Costa Rica, primera lección: la naturaleza manda

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : « Costa Rica, première leçon : la nature commande »

Cet article est la suite à la fois chronologique et logique du précédent article « A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica! ». Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite donc à le faire en cliquant ici avant de revenir lire cet article.

San José, vendredi 20 mai, 5h30 heure locale (13h30 heure française). Après ma journée de transition entre le Mexique et le Costa Rica, je me réveille particulièrement tôt. Il fait déjà grand jour. L’auberge commence doucement à s’animer et, si j’en crois leurs klaxons caractéristiques, les trains sont impatients de prendre leur départ dans la gare ferroviaire toute proche. Restant pensif dans mon lit, je reprends ma réflexion sur l’étrange décalage horaire avec le Mexique là où je l’avais laissée hier soir. Il s’avère que les 2 pays partagent bien le même fuseau horaire mais, à la différence du Mexique, le Costa Rica n’applique pas l’horaire d’été. C’est compréhensible, venant d’un pays très orienté vers la nature. Nous sommes ici au plus près de l’heure naturelle, et quand il est midi il est vraiment (à peu près) midi au soleil.

IMG_6950Au bout d’une heure passée à réfléchir à ceci, à consulter internet, à somnoler encore un peu et à me réveiller en douceur, je me décide enfin à me lever. A cet instant, quelque chose tombe par terre. Je regarde : il s’agit de ma pierre de pounamu (jade néphrite) que j’avais rapporté de Nouvelle Zélande, un autre pays très nature, il y a un peu plus de 6 ans. Je le porte principalement lors de mes voyages, un peu comme un fétiche représentant à la fois le voyage et la nature, un peu comme les maori qui lui donnent une grande valeur spirituelle. En ramassant le morceau tombé au sol, je me dis que c’est curieux que cette casse se produise le jour même où je débute ma découverte du Costa Rica. Et puis, je me dis que c’est sans doute ma faute, j’aurai dû le poser avant de dormir. Ce que je ne sais pas encore, c’est que ce n’est pas le seul événement qui me fera penser à la Nouvelle-Zélande aujourd’hui.

IMG_6859Vers 8 heures, je suis prêt pour partir explorer la ville, à commencer par le parc juste devant mon auberge, le parque nacional. Ma première sensation est une agréable sensation de fraîcheur, à la fois visuelle et liée à la température, comparativement à Tulum, ma dernière ville étape. D’ailleurs, c’est nuageux, des nuages assez sombres, et venteux aussi. J’espère qu’il ne pleuvra pas trop, ou pas tout de suite. Je prends mon temps, j’arpente les rues, j’admire les places. Je vais prendre mon premier petit-déjeuner tico (costaricien) : oeufs brouillés, riz et haricots noir, pain et natilla (crème aigre) à tartiner, jus d’orange, café. Je poursuis ensuite ma visite, dans le centre-ville désormais, en marchant dans les rues, en traversant des places et parcs. Il y a pas mal de circulation, des bus, des coups de klaxons, mais rien d’excessif. J’ai une poussière dans l’oeil, puis une autre, puis une autre… Je me rends compte que d’autres passants souffrent du même problème. Quelques personnes portent des masques filtrant sur la bouche et le nez. Je suis surpris, je ne pensais pas que San José était une ville particulièrement polluée. D’ailleurs, l’est-elle vraiment ? Ou bien, sont-ce des vents de sable qui viendraient de je ne sais où ? Ou encore des poussières venant de chantiers ? Je doute fort de mes trois hypothèses. Et puis, il a beaucoup plu les jours derniers et notamment l’avant-veille, mon chauffeur me l’a dit à mon arrivée. Cela aurait nettoyé une éventuelle pollution de l’air ou fixé les poussières au sol. Je sens que j’ai de la poussière sur les doigts, puis je me rends compte qu’il en est de même sur le nez, sur le front, dans les cheveux, et au moins autant, entre mes cheveux épars… Au bout d’un moment, je rencontre même de plus en plus de vendeurs de masques filtrants dans la rue. Je commence à penser que le centre-ville de San José est vraiment un endroit désagréable, à tel point que certains ticos portent des masques quand ils y viennent.

IMG_6898Peu avant midi, je suis de retour à l’auberge. Peu après, de nouveaux clients arrivent. J’entends le réceptionniste leur demander d’où ils viennent, puis de leur apprendre qu’ils ont eu de la chance, que certains vols sont annulés en raison d’une éruption volcanique qui a formé de gros nuages de cendres. Je commence à comprendre : le vol annulé et l’odeur suspecte hier soir, les nuages sombres, les poussières et les masques ce matin… Je savais bien entendu qu’il y a des volcans au Costa Rica, j’ai même l’intention d’en visiter. Mais je n’avais pas entendu parler de volcan en phase éruptive. Alors, j’effectue quelques recherches sur internet et sur la carte du Costa Rica affichée à l’auberge. Le volcan en cause, Turrialba, ne fait pas partie des plus connus, pas d’un point de vue touristique en tout cas. Il s’agit pourtant du deuxième volcan le plus haut du pays, à 3340 mètres d’altitude. Situé à 36 km à l’ouest de San José, il a commencé à montrer des signes de réveil en 1996, il y a 20 ans. Il a fini par entrer dans une période éruptive en 2010, rejetant des cendres, alors que ses dernières éruptions remontaient à 1866. Depuis 2013, on note également des rejets de bombes volcaniques en plus des cendres. Le 12 mars 2015, le volcan rejeta tellement de cendres que les deux aéroports de San José furent contraints d’arrêter leurs opérations pendant plus de 12 heures. En octobre 2015, après 2 ou 3 mois de calme relatif, il entra dans un nouveau cycle d’éruptions pendant 15 jours. Enfin, après 6 mois à nouveau plus calmes, le volcan Turrialba est entré dans le cycle éruptif actuel le 27 avril. Le 12 mai, une très forte éruption éleva les cendres jusqu’à une hauteur d’environ 3000 mètres et des projectiles jusqu’à une distance de 500 mètres respectivement au cratère. Et donc, le 19 mai, quelques heures avant que je ne quitte le Mexique, de nouveau un énorme nuage de cendres se forma et s’éleva de 3000 mètres. Bien que l’aéroport soit resté ouvert, 5 vols furent annulés ou déroutés, par précaution et par pure décision des compagnies aériennes, par chance pas la mienne. Au moment où j’explorais pour la première fois la ville de San José, ce vendredi 20 mai, de nouvelles éruptions importantes se produisent. Les cendres sont portées par les vents et retombent en grandes quantités dans certains villages à proximité du volcan, heureusement beaucoup moins à San José, mais suffisamment pour que l’on en soit gêné. Les cycles éruptifs du volcan Turrialba durent en général entre une et deux semaines. A l’heure où je publie cet article, cela fait déjà près de 4 semaines, le plus long cycle depuis son réveil. C’est aussi le seul volcan qui, en ce début d’année 2016, est dans un niveau d’alerte jaune ou rouge, selon les mois, tous les autres étant classés dans un niveau vert (endormi, actif sans éruptions ou actif avec un comportement éruptif occasionnel).

IMG_6882Les volcans m’ont toujours passionné, depuis l’enfance, à l’école, dans les livres et les documentaires d’Haroun Tazieff, etc. Lorsque je vivais en Guadeloupe, il y a plus de 20 ans, je voyais le volcan de la Soufrière et ses fumerolles de gaz depuis ma chambre. Je l’ai gravi plusieurs fois, sous le soleil et sous la pluie. J’ai aussi marché sur le volcan d’une île voisine, la Dominique. Puis, lors de mon tour du monde, en 2010, j’ai fait connaissance avec plusieurs volcans, en Nouvelle-Zélande, au Pérou et au Chili. Ma randonnée dans le massif volcanique du Tongariro reste un énorme souvenir. Pour lui seul, je recommanderai à tout randonneur de faire ou même de refaire le voyage, fût-il très long, jusqu’en Nouvelle-Zélande, et de lui réserver plusieurs jours s’il le faut, afin d’augmenter les chances d’avoir de bonnes conditions climatiques. Enfin, depuis que je vis en Espagne, j’ai vu plusieurs volcans des Canaries, et notamment le Teide sur l’île de Tenerife. Mais je n’ai jamais été à proximité d’un volcan en éruption. J’ai maintenant cette chance, qui marque le début de mon voyage au Costa Rica. Je ne vais bien sûr pas faire d’imprudences mais je vais m’y intéresser de très près. Et je ne manquerai pas de vous en reparler ici ou, plus souvent, sur ma page publique Facebook.

Si vous aussi, vous êtes passionnés par les volcans, si vous voulez plus d’informations sur le volcan Turrialba ou les autres volcans du Costa Rica, si vos enfants étudient le sujet à l’école, n’hésitez pas à me demander quoi que ce soit. C’est avec plaisir que j’essaierai de répondre. Vous pouvez le faire en laissant un commentaire en bas de cet article ou en m’envoyant un message via le formulaire de contact. Je vous laisse aussi quelques liens intéressants ci-dessous (en espagnol) :
– les rapports d’activité volcanique de la RSN (réseau sismologique national du Costa Rica),
– le dernier « semáforo volcánico » (définition des niveaux d’alerte avec pour chacun, la liste des volcans qui sont classés à ce niveau) sur le même site internet de la RSN,
– une première caméra ici et une deuxième là qui diffusent chacune une photo du volcan Turrialba en direct toutes les 10 secondes sur le site internet de l’OVSICORI (observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica) ; bien entendu l’intérêt de l’image n’est pas constant, en raison de la nuit ou des conditions climatologiques notamment. 


🇪🇸 Este artículo es la continuación tanto cronológica como lógica del artículo anterior « ¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica! ». Si aún no lo habéis leído, os invito a hacerlo haciendo clic aquí antes de volver a leer este nuevo artículo.

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Mi hostal en San José

San José, viernes 20 de mayo, 5:30 hora local (13:30 hora peninsular española). Tras mi jornada de transición entre México y Costa Rica, me despierto especialmente temprano. Ya está la plena luz del día. El hostal empieza lentamente a animarse y, si me fío a sus kláxones característicos, los trenes están impacientes de salir desde la estación muy cercana. Quedándome pensativo en mi cama, vuelvo a mi reflexión sobre el extraño cambio horario con México en el punto donde la dejé anoche. Pues lo que pasa es que los dos países sí que comparten el mismo huso horario pero, a diferencia de México, Costa Rica no aplica el horario de verano. Es entendible, de parte de un país muy orientado hacia la naturaleza. Estamos aquí lo más cerca que posible de la hora natural, y cuando es mediodía es realmente (más o menos) mediodía al sol.

Una hora pasó pensando en eso, consultando internet, dormitando un poco más aún y despertándome tranquilamente, y por fin me decido a levantarme. En este momento, algo se cae al suelo. Miro: es mi piedra de pounamu (jade nefrita) que había traido de Nueva Zelanda, otro país muy orientado a la naturaleza, hace más de 6 años. Lo llevo principalmente durante mis viajes, un poco como un fetiche representando a la vez el viaje y la naturaleza, un poco como los maorís que le dieron un gran valor espiritual. Recogiendo el trozo caído al suelo, me digo que es curioso que esta rotura se produzca el mismo día en que empiezo a descubrir Costa Rica. Y bueno, me digo que sin duda es mi culpa, tenía que quitarlo antes de dormir. Lo que no sé aún, es que no es el único evento que me hará pensar a Nueva Zelanda hoy.

IMG_6947Sobre las 8 horas, estoy listo para salir a explorar la ciudad, empezando por el parque que está justo en frente de mi hostal, el parque nacional. Mi primera sensación es una sensación agradable de frescura, tanto visual como vinculada a la temperatura, comparando con Tulum, mi último paradero. Por cierto, está ventoso y nuboso, con nubes bastante oscuras. Espero que no lloverá demasiado, o no ahora mismo. Me tomo mi tiempo, camino por las calles, admiro las plazas. Voy a tomar mi primer desayuno tico (costarricense): huevos revueltos, arroz y frijoles, pan y natilla para untar, zumo de naranja, café. Luego sigo con mi visita, ahora por el centro ciudad, andando por las calles, atravesando plazas y parques. Hay bastante tráfico, buses, kláxones, pero nada excesivo. Tengo una mota en el ojo, y luego otra, y otra… Me doy cuenta que otros transeúntes están sufriendo el mismo problema. Algunas personas llevan mascarillas en la boca y la nariz. Estoy sorprendido, no pensaba que San José fuera una ciudad especialmente contaminada. A propósito, ¿realmente lo es? O bien, ¿serán vientos de arena viniendo de no sé donde? ¿O polvo procedente de obras? Dudo mucho de mis tres hipótesis. Y bueno, llovió mucho durante los días anteriores y especialmente en la antevíspera, mi chofer me lo dijo cuando llegué. Esto hubiera limpiado una eventual contaminación y fijado el polvo al suelo. Siento polvo en mis dedos, luego me doy cuenta de que también tengo polvo sobre la nariz, en la frente, en el cabello, y por lo menos igual cantidad entre mis cabellos esparcidos… Después de un momento, encuentro incluso cada vez más vendedores de mascarillas en la calle. Empiezo a pensar que el centro ciudad de San José realmente es un lugar desagradable, a tal punto que algunos ticos llevan mascarillas cuando se vienen aquí.

IMG_6962Poco antes del mediodía, estoy de regreso al hostal. Poco tiempo después, unos nuevos huéspedes entran. Oigo al recepcionista preguntarles de donde vienen, y luego informarles que han tenido suerte, ya que algunos vuelos fueron cancelados debido a una erupción volcánica que formó grandes nubes de cenizas. Empiezo a entender: el vuelo cancelado y el olor sospechoso anoche, las nubes oscuras, el polvo y las mascarillas esta mañana… Por supuesto, ya sabía que hay volcanes en Costa Rica, incluso tengo la intención de visitar algunos. Pero no había oído hablar de algún volcán en fase eruptiva. Entonces, hago unas búsquedas por internet y en el mapa de Costa Rica fijada en el hostal. El volcán culpable, Turrialba, no forma parte de los más conocidos, por lo menos no de un punto de vista turístico. Sin embargo, se trata del segundo volcán más alto del país, con 3340 metros de altitud. Situado a 36 km al oeste de San José, comenzó a mostrar señales de despertar en 1996, 20 años atrás. Terminó por entrar en un periodo eruptivo en 2010, echando cenizas, mientras sus últimas erupciones se remontaban a 1866. Desde 2013, también hay expulsión de bombas volcánicas además de cenizas. El 12 de marzo de 2015, el volcán emitió tantas cenizas que los dos aeropuertos de San José fueron obligados a parar sus operaciones durante más de 12 horas. En octubre de 2015, tras 2 o 3 meses de relativa calma, entro en un nuevo ciclo de erupciones durante 15 días. Por fin, tras 6 meses de nuevo más tranquilos, el volcán Turrialba entró en el ciclo eruptivo actual el día 27 de abril. El 12 de mayo, una erupción muy fuerte elevó las cenizas hasta una altura de unos 3000 metros y proyectiles hasta una distancia de 500 metros respectivamente al cráter. Y pues, el 19 de mayo, unas horas antes de que salga de México, otra vez se formó una enorme nube de ceniza que se elevó de 3000 metros. A pesar de que el aeropuerto seguía abierto, 5 vuelos fueron cancelados o desviados, por precaución y por pura decisión de las compañías aéreas, por suerte no la mía. Mientras exploraba por primera vez la ciudad de San José, este viernes 20 de mayo, nuevas erupciones importantes se producen. El viento lleva las cenizas que caen en grandes cantidades en unos pueblos cercanos al volcán, afortunadamente mucho menos en San José, pero suficientemente para molestar. Los ciclos eruptivos del volcán Turrialba duran en general entre una y dos semanas. En el momento en que publico este artículo, son casi 4 semanas ya, el ciclo más largo desde que despertó. También es el único volcán que, en este inicio del año 2016, está en un nivel de alerta amarillo o rojo, según los meses, todos los otros siendo clasificados en un nivel verde (dormido, activo sin actividad eruptiva o activo con comportamiento eruptivo casual).

IMG_6933Los volcanes siempre me apasionaron, desde la infancia, en la escuela, en los libros y los documentales de Haroun Tazieff, etc. Cuando vivía en Guadalupe, hace más de 20 años, veía el volcán Soufrière y sus fumarolas de gas desde mi habitación. Lo ascendí varias veces, bajo el sol y bajo la lluvia. También caminé en el volcán de una isla vecina, Dominica. Luego, durante mi vuelta al mundo, en 2010, conocí varios volcanes, en Nueva Zelanda, en Perú y en Chile. Mi caminata por el macizo volcánico del Tongariro sigue siendo un enorme recuerdo. Por él sólo, recomendaría a todo senderista hacer o volver a hacer el viaje, aunque sea muy largo, hasta Nueva Zelanda, y de dedicarle varios días si hace falta, a fin de aumentar las probabilidades de tener buenas condiciones climáticas. Por fin, desde que vivo en España, he visto varios volcanes de Canarias, y especialmente el Teide en la isla de Tenerife. Pero nunca he estado cercano a un volcán en erupción. Ahora tengo esta suerte, que marca el inicio de mi viaje por Costa Rica. Por supuesto, no voy a hacer cualquier cosa imprudente pero voy a interesarme a ello de muy cerca. Y no me olvidaré de volver a contaros sobre ello aquí o, más a menudo, en mi página publica Facebook.

Si vosotros también estáis apasionados por los volcanes, si queréis más información respecto al volcán Turrialba o los otros volcanes de Costa Rica, si vuestros hijos estudian el tema en la escuela, no dudéis en preguntarme cualquier cosa. Será un placer para mí intentar responderos. Podeís hacerlo dejando un comentario bajo este artículo o mandándome un mensaje vía el formulario de contacto. También os dejo unos vínculos de interés aquí abajo:
– los informes de actividad volcánica de la RSN (red sismológica nacional de Costa Rica),
– el último « semáforo volcánico » en el mismo sitio internet de la RSN,
– una primera cámara aquí y una segunda acá que ponen fotos del volcán Turrialba en directo cada 10 segundos en el sitio internet del OVSICORI (observatorio vulcanológico y sismológico de Costa Rica) ; por supuesto, el interés de este imagen no es constante, especialmente con motivo de la noche o de las condiciones meteorológicas.

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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4 commentaires pour Costa Rica, primera lección: la naturaleza manda

  1. Ana la del Machu dit :

    ¡¡¡Que guay volcanes en erupción!!! Me encantaría ver esa fuerza de la naturaleza.
    Creo que vas a disfrutar Costa Rica mucho, aunque me da que no va a ser todo tan fácil como en Cuba o México, pero al fin de cuentas esos son los mejores viajes ¿no?

    • Rémy Lasset dit :

      Sí, muy guay! Y sí, también creo que me va a encantar Costa Rica. No tan fácil como en México, probablemente. Respectivamente a Cuba, ya se verá, no estoy seguro.
      Si quieres ver el volcán mira el vídeo que puse hace unos días en Facebook, y mira el enlace de la cámara en directo (aunque hoy se ve muy mal por las nubes y la lluvia).

  2. Olivier dit :

    Ravi de voir que ta transition géographique s’est bien déroulée…et très bel premier article !
    Si la nature commande, tu risques de prolonger ton séjour… A bientôt.

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