¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica!

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica!

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Avocat au four farci aux oeufs, ratatouille, riz au curcuma, pain aux noix et graines

Jeudi 19 mai, Tulum (Quintana Roo, México), 11h10 heure locale (18h10 heure française).
Après 84 jours passés au Mexique, après un nouveau long séjour de plus d’une semaine à Tulum pour boucler la boucle, dans cette auberge Jardín de Frida où je me suis senti si bien, après y avoir pris mon dernier petit-déjeuner avec en supplément ce plat (voir la photo et sa légende) inventé et préparé par Fabien, un français né au Cameroun, baroudeur, établi au Mexique depuis plus de 7 ans, après avoir dégusté ma dernière mangue fraîchement tombé de l’arbre, je prends le bus pour l’aéroport de Cancún.
Sur le parcours, en regardant par la fenêtre, une musique découverte quelques jours auparavant me revient en mémoire : Tierra Mestiza (Terre Métisse, voir la vidéo ci-dessous). C’est une belle chanson traditionnelle mexicaine dont le dernier vers résume bien l’identité de ce pays, et peut-être même de toute l’Amérique latine : « Mar de culturas y razas bañadas de amor » (mer de cultures et de races baignées d’amour). Je suis très satisfait de mon premier voyage au Mexique, je pense que j’y reviendrai. Mais je suis très heureux aussi de partir pour le Costa Rica. Il faut dire qu’avant même de lancer officiellement mon « projet 2016 » et d’y inclure cette escale mexicaine – qui fut bien plus qu’une simple escale -, Costa Rica était déjà, avec Cuba, l’une de mes deux destinations phares pour cette année.

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Vol au-dessus de la Riviera Maya

Aéroport de Cancún (Quintana Roo, México), 18h30 heure locale (1h45 du matin du vendredi 20 mai heure française).
J’embarque. Il n’y a eu aucune formalité douanière de sortie. Je suis presque déçu car, échaudé par l’expérience des files d’attente et des formalités à l’entrée (voir l’article « Le Mexique, par surprise »), j’étais arrivé très en avance à l’aéroport.
Je m’installe coté fenêtre. Mon avion est un Airbus A320. Bien sûr, je pense à l’A320 d’EgygtAir et à ses occupants, avion qui a disparu il y a moins de 24 heures et dont il est à craindre, à ce moment-là, qu’il se soit écrasé en mer. Ce serait mentir de dire que je serais monté sereinement, aujourd’hui, dans quelque avion que ce soit au départ de Paris. Et pourtant, des milliers de gens le feront, et ils ont bien raison. Ici, en Amérique centrale, je n’ai pas cette appréhension, seulement une pensée pour ces victimes, voyageurs innocents et ceux à qui ils vont manquer.
15 minutes plus tard, l’avion décolle, ponctuel. Je prends mes dernières photos de la Riviera Maya.

Aéroport international de San José (Costa Rica), 20h00 heure locale (4h00 du matin heure française).
Je sors de l’avion. J’arrive déjà à la douane. La file d’attente avance vite. Je présente mon passeport et le formulaire que j’ai rempli pendant l’attente à Cancún. Le douanier me pose une première question : « Combien de temps allez-vous rester au Costa Rica ? » Je sais que pour les Européens, le droit de séjour est de 90 jours. Je réponds simplement et honnêtement, parce que c’est l’idée que j’en ai actuellement : « Entre 2 et 3 mois ». Cela me vaut immédiatement une deuxième question en retour : « Vous avec un billet de retour ? » A ce moment-là, je sens une petite inquiétude me gagner. En entrant à Cuba, j’avais bien un billet de sortie, pour le Mexique. Et les douaniers cubains ne m’avaient rien demandé. Ici, je n’en ai pas, parce que je ne sais pas précisément quand je quitterai le pays, et encore moins pour quelle destination. C’est ce que je réponds au douanier, encore une fois simplement et honnêtement. Il me dit que pour un séjour de plus d’un mois, la preuve d’un billet de sortie est requise. Je lui laisse entendre que, dans ce cas, je ne resterai que 30 jours. Et je pense déjà que je pourrais faire une incursion de quelques jours au Nicaragua ou au Panama, et revenir au Costa Rica avec un nouveau droit de séjour. Il sourit, se lève de sa chaise, avec mon passeport et mon formulaire, et se rend dans le bureau que je suppose être celui du superviseur. L’inquiétude est toujours en moi mais elle est contenue. Je pense que s’ils regardent bien les pages de mon passeport, ils verront bien quel genre de voyageur je suis, un voyageur réglo, qui a franchi de nombreuses frontières depuis 2008 et qui a toujours respecté ses droits de séjour. Moins de 2 minutes s’écoulent avant que le douanier ne revienne s’asseoir devant moi et, sans un mot, tamponne mon formulaire et mon passeport et inscrit la durée de 90 jours. En me rendant le passeport, il me souhaite gentiment un bon séjour et me dit que, la prochaine fois, je devrai respecter la règle. Ouf ! « Muchas gracias », monsieur le douanier.
Je récupère mon fidèle sac à dos sans encombre. Je remplis un nouveau formulaire de déclaration douanière. Mes bagages passent aux rayons X. Moins d’une heure après l’atterrissage, je rentre officiellement sur le territoire costaricain. Et comme prévu, je suis attendu par un agent de la compagnie de taxi collectif auprès de laquelle j’avais réservé un transfert à mon auberge par internet. A cette heure-là, je suis le seul client. Et à cette heure-là, la circulation est fluide, ce qui n’est pas du tout le cas 2 ou 3 heures plus tôt, me dit le chauffeur. Nous avons une conversation sympathique. Il me dit qu’il n’a pas plu aujourd’hui, après qu’il y ait beaucoup plu les jours précédents. Je sais que le mois de mai marque le début de la saison des pluies au Costa Rica. En général, les pluies se produisent dans l’après-midi. A l’approche de ma destination, il reçoit un appel des bureaux de la compagnie : le vol par lequel devait arriver son prochain client est annulé, il n’a donc pas à retourner à l’aéroport. Il est content, sa journée de travail se termine plus tôt que prévu.

San José, parque nacional, 21h30 heure locale (5h30 du matin, heure française).
Nous avons traversé tout le centre ville et le chauffeur me dépose à la porte de l’auberge, une maison coloniale, non sans attendre qu’on m’ouvre la porte. L’ambiance est déjà silencieuse. A 22 heures, extinction des feux et silence de rigueur hors le salon télévision. En fait, vers 22 heures 30, je crois bien que tous les clients dorment déjà. Il est vrai qu’à l’heure mexicaine, il est une heure de plus, ce qui semble illogique car le Costa Rica est plus à l’est que le Mexique, le décalage horaire devrait donc être en sens inverse.
A un moment donné, avant de m’endormir, je sens une odeur désagréable. Je préfère ne pas savoir ce que c’est. D’ailleurs, quelques minutes plus tard, je ne la sens plus. Je m’endors vers 23 heures, impatient de découvrir dès demain une première facette du Costa Rica, sans doute pas la meilleure, puisqu’ici c’est surtout la nature que je suis venu chercher. Mais il est probablement intéressant de connaître la capitale de ce petit pays pas comme les autres. Je m’endors aussi heureux que mon petit souci à la douane ne soit qu’un souvenir et pas une charge, sans savoir encore qu’il s’en est fallu de peu pour que je ne pose pas le pied sur le sol costaricain, pour d’autres raisons que vous découvrirez dans le prochain article

🇪🇸

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Mangos del hostal Jardín de Frida

Jueves 19 de mayo, Tulum (Quintana Roo, México), 11:10 hora local (18:10 hora peninsular española).
Tras 84 días pasados en México, tras una nueva larga estancia de más de una semana en Tulum para cerrar el círculo, en este hostal Jardín de Frida donde tan bien me he sentido, tras tomar allí mi último desayuno completado con este plato (ver la primera foto), inventado y preparado por Fabien, un francés nacido en Camerún, aventurero, establecido en México desde más de 7 años, tras disfrutar mi último mango recién caído del árbol, tomo el bus con destino al aeropuerto de Cancún.
Durante el recorrido, mirando por la ventana, recuerdo una música que descubrí pocos días antes: Tierra Mestiza. Es una linda canción tradicional mexicana cuyo último verso resume bien la identidad de este país, y tal vez de toda Latinoamérica: « Mar de culturas y razas bañadas de amor ». Estoy muy satisfecho con mi viaje por México, creo que volveré aquí. Pero a la vez estoy muy feliz de irme para Costa Rica. Hay que decir que antes mismo de lanzar oficialmente mi « plan 2016 » y de incluir esta escala mexicana – que fue mucho más que una simple escala -, Costa Rica ya era, con Cuba, uno de mis dos destinos estrellas para este año.

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Hostal Jardín de Frida

Aeropuerto de Cancún (Quintana Roo, México), 18:30 hora local (01:45 de la madrugada del viernes 20 de mayo, hora peninsular española).
Embarco. No ha habido ninguna formalidad de salida en la aduana. Casi estoy decepcionado ya que, acordándome de la experiencia de las filas de espera y de las formalidades de entrada (ver el artículo « México, por sorpresa »), llegué con mucha antelación al aeropuerto.
Me siento por una ventana. Es un Airbus A320. Por supuesto, pienso en el A320 de EgyptAir y sus ocupantes, avión que desapareció hace menos de 24 horas y que, es de temer en este momento, se haya estrellado al mar. Sería mentir decir que me hubiera subido serenamente, hoy, en cualquier avión que sea saliendo desde París. Y sin embargo, miles de personas lo harán, y tienen toda la razón. Aquí, en Centroamérica, no tengo este temor, sólo un pensamiento para estas víctimas, viajeros inocentes y los que les van a echar de menos.
15 minutos después, el avión despega, puntual. Tomo mis últimas fotos de la Riviera Maya.

Aeropuerto internacional de San José (Costa Rica), 20:00 hora local (04:00 hora peninsular española).
Salgo del avión. Ya estoy llegando a la aduana. La fila de espera avanza rápidamente. Presento mi pasaporte y el formulario que rellené durante la espera en Cancún. El agente aduanero me hace una primera pregunta : « ¿Cuánto tiempo va a permanecer en Costa Rica? » Sé que para los Europeos, el derecho de permanencia es de 90 días. Contesto simplemente y sinceramente, porque es la idea que tengo por ahora: « Entre 2 y 3 meses ». Eso me vale inmediatamente una segunda pregunta de vuelta: « ¿Tiene un billete de regreso? » En este momento, siento una pequeña inquietud invadirme. Al entrar a Cuba, tenía un billete de salida, para México. Y los agentes cubanos no me pidieron nada. Aquí, no tengo, porque aún no sé precisamente cuando saldré del país, y aún menos para donde. Me dice que para una estancia de más de un mes, una prueba de billete de salida está requerida. Le dejo entender que, en este caso, sólo me quedaré 30 días. Y ya estoy pensando que podría hacer une incursión durante unos días en Nicaragua o Panamá, y luego volver a Costa Rica con un nuevo permiso de estancia. Sonríe, se levanta de su silla, con mi pasaporte y mi formulario, y se va al despacho donde supongo que se encuentra un supervisor. Sigo con la inquietud en mí pero es contenida. Pienso que si miren bien las páginas de mi pasaporte, verán claramente que tipo de viajero soy, un viajero legal, que ha pasado varias fronteras desde 2008 y que siempre ha respetado sus plazos legales de permanencia. Menos de 2 minutos pasan antes de que el agente vuelva a sentarse en frente de mí y, sin decir nada, sella mi formulario y mi pasaporte e inscribe la duración de 90 días. Devolviéndome el pasaporte, me desea amablemente una buena estancia y me dice que, la próxima vez, tendré que cumplir con la norma.¡Uf! « Muchas gracias », señor agente.
Recupero mi fiel mochila sin problema. Relleno un nuevo formulario de declaración aduanera. Mi equipaje pasa por los rayos X.  Menos de una hora después de aterrizar, entro oficialmente al territorio costarricense. Y tal y como previsto, me está esperando un agente de la compañía de taxi colectivo donde había reservado un trayecto hasta mi hostal por internet. A esta hora, soy el único cliente. Y a esta hora, el tráfico está fluido, lo que suele ser totalmente distinto 2 o 3 horas más temprano, me dice el chofer. Tenemos una charla simpática. Me dice que no ha llovido hoy, tras haber llovido mucho los días anteriores.Sé que el mes de mayo marca el inicio de la temporada de lluvias en Costa Rica. En general, las lluvias se producen por la tarde. Cerca de mi destino, el chofer recibe una llamada de parte de las oficinas de la compañía: el vuelo de su próximo cliente está cancelado, así que no tendrá que volver al aeropuerto. Está feliz, su jornada de trabajo se acaba más temprano que previsto.

San José, parque nacional, 21:30 hora local (05:30 hora peninsular española).
Hemos atravesado todo el centro ciudad y el chofer me deja en la puerta del hostal, una casa colonial, esperando a que me abren la puerta. El ambiente ya es silencioso. A las 22 horas, se apagan las luces y el silencio es de rigor fuera del salón de televisión. En realidad, sobre las 22:30, creo que todos los clientes ya están durmiendo. Es verdad que en hora mexicana, es una hora más, lo que parece ilógico ya que Costa Rica se encuentra más al este respecto a México, el desfase horario debería ser entonces de sentido inverso.
En un momento dado, antes de dormirme, huelo un olor desagradable. Prefiero no saber lo que es. De todas formas, unos minutos después, ya no huele. Me duermo sobre las 23 horas, impaciente de descubrir desde mañana una primera faceta de Costa Rica, probablemente no la mejor, ya que vine aquí a buscar la naturaleza sobre todo. Pero sin duda es interesante de conocer la capital de este pequeño país distinto de los otros. Me duermo también feliz que mi pequeña inquietud en la aduana se haya quedado como un recuerdo y no una carga, sin saber aún que por poco no iba a poner el pie en el suelo costarricense, por otros motivos que descubriréis en el próximo artículo

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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