Mérida, première étape vraiment mexicaine

🇪🇸 versión española más abajo

🇫🇷 Dans mon article précédent, je vous ai beaucoup parlé d’histoire et j’ai jeté un regard critique envers la ville de Mérida, ou plus précisément envers sa communication et son slogan au sens peu valorisant « Mérida, ville blanche ». Je concluais toutefois en vous disant combien cette ville paradoxalement riche en couleurs m’avait plu. Dans ce nouvel article, je reviens donc sur mon long et agréable séjour à Mérida.

Parti de Tulum dans la matinée du 12 mars, j’arrivais dans la capitale de l’état du Yucatán après 4 heures de bus. J’avais quitté la Riviera Maya, la côte caraïbe, pour l’intérieur de la péninsule. La chaleur et l’humidité restaient à peu près les mêmes, mais la brise maritime avait disparu. Je passais aussi d’une petite ville purement touristique à une grande ville, une ville authentiquement mexicaine, une vraie ville avec toutes ses dimensions, résidentielle, administrative, commerciale, culturelle, touristique aussi mais, à Mérida, cette dernière composante est loin d’être celle qui porte toutes les autres.

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Plaza principal, Plaza grande, Zócalo

Pour les premiers jours, je me suis installé dans une auberge sur la Plaza principal, appelée aussi Plaza grande ou, comme dans presque toutes les villes du Mexique, le Zócalo (littéralement en français : le socle). Dans une maison coloniale avec patio, l’auberge est tranquille et son ambiance est familiale, notamment à l’heure du petit-déjeuner qui est servi sur une grande table commune. Au bas des escaliers de pierre polie, assez glissants, on débouche donc directement sur la grand place. Elle rappelle un peu les Plazas de armas des grandes villes péruviennes : un grand espace vert au centre avec de nombreux bancs et les principaux édifices administratifs et religieux tout autour, deux côtés étant couverts de galeries.

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Catedral

On y trouve entre autres la première cathédrale à avoir été construite sur le continent américain, le siège du gouvernement de l’état du Yucatán, la mairie et la maison historique de la famille Montejo, celle des trois conquistadors et fondateurs de Mérida (le père, le fils et le neveu portant tous les trois le nom de Francisco de Montejo). Le Zócalo est toujours très animé, le jour comme la nuit. Le wifi gratuit crée une atmosphère qui me rappelle quant à elle les places principales des villes cubaines (j’ai écrit à ce sujet dans l’article CUBA, j’aime / je n’aime pas). Chaque dimanche, pendant toute la journée, la place se remplit de stands, principalement de vêtements, artisanat et alimentation. Enfin, du vendredi au dimanche, chaque soir, une partie de la place est interdite aux véhicules et des spectacles de danses et musiques traditionnelles rassemblent la foule devant le palais municipal. Certaines rues avoisinantes deviennent également piétonnières les soirs pour laisser place aux terrasses des bars et restaurants.

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Casas gemelas, Paseo Montejo

Pour changer un peu, et aussi parce qu’il manquait une piscine pour me retenir plus longtemps dans cet hébergement sympa, j’ai passé les 3 jours suivants quelques centaines de mètres plus loin dans une auberge à l’ambiance plus anonyme mais offrant une grande piscine entourée de hamacs, tables et fauteuils pour se relaxer et travailler en même temps. Non loin de là, sur une petite place nommée Parque Santa Lucía, j’ai pris l’habitude d’aller prendre mon déjeuner dans un restaurant pas typiquement mexicain mais à l’ambiance plaisante (musique pop rock années 80, vins d’Amérique Latine et d’Europe) qui propose une formule à moins de 7 € et dont la carte de fidélité donne droit au quatrième repas gratuit. Un peu plus loin, le paseo Montejo est un boulevard à la française, bordé d’hôtels particuliers et autres belles demeures du XIXème siècle. Au milieu d’un rond-point, le Monumento a la Patria est une immense oeuvre d’art moderne en pierre sculptée, dont l’architecture s’inspire de l’époque maya et qui est dédiée à la nation mexicaine et à son histoire depuis la colonisation.

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Poc Chuc, plat typique du Yucatán

Enfin, durant ma dernière semaine à Mérida, j’ai expérimenté pour la première fois l’hébergement payant chez l’habitant, via la célèbre plateforme Airbnb. Un peu en dehors du centre historique mais pas trop, à deux pas d’un marché où j’ai pu prendre quelques petits déjeuners typiques ou bien acheter fruits et jus de fruits, la maison dispose d’une piscine pour se rafraîchir, d’un petit jardin, d’un patio intérieur et de la tranquillité, puisque le propriétaire vit à l’étage et seul un autre des 5 studios du rez-de-chaussée était également occupé. Il n’y avait finalement que des petits moustiques espiègles et pas méchants pour me déranger un peu. J’ai appris à les éloigner à l’aide des ventilateurs, dont le ronronnement constant a l’avantage de favoriser le sommeil.

En résumé, j’ai été conquis par cette belle ville où je suis finalement resté 17 jours. J’aurais pu prolonger bien au-delà mon séjour si je n’avais pas été emporté par l’envie de découvrir encore bien d’autres endroits du sud du Mexique. J’ai déniché mes petits coins favoris, que ce soit pour un petit-déjeuner, un menu du jour, une eau de coco naturelle ou, le soir, un sorbet coco ou de tamarin. J’ai eu un peu l’impression de vivre ici plus que de voyager, et c’est bien comme ça que je conçois mon voyage. Et puis, Mérida constitue aussi un bon point de départ pour des excursions aux alentours. Je vous raconterai prochainement la visite de Uxmal, mon troisième site archéologique maya, et celle de Izamal, un village colonial entièrement vêtu de jaune.


🇪🇸 En mi artículo anterior, os conté mucho de historia y eché una mirada crítica a la ciudad de Mérida, o más precisamente a su comunicación y su eslogan de sentido poco gratificante « Mérida, ciudad blanca ». Sin embargo, concluí diciéndoos cuanto me gustó esta ciudad paradójicamente llena de colores. Es este nuevo artículo, vuelvo entonces a tratar de mi larga y agradable estancia en Mérida.

Salido de Tulum por la mañana del día 12 de marzo, llegué a la capital del estado de Yucatán tras 4 horas de bus. Había dejado la Riviera Maya, la costa del Caribe, para el interior de la península. El calor y la humedad seguían más o menos iguales, pero la brisa marítima había desaparecido. También estaba pasando de una pequeña ciudad puramente turística a una gran ciudad, una ciudad auténticamente mexicana, una ciudad de verdad, con todas sus dimensiones, residencial, administrativa, comercial, cultural, turística también pero, en Mérida, este último componente no es para nada él que sostiene todos los otros.

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Música y danzas en el Zócalo

Para los primeros días, me instalé en un hostal en la Plaza principal, también nombrada Plaza grande o, como en casi todas las ciudades de México, el Zócalo. En una casa colonial con patio, el hostal es tranquilo y su ambiente es familiar, especialmente a la hora del desayuno que se sirve en una gran mesa común. Bajo las escaleras de piedra pulida, bastante resbaladizas, se desemboca directamente en la Plaza grande. Recuerda un poco las Plazas de armas de las grandes ciudades de Perú: un gran espacio verde en el centro con muchos bancos y los principales edificios administrativos y religiosos por todos los lados, y dos lados cubiertos con galerías. Aquí se encuentra entre otras cosas la primera catedral construida en el continente americano, la sede del gobierno del estado de Yucatán, el ayuntamiento y la casa histórica de la familia Montejo, es decir de los tres conquistadores y fundadores de Mérida (el padre, el hijo y el sobrino llevando los tres el mismo nombre, Francisco de Montejo).

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Casa Montejo, en el Zócalo

El Zócalo siempre está muy animado, día y noche. El wifi gratis crea un ambiente que me recuerda a su vez las plazas principales de las ciudades de Cuba (escribí al respecto en el artículo CUBA, j’aime / je n’aime pas – Cuba, me gusta / no me gusta). Cada domingo, durante todo el día, la plaza se llena de puestos, principalmente de ropa, artesanía y alimentación. Del viernes al domingo, cada noche, una parte de la plaza queda cerrada al tráfico y unos espectáculos de danzas y músicas tradicionales reúnen a la multitud delante del palacio municipal. Algunas de las calles contiguas también se hacen peatonales por las noches para dejar sitio a las terrazas de bares y restaurantes.

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Monumento a la Patria

Para cambiar un poco, y también porque me faltaba una piscina para que me quede mas tiempo en este alojamiento simpático, pasé los 3 días siguientes unos centenares de metros más lejos en un hostal de ambiente más anónimo pero que ofrece una piscina grande rodeada de hamacas, mesas y sillones para relajar y trabajar a la vez. No muy lejos de aquí, en una pequeña plaza nombrada Parque Santa Lucía, tomé el hábito de comer en un restaurante no típicamente mexicano pero sí de ambiente placentero (música pop rock de los años 80, vinos de Latinoamérica y de Europa) que propone un menú para menos de 7 € y cuyo programa de fidelidad permite tener la cuarta comida gratis. Un poco más lejos, el paseo Montejo es un bulevar al estilo francés, bordeado de palacetes y lindas mansiones del siglo XIX. En medio de una rotonda, el Monumento a la Patria es una inmensa obra de arte moderno en piedra esculpida, cuya arquitectura se inspira en la época maya y que está dedicada a la nación mexicana y a su historia desde la colonización.

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Palacio de Cantón, Paseo Montejo

Por fin, durante mi última semana en Mérida, experimenté por primera vez el alojamiento de pago en casa de particulares vía la famosa plataforma Airbnb. Un poco a las afueras del centro histórico pero no demasiado lejos, a dos pasos de un mercado donde pude tomar unos desayunos típicos o bien comprar fruta y zumos, la casa dispone de una piscina para refrescarse, un pequeño jardín, un patio interior y tranquilidad, ya que el propietario vive arriba y sólo uno más 5 de los estudios de la planta baja se encontraba ocupado. Al final, sólo había unos pequeños mosquitos traviesos para molestarme un poco, sin maldad. Aprendí a alejarlos con la ayuda de los ventiladores, cuyo zumbido tiene la ventaja de favorecer el sueño.

En resumen, me conquistó esta hermosa ciudad donde me quedé finalmente durante 17 días. Hubiera podido prorrogar aún más mi estancia si no me había llevado la envidia de descubrir muchos otros lugares del sur de México. Encontré mis lugares favoritos, sea para un desayuno, un menú del día, un agua de coco natural o, a la noche, un sorbete de coco o de tamarindo. Tuve un poco la sensación de vivir aquí más que de viajar, y así es como concibo mi viaje. Y pues, Mérida constituye también un buen punto de partida para unas excursiones alrededor. Os contaré próximamente la visita de Uxmal, mi tercer sitio arqueológico maya, y la de Izamal, un pueblo colonial totalmente vestido de amarillo.

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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