Je suis malade mais je ne me soigne pas / Estoy enfermo pero no quiero medicinas

”image” Versión española más abajo

”image” 201ème publication sur ce blog. Plus de 9 mois se sont écoulés depuis la 200ème. Pourquoi? Et pourquoi me remettre au clavier maintenant? Explications… et nouvelle invitation au voyage.

Une première raison à écrire cet article, c’est bien sûr la nouvelle année, avec la tradition des voeux, et aussi celle des bonnes résolutions. Mais même si je souhaitais comme à l’habitude – et je le fais maintenant – vous souhaiter, à vous amis et lecteurs fidèles, une bonne et heureuse année 2014, même si parmi mes résolutions figure celle de me remettre à écrire et partager ici ma passion pour le voyage, cela ne suffisait pas à m’inspirer.

Ces derniers jours, toutefois, je me suis mis à l’oeuvre sur une autre de mes résolutions, sans doute un préalable à l’écriture : me remettre à voyager. J’ai ainsi réservé mes prochains vols pour des voyages courts mais inédits que je réaliserai en février et mars prochains. Et puis je commence à planifier d’autres voyages au plus long cours. Le premier d’entre eux pourrait se dérouler au second semestre.

Mais pourquoi n’ai-je pas fini d’écrire ici sur mon deuxième séjour au Brésil, en début d’année 2013? Pourquoi n’ai-je pas écrit un seul article sur mon voyage du mois de septembre, ma découverte de la Bulgarie et de la Grèce? Certes, j’ai publié sur ma page publique Facebook des photos et des commentaires, des impressions sur le vif, mais le blog est resté inerte. Je ne suis pas sûr d’avoir une réponse précise : sans doute le manque de temps, et au fil du temps, le manque d’inspiration, l’esprit étant passé à autre chose. En bref, le poids du train-train quotidien.

Et puis, ce matin, un ami a partagé sur Facebook un lien vers un court métrage en espagnol intitulé « le syndrome du voyageur éternel ». Dès le début, autant les images que le texte m’interpellent. C’est une femme qui parle à la première personne, au moment où elle s’apprête à partir une nouvelle fois pour un long voyage, évoquant ce qu’elle ressent en voyageant. Ce qui me frappe c’est qu’il me faut attendre un peu plus de 3 minutes de ce film pour que je trouve une phrase, une idée, un sentiment que je ne partage pas à 100%, quelque chose que je ressens aussi mais de façon un peu différente…  Et ceci se produit seulement 2 ou 3 fois sur la totalité du film que la voix conclut par un aveu de faiblesse (« je sais… j’ai les idées confuses ») avant que le générique de fin ne se lance avec un texte que je traduis ainsi :

Le syndrome du voyageur éternel est la sensation de ne te sentir bien en aucun endroit parce que tu as besoin d’être ailleurs.

C’est l’anxiété que tu ressens en pensant que tu ne seras jamais heureux dans un seul lieu.

C’est une maladie… qui te sauve la vie.

Alors voilà, ce matin, je n’ai pas seulement vu un très beau film, très bien écrit, très bien dit, très bien réalisé. Je n’ai pas seulement fait connaissance, à travers leur blog « algo que recordar » (quelque chose à se souvenir), avec un couple de madrilènes fous de voyages, Lucía et Rubén, les auteurs de ce film, lancés depuis plus de 6 mois dans leur premier tour du monde. J’ai aussi découvert que je ne suis pas le seul à souffrir de cette « maladie ». Comme je leur ai écrit, je les remercie d’avoir mis un nom sur ce syndrome, dont ils vont probablement contribuer à la contagion, et d’en avoir si bien décrit les symptômes. Et je les préviens en connaissance de cause : c’est une maladie dont on ne guérit pas. Mais puisque « c’est une maladie qui te sauve la vie », il faudrait être idiot pour vouloir en guérir, non?

P.S. : Vous trouverez le court métrage « El síndrome del eterno viajero » (en espagnol sous-titré en anglais) au bas de la version espagnole de cet article.

”image” Artículo número 201 en este blog. Más de 9 meses pasarón desde el número 200. ¿Por qué? ¿Y por qué volver a escribir ahora? Explicaciones… y nueva invitación a viajar.

Una primera razón que me hace escribir este artículo, por supuesto, es el año nuevo, con la tradición de las felicidades y también la de los buenos propósitos. Pero aunque quisiera, como siempre – y ahora lo hago -, desearos, amigos y lectores fieles, un feliz año 2014, aunque entre mis propósitos esté él de volver a escribir y compartir aquí mi pasión por el viaje, eso no bastaba a encontrar la inspiración.

Estos últimos días, sin embargo, me he puesto en marcha para otro de mis propósitos, sin duda una condición previa a la escritura: volver a viajar. Así pues reservé mis próximos vuelos para viajes cortos pero inéditos que haré en febrero y marzo. Y además empiezo a planificar otros viajes de más larga duración. El primero de ellos podría ser durante el segundo semestre.

Pero ¿por qué no terminé de escribir aquí sobre mi segunda estancia en Brasil, a principios de 2013? ¿Por qué no escribí ni un solo artículo sobre mi viaje del mes de septiembre, mi descubrimiento de Bulgaria y de Grecia? Claro, puse en mi página pública Facebook unos fotos y comentarios, unas impresiones en vivo, pero el blog se quedó inerte. No estoy seguro tener una respuesta precisa: sin duda la falta de tiempo, y a lo largo del tiempo, la falta de inspiración, la mente habiéndose pasado a otra cosa. En resumen, el peso de la rutina cotidiana.

Y entonces, esta mañana, un amigo ha compartido en Facebook un vínculo hacia un cortometraje titulado « El síndrome del eterno viajero ». Desde el principio, tanto las imágenes como el texto me llaman la atención. Es una mujer que habla en primera persona, cuando se está preparando para salir otra vez de viaje largo, evocando lo que siente al viajar. Lo que me impacta es que hace falta esperar más de 3 minutos de esta película para que encuentre una frase, una idea, un sentimiento que no comparto al 100%, algo que también siento pero de forma un poco distinta… Y eso sólo se produce un par de veces en la totalidad de la película que la voz concluye con un reconocimiento de debilidad (« lo sé…  no me aclaro ») antes de que los títulos de crédito empiecen con este texto:

El síndrome del eterno viajero es la sensación de no estar a gusto en ningún sitio porque necesitas estar en otros.

Es la ansiedad que sientes al pensar que nunca serás feliz en un solo lugar.

Es una enfermedad… que te salva la vida.

Pues eso, esta mañana, no sólo he visto una muy buena película, muy bien escrita, muy bien dicha, muy bien hecha. No sólo he conocido, a través de su blog « algo que recordar », a una pareja de madrileños locos de viajes, Lucía y Rubén, los autores de este cortometraje, metidos desde hace más de 6 meses en su primera vuelta al mundo. También he descubierto que no soy el único en sufrir esta « enfermedad ». Tal y como les escribí, les agradezco haber puesto nombre a este síndrome, cuyo contagio probablemente van a favorecer, y también les agradezco haber descrito sus síntomas de tan buena manera. Y, bien informado, les aviso: es una enfermedad que no se cura. Pero ya que « es una enfermedad que te salva la vida », habría que ser un idiota para querer curarse, ¿no?

P.S. : Aquí abajo encontraréis el cortometraje « El síndrome del eterno viajero ».

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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