fois, sous le soleil et sous la pluie. J’ai aussi marché sur le volcan d’une île voisine, la Dominique. Puis, lors de mon tour du monde, en 2010, j’ai fait connaissance avec plusieurs volcans, en Nouvelle-Zélande, au Pérou et au Chili. Ma randonnée dans le massif volcanique du Tongariro reste un énorme souvenir. Pour lui seul, je recommanderai à tout randonneur de faire ou même de refaire le voyage, fût-il très long, jusqu’en Nouvelle-Zélande, et de lui réserver plusieurs jours s’il le faut, afin d’augmenter les chances d’avoir de bonnes conditions climatiques. Enfin, depuis que je vis en Espagne, j’ai vu plusieurs volcans des Canaries, et notamment le Teide sur l’île de Tenerife. Mais je n’ai jamais été à proximité d’un volcan en éruption. J’ai maintenant cette chance, qui marque le début de mon voyage au Costa Rica. Je ne vais bien sûr pas faire d’imprudences mais je vais m’y intéresser de très près. Et je ne manquerai pas de vous en reparler ici ou, plus souvent, sur ma page publique Facebook.

Si vous aussi, vous êtes passionnés par les volcans, si vous voulez plus d’informations sur le volcan Turrialba ou les autres volcans du Costa Rica, si vos enfants étudient le sujet à l’école, n’hésitez pas à me demander quoi que ce soit. C’est avec plaisir que j’essaierai de répondre. Vous pouvez le faire en laissant un commentaire en bas de cet article ou en m’envoyant un message via le formulaire de contact. Je vous laisse aussi quelques liens intéressants ci-dessous (en espagnol) :
– les rapports d’activité volcanique de la RSN (réseau sismologique national du Costa Rica),
– le dernier « semáforo volcánico » (définition des niveaux d’alerte avec pour chacun, la liste des volcans qui sont classés à ce niveau) sur le même site internet de la RSN,
– une première caméra ici et une deuxième là qui diffusent chacune une photo du volcan Turrialba en direct toutes les 10 secondes sur le site internet de l’OVSICORI (observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica) ; bien entendu l’intérêt de l’image n’est pas constant, en raison de la nuit ou des conditions climatologiques notamment. 


🇪🇸 Este artículo es la continuación tanto cronológica como lógica del artículo anterior « ¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica! ». Si aún no lo habéis leído, os invito a hacerlo haciendo clic aquí antes de volver a leer este nuevo artículo.

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Mi hostal en San José

San José, viernes 20 de mayo, 5:30 hora local (13:30 hora peninsular española). Tras mi jornada de transición entre México y Costa Rica, me despierto especialmente temprano. Ya está la plena luz del día. El hostal empieza lentamente a animarse y, si me fío a sus kláxones característicos, los trenes están impacientes de salir desde la estación muy cercana. Quedándome pensativo en mi cama, vuelvo a mi reflexión sobre el extraño cambio horario con México en el punto donde la dejé anoche. Pues lo que pasa es que los dos países sí que comparten el mismo huso horario pero, a diferencia de México, Costa Rica no aplica el horario de verano. Es entendible, de parte de un país muy orientado hacia la naturaleza. Estamos aquí lo más cerca que posible de la hora natural, y cuando es mediodía es realmente (más o menos) mediodía al sol.

Una hora pasó pensando en eso, consultando internet, dormitando un poco más aún y despertándome tranquilamente, y por fin me decido a levantarme. En este momento, algo se cae al suelo. Miro: es mi piedra de pounamu (jade nefrita) que había traido de Nueva Zelanda, otro país muy orientado a la naturaleza, hace más de 6 años. Lo llevo principalmente durante mis viajes, un poco como un fetiche representando a la vez el viaje y la naturaleza, un poco como los maorís que le dieron un gran valor espiritual. Recogiendo el trozo caído al suelo, me digo que es curioso que esta rotura se produzca el mismo día en que empiezo a descubrir Costa Rica. Y bueno, me digo que sin duda es mi culpa, tenía que quitarlo antes de dormir. Lo que no sé aún, es que no es el único evento que me hará pensar a Nueva Zelanda hoy.

IMG_6947Sobre las 8 horas, estoy listo para salir a explorar la ciudad, empezando por el parque que está justo en frente de mi hostal, el parque nacional. Mi primera sensación es una sensación agradable de frescura, tanto visual como vinculada a la temperatura, comparando con Tulum, mi último paradero. Por cierto, está ventoso y nuboso, con nubes bastante oscuras. Espero que no lloverá demasiado, o no ahora mismo. Me tomo mi tiempo, camino por las calles, admiro las plazas. Voy a tomar mi primer desayuno tico (costarricense): huevos revueltos, arroz y frijoles, pan y natilla para untar, zumo de naranja, café. Luego sigo con mi visita, ahora por el centro ciudad, andando por las calles, atravesando plazas y parques. Hay bastante tráfico, buses, kláxones, pero nada excesivo. Tengo una mota en el ojo, y luego otra, y otra… Me doy cuenta que otros transeúntes están sufriendo el mismo problema. Algunas personas llevan mascarillas en la boca y la nariz. Estoy sorprendido, no pensaba que San José fuera una ciudad especialmente contaminada. A propósito, ¿realmente lo es? O bien, ¿serán vientos de arena viniendo de no sé donde? ¿O polvo procedente de obras? Dudo mucho de mis tres hipótesis. Y bueno, llovió mucho durante los días anteriores y especialmente en la antevíspera, mi chofer me lo dijo cuando llegué. Esto hubiera limpiado una eventual contaminación y fijado el polvo al suelo. Siento polvo en mis dedos, luego me doy cuenta de que también tengo polvo sobre la nariz, en la frente, en el cabello, y por lo menos igual cantidad entre mis cabellos esparcidos… Después de un momento, encuentro incluso cada vez más vendedores de mascarillas en la calle. Empiezo a pensar que el centro ciudad de San José realmente es un lugar desagradable, a tal punto que algunos ticos llevan mascarillas cuando se vienen aquí.

IMG_6962Poco antes del mediodía, estoy de regreso al hostal. Poco tiempo después, unos nuevos huéspedes entran. Oigo al recepcionista preguntarles de donde vienen, y luego informarles que han tenido suerte, ya que algunos vuelos fueron cancelados debido a una erupción volcánica que formó grandes nubes de cenizas. Empiezo a entender: el vuelo cancelado y el olor sospechoso anoche, las nubes oscuras, el polvo y las mascarillas esta mañana… Por supuesto, ya sabía que hay volcanes en Costa Rica, incluso tengo la intención de visitar algunos. Pero no había oído hablar de algún volcán en fase eruptiva. Entonces, hago unas búsquedas por internet y en el mapa de Costa Rica fijada en el hostal. El volcán culpable, Turrialba, no forma parte de los más conocidos, por lo menos no de un punto de vista turístico. Sin embargo, se trata del segundo volcán más alto del país, con 3340 metros de altitud. Situado a 36 km al oeste de San José, comenzó a mostrar señales de despertar en 1996, 20 años atrás. Terminó por entrar en un periodo eruptivo en 2010, echando cenizas, mientras sus últimas erupciones se remontaban a 1866. Desde 2013, también hay expulsión de bombas volcánicas además de cenizas. El 12 de marzo de 2015, el volcán emitió tantas cenizas que los dos aeropuertos de San José fueron obligados a parar sus operaciones durante más de 12 horas. En octubre de 2015, tras 2 o 3 meses de relativa calma, entro en un nuevo ciclo de erupciones durante 15 días. Por fin, tras 6 meses de nuevo más tranquilos, el volcán Turrialba entró en el ciclo eruptivo actual el día 27 de abril. El 12 de mayo, una erupción muy fuerte elevó las cenizas hasta una altura de unos 3000 metros y proyectiles hasta una distancia de 500 metros respectivamente al cráter. Y pues, el 19 de mayo, unas horas antes de que salga de México, otra vez se formó una enorme nube de ceniza que se elevó de 3000 metros. A pesar de que el aeropuerto seguía abierto, 5 vuelos fueron cancelados o desviados, por precaución y por pura decisión de las compañías aéreas, por suerte no la mía. Mientras exploraba por primera vez la ciudad de San José, este viernes 20 de mayo, nuevas erupciones importantes se producen. El viento lleva las cenizas que caen en grandes cantidades en unos pueblos cercanos al volcán, afortunadamente mucho menos en San José, pero suficientemente para molestar. Los ciclos eruptivos del volcán Turrialba duran en general entre una y dos semanas. En el momento en que publico este artículo, son casi 4 semanas ya, el ciclo más largo desde que despertó. También es el único volcán que, en este inicio del año 2016, está en un nivel de alerta amarillo o rojo, según los meses, todos los otros siendo clasificados en un nivel verde (dormido, activo sin actividad eruptiva o activo con comportamiento eruptivo casual).

IMG_6933Los volcanes siempre me apasionaron, desde la infancia, en la escuela, en los libros y los documentales de Haroun Tazieff, etc. Cuando vivía en Guadalupe, hace más de 20 años, veía el volcán Soufrière y sus fumarolas de gas desde mi habitación. Lo ascendí varias veces, bajo el sol y bajo la lluvia. También caminé en el volcán de una isla vecina, Dominica. Luego, durante mi vuelta al mundo, en 2010, conocí varios volcanes, en Nueva Zelanda, en Perú y en Chile. Mi caminata por el macizo volcánico del Tongariro sigue siendo un enorme recuerdo. Por él sólo, recomendaría a todo senderista hacer o volver a hacer el viaje, aunque sea muy largo, hasta Nueva Zelanda, y de dedicarle varios días si hace falta, a fin de aumentar las probabilidades de tener buenas condiciones climáticas. Por fin, desde que vivo en España, he visto varios volcanes de Canarias, y especialmente el Teide en la isla de Tenerife. Pero nunca he estado cercano a un volcán en erupción. Ahora tengo esta suerte, que marca el inicio de mi viaje por Costa Rica. Por supuesto, no voy a hacer cualquier cosa imprudente pero voy a interesarme a ello de muy cerca. Y no me olvidaré de volver a contaros sobre ello aquí o, más a menudo, en mi página publica Facebook.

Si vosotros también estáis apasionados por los volcanes, si queréis más información respecto al volcán Turrialba o los otros volcanes de Costa Rica, si vuestros hijos estudian el tema en la escuela, no dudéis en preguntarme cualquier cosa. Será un placer para mí intentar responderos. Podeís hacerlo dejando un comentario bajo este artículo o mandándome un mensaje vía el formulario de contacto. También os dejo unos vínculos de interés aquí abajo:
– los informes de actividad volcánica de la RSN (red sismológica nacional de Costa Rica),
– el último « semáforo volcánico » en el mismo sitio internet de la RSN,
– una primera cámara aquí y una segunda acá que ponen fotos del volcán Turrialba en directo cada 10 segundos en el sitio internet del OVSICORI (observatorio vulcanológico y sismológico de Costa Rica) ; por supuesto, el interés de este imagen no es constante, especialmente con motivo de la noche o de las condiciones meteorológicas.

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¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica!

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🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica!

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Avocat au four farci aux oeufs, ratatouille, riz au curcuma, pain aux noix et graines

Jeudi 19 mai, Tulum (Quintana Roo, México), 11h10 heure locale (18h10 heure française).
Après 84 jours passés au Mexique, après un nouveau long séjour de plus d’une semaine à Tulum pour boucler la boucle, dans cette auberge Jardín de Frida où je me suis senti si bien, après y avoir pris mon dernier petit-déjeuner avec en supplément ce plat (voir la photo et sa légende) inventé et préparé par Fabien, un français né au Cameroun, baroudeur, établi au Mexique depuis plus de 7 ans, après avoir dégusté ma dernière mangue fraîchement tombé de l’arbre, je prends le bus pour l’aéroport de Cancún.
Sur le parcours, en regardant par la fenêtre, une musique découverte quelques jours auparavant me revient en mémoire : Tierra Mestiza (Terre Métisse, voir la vidéo ci-dessous). C’est une belle chanson traditionnelle mexicaine dont le dernier vers résume bien l’identité de ce pays, et peut-être même de toute l’Amérique latine : « Mar de culturas y razas bañadas de amor » (mer de cultures et de races baignées d’amour). Je suis très satisfait de mon premier voyage au Mexique, je pense que j’y reviendrai. Mais je suis très heureux aussi de partir pour le Costa Rica. Il faut dire qu’avant même de lancer officiellement mon « projet 2016 » et d’y inclure cette escale mexicaine – qui fut bien plus qu’une simple escale -, Costa Rica était déjà, avec Cuba, l’une de mes deux destinations phares pour cette année.

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Vol au-dessus de la Riviera Maya

Aéroport de Cancún (Quintana Roo, México), 18h30 heure locale (1h45 du matin du vendredi 20 mai heure française).
J’embarque. Il n’y a eu aucune formalité douanière de sortie. Je suis presque déçu car, échaudé par l’expérience des files d’attente et des formalités à l’entrée (voir l’article « Le Mexique, par surprise »), j’étais arrivé très en avance à l’aéroport.
Je m’installe coté fenêtre. Mon avion est un Airbus A320. Bien sûr, je pense à l’A320 d’EgygtAir et à ses occupants, avion qui a disparu il y a moins de 24 heures et dont il est à craindre, à ce moment-là, qu’il se soit écrasé en mer. Ce serait mentir de dire que je serais monté sereinement, aujourd’hui, dans quelque avion que ce soit au départ de Paris. Et pourtant, des milliers de gens le feront, et ils ont bien raison. Ici, en Amérique centrale, je n’ai pas cette appréhension, seulement une pensée pour ces victimes, voyageurs innocents et ceux à qui ils vont manquer.
15 minutes plus tard, l’avion décolle, ponctuel. Je prends mes dernières photos de la Riviera Maya.

Aéroport international de San José (Costa Rica), 20h00 heure locale (4h00 du matin heure française).
Je sors de l’avion. J’arrive déjà à la douane. La file d’attente avance vite. Je présente mon passeport et le formulaire que j’ai rempli pendant l’attente à Cancún. Le douanier me pose une première question : « Combien de temps allez-vous rester au Costa Rica ? » Je sais que pour les Européens, le droit de séjour est de 90 jours. Je réponds simplement et honnêtement, parce que c’est l’idée que j’en ai actuellement : « Entre 2 et 3 mois ». Cela me vaut immédiatement une deuxième question en retour : « Vous avec un billet de retour ? » A ce moment-là, je sens une petite inquiétude me gagner. En entrant à Cuba, j’avais bien un billet de sortie, pour le Mexique. Et les douaniers cubains ne m’avaient rien demandé. Ici, je n’en ai pas, parce que je ne sais pas précisément quand je quitterai le pays, et encore moins pour quelle destination. C’est ce que je réponds au douanier, encore une fois simplement et honnêtement. Il me dit que pour un séjour de plus d’un mois, la preuve d’un billet de sortie est requise. Je lui laisse entendre que, dans ce cas, je ne resterai que 30 jours. Et je pense déjà que je pourrais faire une incursion de quelques jours au Nicaragua ou au Panama, et revenir au Costa Rica avec un nouveau droit de séjour. Il sourit, se lève de sa chaise, avec mon passeport et mon formulaire, et se rend dans le bureau que je suppose être celui du superviseur. L’inquiétude est toujours en moi mais elle est contenue. Je pense que s’ils regardent bien les pages de mon passeport, ils verront bien quel genre de voyageur je suis, un voyageur réglo, qui a franchi de nombreuses frontières depuis 2008 et qui a toujours respecté ses droits de séjour. Moins de 2 minutes s’écoulent avant que le douanier ne revienne s’asseoir devant moi et, sans un mot, tamponne mon formulaire et mon passeport et inscrit la durée de 90 jours. En me rendant le passeport, il me souhaite gentiment un bon séjour et me dit que, la prochaine fois, je devrai respecter la règle. Ouf ! « Muchas gracias », monsieur le douanier.
Je récupère mon fidèle sac à dos sans encombre. Je remplis un nouveau formulaire de déclaration douanière. Mes bagages passent aux rayons X. Moins d’une heure après l’atterrissage, je rentre officiellement sur le territoire costaricain. Et comme prévu, je suis attendu par un agent de la compagnie de taxi collectif auprès de laquelle j’avais réservé un transfert à mon auberge par internet. A cette heure-là, je suis le seul client. Et à cette heure-là, la circulation est fluide, ce qui n’est pas du tout le cas 2 ou 3 heures plus tôt, me dit le chauffeur. Nous avons une conversation sympathique. Il me dit qu’il n’a pas plu aujourd’hui, après qu’il y ait beaucoup plu les jours précédents. Je sais que le mois de mai marque le début de la saison des pluies au Costa Rica. En général, les pluies se produisent dans l’après-midi. A l’approche de ma destination, il reçoit un appel des bureaux de la compagnie : le vol par lequel devait arriver son prochain client est annulé, il n’a donc pas à retourner à l’aéroport. Il est content, sa journée de travail se termine plus tôt que prévu.

San José, parque nacional, 21h30 heure locale (5h30 du matin, heure française).
Nous avons traversé tout le centre ville et le chauffeur me dépose à la porte de l’auberge, une maison coloniale, non sans attendre qu’on m’ouvre la porte. L’ambiance est déjà silencieuse. A 22 heures, extinction des feux et silence de rigueur hors le salon télévision. En fait, vers 22 heures 30, je crois bien que tous les clients dorment déjà. Il est vrai qu’à l’heure mexicaine, il est une heure de plus, ce qui semble illogique car le Costa Rica est plus à l’est que le Mexique, le décalage horaire devrait donc être en sens inverse.
A un moment donné, avant de m’endormir, je sens une odeur désagréable. Je préfère ne pas savoir ce que c’est. D’ailleurs, quelques minutes plus tard, je ne la sens plus. Je m’endors vers 23 heures, impatient de découvrir dès demain une première facette du Costa Rica, sans doute pas la meilleure, puisqu’ici c’est surtout la nature que je suis venu chercher. Mais il est probablement intéressant de connaître la capitale de ce petit pays pas comme les autres. Je m’endors aussi heureux que mon petit souci à la douane ne soit qu’un souvenir et pas une charge, sans savoir encore qu’il s’en est fallu de peu pour que je ne pose pas le pied sur le sol costaricain, pour d’autres raisons que vous découvrirez dans le prochain article

🇪🇸

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Mangos del hostal Jardín de Frida

Jueves 19 de mayo, Tulum (Quintana Roo, México), 11:10 hora local (18:10 hora peninsular española).
Tras 84 días pasados en México, tras una nueva larga estancia de más de una semana en Tulum para cerrar el círculo, en este hostal Jardín de Frida donde tan bien me he sentido, tras tomar allí mi último desayuno completado con este plato (ver la primera foto), inventado y preparado por Fabien, un francés nacido en Camerún, aventurero, establecido en México desde más de 7 años, tras disfrutar mi último mango recién caído del árbol, tomo el bus con destino al aeropuerto de Cancún.
Durante el recorrido, mirando por la ventana, recuerdo una música que descubrí pocos días antes: Tierra Mestiza. Es una linda canción tradicional mexicana cuyo último verso resume bien la identidad de este país, y tal vez de toda Latinoamérica: « Mar de culturas y razas bañadas de amor ». Estoy muy satisfecho con mi viaje por México, creo que volveré aquí. Pero a la vez estoy muy feliz de irme para Costa Rica. Hay que decir que antes mismo de lanzar oficialmente mi « plan 2016 » y de incluir esta escala mexicana – que fue mucho más que una simple escala -, Costa Rica ya era, con Cuba, uno de mis dos destinos estrellas para este año.

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Hostal Jardín de Frida

Aeropuerto de Cancún (Quintana Roo, México), 18:30 hora local (01:45 de la madrugada del viernes 20 de mayo, hora peninsular española).
Embarco. No ha habido ninguna formalidad de salida en la aduana. Casi estoy decepcionado ya que, acordándome de la experiencia de las filas de espera y de las formalidades de entrada (ver el artículo « México, por sorpresa »), llegué con mucha antelación al aeropuerto.
Me siento por una ventana. Es un Airbus A320. Por supuesto, pienso en el A320 de EgyptAir y sus ocupantes, avión que desapareció hace menos de 24 horas y que, es de temer en este momento, se haya estrellado al mar. Sería mentir decir que me hubiera subido serenamente, hoy, en cualquier avión que sea saliendo desde París. Y sin embargo, miles de personas lo harán, y tienen toda la razón. Aquí, en Centroamérica, no tengo este temor, sólo un pensamiento para estas víctimas, viajeros inocentes y los que les van a echar de menos.
15 minutos después, el avión despega, puntual. Tomo mis últimas fotos de la Riviera Maya.

Aeropuerto internacional de San José (Costa Rica), 20:00 hora local (04:00 hora peninsular española).
Salgo del avión. Ya estoy llegando a la aduana. La fila de espera avanza rápidamente. Presento mi pasaporte y el formulario que rellené durante la espera en Cancún. El agente aduanero me hace una primera pregunta : « ¿Cuánto tiempo va a permanecer en Costa Rica? » Sé que para los Europeos, el derecho de permanencia es de 90 días. Contesto simplemente y sinceramente, porque es la idea que tengo por ahora: « Entre 2 y 3 meses ». Eso me vale inmediatamente una segunda pregunta de vuelta: « ¿Tiene un billete de regreso? » En este momento, siento una pequeña inquietud invadirme. Al entrar a Cuba, tenía un billete de salida, para México. Y los agentes cubanos no me pidieron nada. Aquí, no tengo, porque aún no sé precisamente cuando saldré del país, y aún menos para donde. Me dice que para una estancia de más de un mes, una prueba de billete de salida está requerida. Le dejo entender que, en este caso, sólo me quedaré 30 días. Y ya estoy pensando que podría hacer une incursión durante unos días en Nicaragua o Panamá, y luego volver a Costa Rica con un nuevo permiso de estancia. Sonríe, se levanta de su silla, con mi pasaporte y mi formulario, y se va al despacho donde supongo que se encuentra un supervisor. Sigo con la inquietud en mí pero es contenida. Pienso que si miren bien las páginas de mi pasaporte, verán claramente que tipo de viajero soy, un viajero legal, que ha pasado varias fronteras desde 2008 y que siempre ha respetado sus plazos legales de permanencia. Menos de 2 minutos pasan antes de que el agente vuelva a sentarse en frente de mí y, sin decir nada, sella mi formulario y mi pasaporte e inscribe la duración de 90 días. Devolviéndome el pasaporte, me desea amablemente una buena estancia y me dice que, la próxima vez, tendré que cumplir con la norma.¡Uf! « Muchas gracias », señor agente.
Recupero mi fiel mochila sin problema. Relleno un nuevo formulario de declaración aduanera. Mi equipaje pasa por los rayos X.  Menos de una hora después de aterrizar, entro oficialmente al territorio costarricense. Y tal y como previsto, me está esperando un agente de la compañía de taxi colectivo donde había reservado un trayecto hasta mi hostal por internet. A esta hora, soy el único cliente. Y a esta hora, el tráfico está fluido, lo que suele ser totalmente distinto 2 o 3 horas más temprano, me dice el chofer. Tenemos una charla simpática. Me dice que no ha llovido hoy, tras haber llovido mucho los días anteriores.Sé que el mes de mayo marca el inicio de la temporada de lluvias en Costa Rica. En general, las lluvias se producen por la tarde. Cerca de mi destino, el chofer recibe una llamada de parte de las oficinas de la compañía: el vuelo de su próximo cliente está cancelado, así que no tendrá que volver al aeropuerto. Está feliz, su jornada de trabajo se acaba más temprano que previsto.

San José, parque nacional, 21:30 hora local (05:30 hora peninsular española).
Hemos atravesado todo el centro ciudad y el chofer me deja en la puerta del hostal, una casa colonial, esperando a que me abren la puerta. El ambiente ya es silencioso. A las 22 horas, se apagan las luces y el silencio es de rigor fuera del salón de televisión. En realidad, sobre las 22:30, creo que todos los clientes ya están durmiendo. Es verdad que en hora mexicana, es una hora más, lo que parece ilógico ya que Costa Rica se encuentra más al este respecto a México, el desfase horario debería ser entonces de sentido inverso.
En un momento dado, antes de dormirme, huelo un olor desagradable. Prefiero no saber lo que es. De todas formas, unos minutos después, ya no huele. Me duermo sobre las 23 horas, impaciente de descubrir desde mañana una primera faceta de Costa Rica, probablemente no la mejor, ya que vine aquí a buscar la naturaleza sobre todo. Pero sin duda es interesante de conocer la capital de este pequeño país distinto de los otros. Me duermo también feliz que mi pequeña inquietud en la aduana se haya quedado como un recuerdo y no una carga, sin saber aún que por poco no iba a poner el pie en el suelo costarricense, por otros motivos que descubriréis en el próximo artículo

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Valladolid et le vrai-faux suspense de Chichén Itza

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🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Moins de 2 semaines avant la fin de mon périple dans le sud du Mexique, j’ai poursuivi mon chemin de retour vers l’est en faisant étape pour quelques jours à Valladolid. Décidément, l’état du Yucatán est spécialiste des villes homonymes à des villes espagnoles! Mais je n’ai pas trouvé ici plus de ressemblance avec sa paire espagnole que je n’en avais trouvée à Mérida.

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Convento de San Bernardino, Valladolid

J’avoue que je pensais arriver dans une ville plus grande. Valladolid est en fait une petite ville de province. Ses principaux centres d’intérêt se résument à la place principale, le zócalo, aux rues adjacentes et, un peu plus loin, au couvent de San Bernardino. Comme à Campeche, ma precédente ville étape, les maisons du centre ville sont très colorées. Reconnaissons-le, Valladolid est principalement connue et visitée pour être la ville la plus proche du site maya de Chichén Itza, élu pour figurer parmi les « sept nouvelles merveilles du monde ». Et ce qui est amusant, c’est que cette proximité n’était pas acquise à l’origine de la ville. Certes, Chichén Itza n’avait pas encore été découvert par les conquistadors mais Valladolid fut fondée initialement beaucoup plus au nord, en 1543. 2 ans plus tard, en raison de l’insalubrité des lieux et notamment de la fièvre jaune transmise par les moustiques, elle fut transférée sur son site actuel, celui de l’ancienne cité maya de Zací, « épervier blanc » en langue maya.

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Valladolid

J’avoue aussi qu’en arrivant à Valladolid, je n’étais pas encore complètement décidé à visiter Chichén Itza. Cette hésitation peut surprendre, je le sais bien. Beaucoup de mes amis, famille, lecteurs, voyageurs rencontrés au Mexique m’ont demandé si je l’avais visité ou si j’allais le faire, indépendamment du fait qu’eux-mêmes l’aient déjà visité ou non. Mais aussi presque tous ceux qui avaient déjà visité Chichén Itza m’ont prévenu des excès du tourisme là-bas : il y a beaucoup de visiteurs, et il y a aussi beaucoup de marchands de souvenirs, à l’intérieur même du site archéologique. Ils ajoutaient toutefois que le site est superbe. Autre motif à l’hésitation, ma propre expérience m’a démontré que j’obtiens très souvent plus de plaisir à visiter un site peu ou moyennement connu qu’un site dont j’ai déjà entendu parler mille fois et dont j’ai vu des centaines de reportages. C’est probablement lié à l’effet de surprise, en grande partie annihilé dans le cas des sites célèbres mais toujours intense pour les sites moins connus. Enfin, deux mois auparavant, juste après avoir découvert mes deux premiers sites mayas, Tulum et Cobá, j’avais rencontré un couple de Canadiens qui m’avaient mis encore plus le doute, me recommandant même un autre site près de Valladolid, Ek Balam. Entre temps, j’avais visité deux autres grands sites archéologiques mayas, Uxmal et Palenque, et je n’en étais toujours pas lassé, bien au contraire. Peut-être ai-je fait mon circuit dans le bon ordre et au bon rythme, je ne sais pas. Peut-être est-ce tout simplement normal, parce que chaque site a sa propre beauté, son style architectural, son cadre naturel, son état de conservation et de restauration, son histoire, et enfin sa particularité vedette : à Tulum, c’est la vue imprenable sur la mer des Caraïbes ; à Cobá, la pyramide de 42 mètres de hauteur que l’on peut escalader, c’est la deuxième plus haute de la zone maya du Mexique ; à Uxmal, la pyramide toute en rondeurs ; à Palenque, un ensemble très concentré d’architecture maya sur fond de montagnes couvertes par la jungle.

Alors, comme pour faire durer le suspense, j’ai passé mes 2 premiers jours à Valladolid à parcourir la ville, comme j’aime faire partout où je m’arrête. Puis j’ai décidé de visiter le site d’Ek Balam. Au fond de moi, je savais déjà que j’allais aller à Chichén Itza, parce que ce serait trop bête de ne pas me faire une idée par moi-même.

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Acrópolis, Ek Balam

Mais chaque chose en son temps et, à Ek Balam, je me suis émerveillé une fois de plus. La vedette, ici, c’est la structure principale nommée Acropole, l’une des plus imposantes du Yucatán (environ 150 mètres de longueur, 50 de largeur et 30 de hauteur). Elle fut extraordinairement bien conservée, tout comme ses frises de stuc, parce qu’elle était entièrement ensevelie sous la terre, probablement par l’action volontaire de ses anciens habitants afin de la préserver de l’invasion d’autres mayas. En haut, la vue est magnifique et le vent ne fit qu’accentuer une sensation de vertige que curieusement je n’ai pas connue en haut de la pyramide de Cobá, pourtant bien plus haute.

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Gran pirámide y serpiente emplumada bajando a la Tierra, Chichén Itza

Le lendemain, je suis donc naturellement parti visiter mon sixième site maya, Chichén Itza. Et oui, là encore, j’en ai pris plein les yeux. Ce fut d’ailleurs plus que mon sixième site maya, car l’histoire de Chichén Itza commença avec les mayas mais finit avec les toltèques. Et ça saute aux yeux ! En effet, les sculptures et autres représentations graphiques toltèques sont d’un style beaucoup moins abstrait que celles des mayas. C’est notamment vrai pour la représentation du dieu serpent à plumes, nommé Kukulkán par les mayas et Quetzalcóatl par les toltèques, et dont la descente sur terre est représentée par la pyramide principale du site.

Sur le chemin du retour, je me disais « ça y est, j’ai visité mon sixième et dernier site archéologique précolombien au Mexique », du moins pour ce premier voyage dans le pays, car je n’exclue pas d’y revenir… Et oui, je suis content d’avoir visité aussi Chichén Itza, je suis content de l’avoir gardé pour la fin, de m’être décidé au dernier moment, peut-être parce que ce suspense a fait partie de mon voyage… Mais si on me demande si c’est le site que j’ai préféré, je me sens incapable de répondre. Je n’ai aucune préférence, j’ai juste aimé l’ensemble, la série entière des six sites que j’ai visités, dans l’ordre où je les ai visités. Peut-être aurait-ce été mieux de faire ce parcours dans un autre ordre, peut-être pas. En tout cas, ces six découvertes m’ont enchanté et si je devais le refaire, je le referai sans hésiter et sans en ôter aucun élément, qu’il soit ou non l’une des « sept nouvelles merveilles du monde »…

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Convento de San Bernardino de Siena, Valladolid

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Valladolid y el verdadero-falso suspense de Chichén Itza

Menos de 2 semanas antes del final de mi recorrido por el sur de México, seguí mi camino de vuelta hacia el este parando en Valladolid para unos días. Definitivamente, el estado de Yucatán es especialista de las ciudades homónimas de ciudades españolas! Pero no encontré aquí más semejanza con su par español que la había encontrado en Mérida.

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Iglesia principal, en el zócalo, Valladolid

Reconozco que pensaba llegar a una ciudad más grande. En realidad, Valladolid es una pequeña ciudad de provincias. Sus principales centros de interés se limitan a la plaza principal, el zócalo, a las calles adyacentes y al convento de San Bernardino. Igual como en Campeche, mi paradero anterior, las casas del centro ciudad son muy coloridas. Hay que reconocer que Valladolid está conocida y visitada principalmente por ser la ciudad más cercana del sitio maya de Chichén Itza, elegido para formar parte de las « siete nuevas maravillas del mundo ». Y lo gracioso es que esta proximidad no estaba adquirida en el origen de la ciudad.  Cierto, Chichén Itza aún no había sido descubierta por los conquistadores pero Valladolid fue fundada inicialmente mucho más al norte, en 1543. 2 años más tarde, con motivo de insalubridad del lugar y especialmente de la fiebre amarilla transmitida por los mosquitos, fue transferida a su lugar actual, él de la antigua ciudad maya de Zací, « gavilán blanco » en idioma maya.

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Convento de San Bernardino, Valladolid

Reconozco también que llegando a Valladolid, aún no estaba totalmente decidido en visitar Chichén Itza. Esta indecisión puede sorprender, lo sé. Muchos de mis amigos, familia, lectores, viajeros encontrados en México me preguntaron si lo había visitado o si iba a hacerlo, independientemente de que ellos mismos lo hayan visitado o no. Pero también casi todos los que ya habían visitado Chichén Itza me avisaron de los excesos del turismo por allí: hay muchos visitantes, y también hay muchos vendedores de souvenirs, dentro del propio sitio arqueológico. Sin embargo añadieron que el lugar es hermoso. Otro motivo a la indecisión, sé por experiencia que me da mucho más placer visitar un sitio poco o medio conocido que un sitio sobre el cual ya he oído hablar mil veces y visto centenas de reportajes. Esto probablemente está relacionado con el efecto de sorpresa, en gran parte derribado en el caso de los sitios famosos pero aún intenso para los sitios menos conocidos. Y último argumento, dos meses antes, nada más descubrir mis dos primeros sitios mayas, Tulum y Cobá, conocí a una pareja de Canadienses que me habían hecho dudar aún más, recomiéndome incluso otro sitio cerca de Valladolid, Ek Balam. Mientras tanto, había visitado dos otros grandes sitios arqueológicos mayas, Uxmal y Palenque, y aún no me había cansado de ellos, todo lo contrario. Quizás hice mi recorrido en el buen orden y con el buen ritmo, no sé. Quizás simplemente es normal, porque cada sitio tiene su propia belleza, su estilo arquitectural, su entorno natural, su estado de conservación y de restauración, su historia, y por fin su particularidad estrella : en Tulum, es la vista ilimitada sobre el mar Caribe ; en Cobá, la pirámide de 42 metros de altura que se puede escalar, es la segunda más alta de la zona maya de México ; en Uxmal, la pirámide con muchas curvas ; en Palenque, un conjunto muy concentrado de arquitectura maya sobre fondo de montañas cubiertas por la selva.

Entonces, como si fuera para prolongar el suspense, pasé mis 2 primeros días en Valladolid recorriendo la ciudad, igual como me gusta hacer en cualquier lugar donde me paro. Luego, decidí de visitar el sitio de Ek Balam. En el fondo, ya sabía que iba a ir a Chichén Itza, porque sería demasiado tonto no hacerme mi propia idea.

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Juego de pelota, Ek Balam

Pero cada cosa en su tiempo y, en Ek Balam, una vez más me maravillé. La estrella, aquí, es la estructura principal nombrada acrópolis, una de las más impresionantes de Yucatán (unos 150 metros de largo, 50 de ancho y 30 de alto). Se quedó extraordinariamente bien conservada, igual como sus frisos de estuco, porque estaba totalmente sepultada bajo tierra, probablemente por la acción voluntaria de sus antiguos habitantes para preservarla de la invasión de otros mayas. Desde arriba, la vista es espectacular y el viento acentuó una sensación de vértigo que curiosamente no conocí arriba de la pirámide de Cobá, sin embargo mucho más alta.

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La gran pirámide en Chichén Itza

Al día siguiente entonces, me fui naturalmente a visitar mi sexto sitio maya, Chichén Itza. Y sí, allí también, se me dejó pasmado. De hecho, fue más que mi sexto sitio maya, ya que la historia de Chichén Itza empezó con los mayas pero terminó siendo de los toltecas. Y eso salta a la vista. Efectivamente, las esculturas y otras representaciones gráficas toltecas son de un estilo mucho menos abstracto que las de los mayas. Eso se comprueba especialmente en la representación del dios serpiente emplumada, nombrado Kukulkán por los mayas y Quetzalcóatl por los toltecas, y cuya bajada a la tierra está representada por la pirámide principal del sitio.

En el camino de vuelta, iba diciéndome « ¡ya! ya he visitado mi sexto y último sitio arqueológico precolombino en México », por lo menos refiriéndome a este primer viaje por el país, porque no excluyo de volver aquí… Y sí, estoy feliz de haber visitado también Chichén Itza, estoy feliz de haberlo dejado para el final, de haberme decidido en el último momento, tal vez porque este suspense ha sido parte de mi viaje… Pero si me preguntan si éste es el sitio que he preferido, me siento incapaz de responder. No tengo ninguna preferencia, sólo que me gustó el conjunto, la serie entera de los seis sitios que visité, en el orden en que los visité. Quizás hubiera sido mejor hacer este recorrido en otro orden, quizás no. De todas formas, estos seis descubrimientos me encantaron y si tenía que volver a hacerlo, lo volvería a hacer sin dudar y sin quitar ningún elemento, sea o no una de las « siete nuevas maravillas del mundo »…

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Ek Balam, vista desde el Acrópolis

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