Mon domaine à Ciudad Colón – 1ère partie : intéressantes perspectives

🇪🇸 versión española más abajo

🇫🇷 Dans un article antérieur, j’introduisais un peu de suspense à propos d’une parenthèse de 2 jours à Ciudad Colón, entre mon premier séjour à San José et mon étape à Quepos et au parc national Manuel Antonio. C’était les 23 et 24 mai, peu après mon arrivée au Costa Rica. Le rendez-vous avait été pris avant même que je ne quitte le Mexique. De quoi s’agissait-il ? Qu’est-ce qui m’amenait dans cette petite ville résidentielle proche de la capitale ?

img_7169-001Lors de mon deuxième et dernier séjour dans cette sympathique auberge de Tulum, « el Jardín de Frida », qui mettait fin à mon périple mexicain, je préparais mon aventure costaricienne. Je savais que j’avais le droit de passer jusqu’à 3 mois dans le pays, et j’avais bien l’intention de profiter de la quasi totalité de ce délai. Comme à mon habitude, je voulais prendre le temps de « sentir » ce pays avec mes 5 sens, de le connaître plus en profondeur que je n’aurais eu le temps de le connaître en mode tourisme ordinaire. Et puis je savais que le Costa Rica se prête bien au volontariat, par exemple dans le domaine de l’agriculture biologique. Alors, en plus des classiques réservations d’hébergement et autres recherches préalables au voyage, je me suis inscrit sur un site internet qui met en relation les offres et les demandes de volontariat de ce genre. En m’inscrivant, j’ai aussi recherché si le site proposait des missions de « house-sitting » (gardiennage de maison), une formule qui m’intéresse à plusieurs titres : elle permet d’être hébergé gratuitement en échange de peu de choses (assurer une présence dans la maison, la maintenir propre, éventuellement s’occuper d’animaux domestiques…), de conserver beaucoup de temps libre pour d’autres activités, principalement depuis la maison, de vivre un peu comme un résident local, etc. J’ai donc cherché, et j’ai trouvé 2 annonces qui correspondaient. J’ai commencé par compléter mon profil sur le site et je pensais envoyer mes candidatures quelques jours plus tard. Or, avant même de me porter candidat, j’ai reçu une offre directe de la part des propriétaires de l’une de ces 2 maisons à garder.

Owl house

Owl house

L’offre était très séduisante. La mission est plus large que du simple gardiennage de maison. En effet, il ne s’agit pas d’une maison mais d’un domaine étendu sur près de 15 hectares, en très grande partie recouvert d’une jungle et donc peuplé d’animaux sauvages. La finca Saramandaia comprend aussi 4 maisons, une bananeraie, des parcelles de culture de fruitiers, caféiers, haricots, etc. Elle est délimitée en aval par une rivière. La mission consiste donc à assurer le gardiennage de l’ensemble, et aussi à s’occuper du chat, des poules et, surtout, des occupants temporaires potentiellement de 3 des 4 maisons. En contrepartie, le ou les volontaires occupent l’une des maisons et peuvent consommer une partie des produits du domaine, notamment des oeufs et des bananes. L’offre indique à raison qu’elle convient idéalement à des auteurs ou autres artistes. La mission laisse effectivement beaucoup de temps pour se consacrer à ce genre d’activités, tout en assurant la présence requise. Et cela rejoint mon envie, à ce moment là du voyage, non seulement d’écrire sur mon blog mais aussi de développer mes services d’écriture et de traduction pour des clients. Enfin, un autre atout de l’offre, c’est que tout en étant dans la jungle, le domaine n’est qu’à 15 minutes à pied d’un centre-ville avec ses commerces et son marché bi-hebdomadaire, à moins de 40 minutes de la capitale en bus et à une dizaine de minutes par la route d’une mystérieuse « université de la paix ».

img_7126-001Si j’ai passé 2 jours à Ciudad Colón peu après mon arrivée au Costa Rica, c’était donc pour faire connaissance avec l’endroit et avec les propriétaires en vue de nous accorder sur la mission de gardiennage. Tout était bien comme décrit dans l’annonce. Qu’est-ce que ça m’a fait du bien de dormir dans une maisonnette rien que pour moi, la Owl house (maison du hibou) ! Qu’est-ce que c’est impressionnant de se faire réveiller, au lever du jour, non seulement par les chants d’oiseaux mais aussi par les cris des singes ! Et puis, les propriétaires sont très sympathiques. Il s’agit d’une famille venue des Etats-Unis pour s’installer ici il y a une quarantaine d’années. J’ai fait aussi la connaissance du jardinier et du réparateur d’appareils d’électro-ménager. Mon âge, probablement un gage de sérieux et d’expérience, et mes compétences linguistiques trilingues ont séduit les propriétaires. L’anglais était demandé pour communiquer avec eux et avec certains locataires, l’espagnol pour les locaux et le français était un plus car deux familles suisses allaient passer de longs séjours ici. Nous avons donc convenu que je revienne dans les derniers jours de juin et que j’assure le gardiennage jusqu’à fin juillet, date à laquelle un couple de jeunes baroudeurs français devait prendre la relève. Et d’ici là, j’avais donc un mois pour effectuer un premier parcours à la découverte du Costa Rica.

Voilà, vous savez donc désormais ce qui avait motivé mon mystérieux détour par Ciudad Colón au mois de mai. Vous savez aussi quelle perspective et quels projets j’avais pour le mois de juillet. Dans le prochain article, vous découvrirez ce que j’ai réellement vécu là-bas en juillet, les attentes comblées et les événements surprises qui ont tout changé…

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🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Mi finca en Ciudad Colón – 1ª parte: perspectivas interesantes

En un artículo anterior, introduje un poco de intriga respecto a un paréntesis de 2 días en Ciudad Colón, entre mi primera estancia en San José y mi parada en Quepos y en el parque nacional Manuel Antonio. Era los días 23 y 24 de mayo, podo después de mi llegada a Costa Rica. La cita se había acordado antes mismo de que saliese de México. ¿De qué se trataba? ¿Qué es lo que me llevó a esta pequeña ciudad residencial cercana a la capital?

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Owl house

Durante mi segunda y última estancia en ese simpático hostel de Tulum, « el jardín de Frida », que ponía fin a mi recorrido mexicano, estuve preparando mi aventura costarricense. Sabía que tenía derecho en quedarme hasta 3 meses en el país, y tenía la firme intención de aprovechar casi en totalidad este plazo. Como de costumbre, quería tomar el tiempo para « sentir » este país con mis 5 sentidos, de conocerlo más en profundidad que nunca hubiera tenido tiempo de conocerlo en modo turismo ordinario. Y bueno, sabía que Costa Rica se presta bien al voluntariado, por ejemplo en el dominio de la agricultura orgánica. Así, además de las clásicas reservas de alojamiento y otras búsquedas previas al viaje, me di de alta en una página web que pone en relación las ofertas y las demandas de voluntariado de este tipo. Al inscribirme, también busqué si la página propone misiones de « house-sitting” (para cuidar casas), una fórmula que me interesa por varios motivos: permite estar alojado gratuitamente en cambio de poca cosa (asegurar una presencia en la casa, mantenerla limpia, eventualmente cuidar las mascotas…), permite tener mucho tiempo libre para otras actividades, principalmente desde casa, vivir un poco como un lugareño, etc. Por eso busqué, y encontré 2 anuncios que cuadraban con eso. Empecé por completar mi perfil en el sitio web y pensaba enviar mis candidaturas unos días después. Sin embargo, antes mismo de presentar mi candidatura, recibí une oferta directa de parte de los propietarios de una de estas 2 casas para cuidar.

img_0751La oferta estaba muy atractiva. El encargo es más amplio que básicamente cuidar una casa. Efectivamente, no se trata de una casa sino de una finca extendida sobre unos 15 hectáreas, en gran parte cubierta por una selva y consecuentemente poblada de animales salvajes. La finca Saramandaia cuenta también con 4 casas, un platanal, parcelas para el cultivo de fruta, café, frijoles, etc. Está delimitada abajo por un río. La misión consiste entonces en encargarse de cuidar el conjunto, y también encargarse del gato, de las gallinas y, sobretodo, de los ocupantes temporales potencialmente de 3 de las 4 casas. Como contrapartida, el voluntario o los voluntarios tienen una de las casas a su disposición y pueden consumir parte de los productos de la finca, principalmente huevos y plátanos. La oferta indica con razón que conviene idealmente para autores u otros artistas. Efectivamente, la misión deja mucho tiempo para dedicarse a este tipo de actividades, al mismo tiempo que se cumple con la requerida presencia en el lugar. Y esto cuadra con mis ganas, en este momento del viaje, no sólo de escribir en mi blog pero también de desarrollar mis servicios de redacción y de traducción para clientes. Finalmente, otra virtud de la oferta es que siendo en la selva, la finca está a tan sólo 15 minutos caminando de un centro ciudad con sus tiendas y su mercado dos veces a la semana, a menos de 40 minutos de la capital en autobús y a unos 10 minutos por carretera de una misteriosa « universidad de la paz ».

Owl house

Owl house

Si pasé 2 días en Ciudad Colón poco después de mi llegada a Costa Rica, pues era para conocer el lugar y a los propietarios en vista a ponernos de acuerdo con la misión de house-sitting. Todo estaba bien, igual como descrito en la oferta. ¡Qué bien ha sido dormir en una casita sólo para mí, la Owl house (casa del búho)! ¡Qué impresionante despertarse, al amanecer, no sólo por el canto de los pájaros sino también por los gritos de los monos! Y bueno, los dueños son muy simpáticos. Se trata de una familia venida de los Estados Unidos para instalarse aquí hace unos 40 años. También conocí al jardinero y al reparador de electrodomésticos. Mi edad, probablemente una prueba de seriedad y de experiencia, junto con mis competencias lingüísticas, encantaron a lo propietarios. El inglés estaba pedido para comunicar con ellos y con algunos inquilinos, el español para los lugareños y el francés era un plus porque dos familias suizas iban a pasar largas estancias aquí. Acordamos entonces que volviese en los últimos días de junio y que me encargase de cuidar la finca hasta finales de julio, cuando una pareja de jóvenes mochileros franceses iban a tomar el relevo. Y hasta entonces iba a tener un mes para dar una primera vuelta por Costa Rica.

Aquí está, ya sabéis lo que causó mi misterioso desvío por Ciudad Colón en mayo. También sabéis qué perspectiva y qué planes tenía para el mes de julio. En el próximo artículo, os enteraréis de lo que realmente he vivido allí en julio, de las expectativas satisfechas y de los eventos sorpresa que lo cambiaron todo…

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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