Navega con las ballenas / Vogue avec les baleines

”image” 18 de diciembre. Tras un viaje de más de 35 horas en autobús desde Ushuaia, llego a Puerto Madryn. Estoy entonces en el extremo norte de Patagonia, por la costa atlántica. Claro que me siento cansado por el viaje pero también aliviado del tiempo frío y extremado que me acompañaba últimamente, desde El Calafate hasta Ushuaia.
19 de diciembre. Día de descanso y de coincidencias, ¡otra vez! Me encuentro por casualidad, primero con una familia de franceses que había conocido durante la excursión al Cañón del Colca, cerca de Arequipa, en Perú (una pareja con 2 niños de entorno a 7 años de edad, dando una vuelta al mundo para 18 meses) y luego con Anne y Florian, 2 franceses conocidos hace pocos días durante el viaje a Ushuaia. Ambos estudiaron en Grenoble, él es de un pueblo de Borgoña cercano al mío y también dan una vuelta al mundo. Eso ya es mucho es común. Intercambiamos experiencias y consejos… y quedamos para 2011 en Madrid o donde sea.
20 de diciembre. Me voy de excursión a Puerto Pirámides, en la Península Valdés, área declarada Patrimonio de la Humanidad por el UNESCO. El objetivo de esta excursión es acercarse a las ballenas francas australes que suelen pasar el invierno en las aguas cálidas alrededor de la península. Bueno claro, acá mañana será el verano así que la mayoría de las ballenas ya se han ido hacia el polo sur pero aún están las crías recién nacidas y sus madres. Otra vez tengo suerte porque en principio a mediados de diciembre, ya se van las últimas. Es más, este año están muy cerca de la costa así que no hace falta una larga navegación para llegar a verlas… y se aprovecha la casi totalidad de las 2 horas que dura la excursión con ellas. Y aún más, algo muy raro, la primera ballena que observamos es casi blanca, sufre de albinismo (foto 1).
La verdad es que es asombroso acercarse tan cerca de esos colosos. A veces las ballenas están a un metro del barco, a veces pasan por abajo… Estos momentos son mágicos. A parte de su tamaño gigante (esas ballenas nacen con entre 3 y 5 metros, pueden llegar a medir hasta 16 metros y pesar hasta 50 toneladas), destaca su carácter muy sociable. Para el capitán del barco, basta con acercarse lentamente de ellas, luego apagar los motores y las ballenas vienen a conocernos. Nos ofrecen algunos gestos típicos de su forma de vivir : las inspiraciones fuera del agua antes de zambullirse para buscar algo de comida más en profundidad, la cola que sale en el momento de la inmersión, las expiraciones que pulverizan el agua de la superficie, el bebé que llama a su madre dando una de sus aletas por la superficie del agua e incluso unos saltos con la cara que sale verticalmente del agua. También vemos como unas gaviotas se lanzan sobre las ballenas para sacarles un poco de piel de la espalda, muy rica en grasa.
Algo muy interesante de observar en las ballenas francas son las callosidades que tienen por la cabeza y que permiten identificarlas durante toda la vida como nuestras huellas dactilares. Eso ayuda para los científicos que siguen año tras año las ballenas que visitan la zona.
Desgraciadamente no vemos grandes saltos y tampoco vemos a ninguna madre amamantar a su bebé. Pero nos acercamos a unos 15 ejemplares y percibimos más a lo lejos. Inicialmente no había previsto esta etapa en mi viaje porque pensaba volar de Ushuaia a Buenos Aires directamente. Al final, llegué más temprano que previsto en Ushuaia (porque renuncié a 2 vueltas a Chile durante mi camino hacia el sur de la Patagonia) y decidí subir en autobús y añadir unas etapas por la costa atlántica. Los viajeros con quienes me encontraba y que venían de Puerto Madryn me decían que las ballenas aún estaban pero la verdad es que temía que se vayan de un día a otro. Al final, cuando escribo este artículo, la prensa argentina reporta que las ballenas siguen estando por la península Valdés (debida a que muchos bebés nacieron más tarde de lo habitual) y que las autoridades acaban de decidir una prorroga excepcional de la temporada turística. Eso significa que las excursiones en barco (reglamentadas) sigan unas semanas más y que el área sigue prohibida para los barcos privados (para no molestar a las ballenas).
En fin, me alegro por este nuevo regalo que me dio la naturaleza, poco días antes de Navidad. También fui testigo de que las medidas de protección de la fauna sirven para algo. Tras la interdicción de la caza cuando se declaró el peligro de extinción, ahora se puede notar un crecimiento de la población entorno al 8% por año. Es que esas ballenas se merecen el título de « Monumento Natural » que se les otorgó una ley argentina en 1984.

”image” 18 décembre. Après un voyage de plus de 35 heures en bus depuis Ushuaia, j’arrive à Puerto Madryn. Je suis alors à l’extrême nord de la Patagonie, sur la côte atlantique. Bien sûr, je me sens fatigué par le voyage mais aussi soulagé du temps froid et extrême qui m’accompagnait dernièrement, depuis El Calafate jusqu’à Ushuaia.
19 décembre. Jour de repos et de coïncidences, une fois de plus! Je rencontre par hasard, d’abord une famille de français connus lors de l’excursion au Cañón del Colca, près d’Arequipa, au Pérou (un couple avec 2 enfants d’environ 7 ans qui font un tour du monde pendant 18 mois) puis Anne et Florian, 2 français connus il y a quelques jours pendant le voyage à Ushuaia. Tous deux ont étudié à Grenoble, lui est d’un village de Bourgogne près du mien et ils font aussi un tour du monde. Ça fait déjà beaucoup en commun. Nous échangeons expériences et conseils… et nous donnons rendez-vous pour 2011 à Madrid ou ailleurs.
20 décembre. Je pars en excursion à Puerto Pirámides, sur la Península Valdés, zone déclarée Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. L’objectif de cette excursion est d’approcher les baleines franches australes qui passent l’hiver dans les eaux chaudes autour de la péninsule. Bon bien sûr, demain ce sera l’été ici, c’est pourquoi la plupart des baleines sont déjà parties vers le pôle sud mais il y a encore les bébés nés récemment et leurs mères. Une fois de plus j’ai de la chance parce qu’en principe, mi décembre, les dernières baleines s’en vont. Plus encore, cette année elles viennent très près de la côte et il n’y a donc pas besoin d’une longue navigation pour les voir… et on profite de la quasi totalité des 2 heures que dure l’excursion avec elles. Et encore plus fort, quelque chose de rare, la première baleine que nous voyons est presque blanche, elle est albinos (photo 1).
Je vous assure que c’est vraiment impressionnant de s’approcher aussi près de ces colosses. Parfois les baleines étaient à un mètre du bateau, parfois elles passaient en-dessous… Ces moments sont magiques. Outre sa taille de géant (ces baleines mesurent entre 3 et 5 mètres à la naissance, peuvent atteindre 16 mètres et peser jusqu’à 50 tonnes), il faut remarquer son caractère très sociable. Pour le capitaine du bateau, il suffit de s’approcher d’elles lentement, puis d’éteindre les moteurs et les baleines viennent à notre rencontre. Elles nous offrent quelques gestes typiques de sa vie quotidienne : les inspirations en dehors de l’eau avant de plonger pour chercher de la nourriture en profondeur, la queue qui sort au moment de l’immersion, les expirations qui pulvérisent de l’eau à la surface, le bébé qui appelle sa mère en tapant une nageoire sur la surface de l’eau et même quelques sauts avec la tête qui sort à la verticale de l’eau. Nous voyons aussi comment quelques mouettes se lancent sur les baleines pour leur « piquer » un morceau de peau sur le dos, très riche en graisse.
Il est aussi très intéressant d’observer les callosités que les baleines franches ont sur la tête et qui permettent de les identifier durant toute la vie comme nos empreintes digitales. Ceci aide les scientifiques qui suivent d’année en année les baleines qui visitent la zone.
Malheureusement nous ne voyons pas de grands sauts ni aucune mère allaiter son petit. Mais nous nous sommes approchés d’environ 15 exemplaires et en avons aperçu d’autres au loin. Initialement, je n’avais pas prévu cette étape dans mon voyage car je pensais voler directement d’Ushuaia à Buenos Aires. Finalement, je suis arrivé plus tôt que prévu à Ushuaia (parce que j’ai renoncé à 2 boucles par le Chili au cours de mon chemin vers le sud de la Patagonie) et j’ai décidé de remonter en bus et d’ajouter quelques étapes sur la côte atlantique. Les voyageurs que je rencontrais et qui venaient de Puerto Madryn me disaient que les baleines étaient encore là mais je redoutais qu’elles ne s’en aillent d’un jour à l’autre. Finalement, quand j’écris cet article, la presse argentine rapporte que les baleines sont encore aux abords de la Península Valdés (parce que beaucoup de bébés sont nés plus tard que d’habitude) et que les autorités venaient de décider une prolongation exceptionnelle de la saison touristique. Cela signifie que les excursions en bateau (réglementées) se poursuivront pour quelques semaines de plus et que la zone reste interdite aux bateaux privés (pour ne pas déranger les baleines).
Enfin, je me réjouis de ce nouveau cadeau que m’a offert la nature, quelques jours avant Noël. J’ai aussi été témoin que les mesures de protection de la faune servent à quelque chose. Après l’interdiction de la chasse alors que se déclarait le danger d’extinction, on peut noter maintenant une croissance de la population d’environ 8% par an. Il faut dire que ces baleines méritent le titre de « Monument Naturel » que leur accorda une loi argentine en 1984.

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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6 commentaires pour Navega con las ballenas / Vogue avec les baleines

  1. Annie Lasset dit :

    Belle excursion avec les baleines,surement très impressionnant de les approcher d’aussi près, tu as dû te régaler, nous aussi, ainsi que tout au long de cette annèe écoulèe. Il ne nous reste plus beaucoup de temps pour profiter de ton aventure (presque en direct !) alors applique toi à visiter et nous raconter avant que cela nous manque.

    • Rémy LASSET dit :

      Oui c’était une surprise agréable à savourer… avec les yeux cette fois!
      Il me reste peu de temps aussi pour profiter de mon grand voyage… mais beaucoup de temps pour vous raconter! 🙂

  2. FLO et DANY dit :

    Magnifique,ce moment devait etre magique,tu n’as pas eu un petit instant de peur quand la baleine était a 1M ou dessous le bateau?
    Continue bien et savoure bien tes derniers jours de ce long voyage qui nous a aussi beaucoup apporté et c’est sur tu nous manqueras.
    BISES a bientot

    • Rémy LASSET dit :

      Oui, j’avoue que je me demandais si ces baleines ne pouvaient pas, volontairement ou non, renverser le bateau. Mais le guide nous a expliqué et nous avons pu vérifié que ces anmaux sont très sociables avec les humains, il faut juste les respecter, ne pas faire trop de bruit (genre parler comme Nicolas Hulot dans Ushuaia ;), ne pas taper des pieds sur le plancher du bateau, etc.)
      Merci encore de me suivre et… j’essaierai de poursuivre ce blog au-delà de mon « long voyage » (qui ne m’a jamais paru trop long ;))
      Bises a+

  3. paulig dit :

    Toi aussi t’es un peu albinos ‘ti Remiguel, n’oublie pas la crème solaire sur le haut du crâne, ça serait bête de revenir de cette fabuleuse aventure avec un coup de soleil …

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