El Machu Picchu y yo / Le Machu Picchu et moi

”image” Otra vez me cuesta escribir… Ya que se trata de una de las « nuevas 7 maravillas del mundo » el artículo obviamente no estará a la altura que se merece… También hay tantas cosas que decir en esta ocasión, sobre la historia del lugar y de los incas en general, lo que se sabe por seguro y las múltiples hipótesis que quedan sin verificar y que a veces se oponen las unas a las otras…
Así que, de momento, lo voy a hacer de otra forma. No os voy a contar en detalle sobre el Machu Picchu y tampoco sobre los incas pero sí, contaros sobre mi encuentro con este lugar y lo que más me llama la atención a mí, tras visitarlo.
Primero, llegar al Machu Picchu como llegué, es decir por el Camino Inca, es un privilegio. ¿Por qué? Pues en primer lugar porque sólo unos 250 turistas pueden hacerlo cada día durante 11 meses cada año (cerrado en febrero). Segundo, porque se llega muy pronto por la mañana, antes de la mayoría de los turistas llegando de Cuzco. Pero más que nada porque se llega por arriba y nada más pasar Intipunku (« Puerta del Sol » en quechua), se puede disfrutar una vista sobre la ciudadela y el Wayna Picchu por detrás… siempre y cuando el tiempo lo permita. En mi caso, por culpa de la lluvia y de la niebla, sólo la pude divisar un segundo desde Intipunku pero luego, acercándose, sí que es un momento mágico cuando se disfruta esa vista general del Machu Picchu (fotos 1 y 6).
Lo primero que llama la atención, incluso desde lejos, es como estas ruinas parecen un pueblo construido en harmonía con su entorno natural. Tal vez es a propósito que se dio a la ciudadela el mismo nombre de la montaña donde está construida. La ciudadela se construyó aprovechando el relieve natural del lugar, por ejemplo para los bancales dedicados a la agricultura (foto 2) o a la ornamentación. Al acercarse, se da cuenta que algunos edificios (el Templo del Sol siendo el mayor ejemplo, foto 7) se construyeron basándose en la roca misma (o « piedra madre »). Y subiendo un poco más se llega a la cantera de donde se extraía y tallaba la piedra (foto 3). Luego el guía explica que esa harmonía con la naturaleza era uno de los principios mayores de los incas en sus construcciones, incluso desde la elección del lugar donde se iba a construir. Es muy lógico, pero aún en una época muy reciente a menudo se olvida este principio y lamentablemente a veces el precio se paga no solamente en dinero sino también en vidas humanas perdidas. Pero bueno, parece que este concepto tan sencillo vuelve a estar de moda, pretendiendo ser una idea tan nueva como genial…
También hay cosas que no son lógicas y tampoco inteligibles como por ejemplo esa roca sin tallar, sobresaliendo cerca de la cantera, que tiene un perfil increíblemente parecido al perfil natural de las montañas Machu Picchu y Wayna Picchu (foto 8). ¡Vaya coincidencia!
¿Qué más decir? Pues como en muchos yacimientos incas e incluso pre incas, la arquitectura es impresionante. El conjunto es armonioso. Cada « piedra madre » y cada piedra tallada es como parte de una obra. Cada una, y la obra en su mayor parte, siguen aquí desde siglos, resistiendo a las fuerzas de la naturaleza y evitando el saqueo por parte de los españoles que por suerte nunca llegaron aquí. En los edificios de mayor importancia, especialmente religiosa, la piedra está perfectamente pulida. Y como siempre, los ángulos estaban hechos precisamente para garantizar la resistencia de la estructura, especialmente en caso de terremotos. Y todo eso mientras no tenían las herramientas que tenemos ahora para todo este trabajo.
Y bueno, claro, es un lugar donde se quiere quedar, parando el tiempo… parando también la lluvia… y olvidando los dolores y el cansancio de los 4 días de caminata siguiendo los pasos de los incas…
Por cierto, hablando de los incas, ¿cómo se explica su derrota tan rápida y completa frente a los españoles? Claro, los españoles aprovecharon el efecto sorpresa y su apariencia de deidades. Pero ¿hubiera sido igual si los incas no estuvieran en plena guerra civil en este mismo momento, tras la muerte del undécimo Inca, Huyana Cápac, y la división del imperio entre sus 2 hijos, uno de ellos siendo ilegítimo? Probablemente no. Y eso es otra lección para nosotros, en nuestras familias, en nuestras empresas, en nuestros gobiernos, en nuestro mundo… Dividirse es debilitarse y al final… perderse.
Termino con esto pero volveré a tratar del Machu Picchu el próximo día 5 de noviembre… y tal vez os animaré entonces a un acto de movilización…

”image” Une fois de plus, j’ai du mal à écrire… Puisqu’il s’agit d’une des « 7 nouvelles merveilles du monde », l’article ne sera évidemment pas à la hauteur qu’elle mérite… Et puis il y a tellement de choses à dire en cette occasion, sur l’histoire de l’endroit et des incas en général, ce qui se sait de façon certaine et les multiples hypothèses qui restent à prouver et qui parfois s’opposent les unes aux autres…
Alors, pour le moment, je vais faire différemment. Je ne vais pas vous raconter en détails sur le Machu Picchu ni sur les incas mais je vais plutôt écrire sur ma rencontre avec ce lieu et sur ce qui m’a le plus marqué, personnellement, après l’avoir visité.
D’abord, arriver au Machu Picchu comme j’y suis arrivé, c’est-à-dire par le Chemin Inca, est un privilège. Pourquoi? Premièrement parce que seulement 250 touristes peuvent le faire chaque jour, 11 mois par an (fermé en février). Ensuite parce qu’on arrive très tôt le matin, avant la plupart des touristes arrivant de Cuzco. Mais surtout parce qu’on arrive par en haut et qu’en franchissant Intipunku (« Porte du Soleil » en quechua), on peut profiter de la vue sur la citadelle et le Wayna Picchu derrière elle… à condition que le temps le permette. Dans mon cas, pour cause de pluie et de brume, je n’ai pu que l’apercevoir pendant une seconde depuis Intipunku mais ensuite, en s’approchant, c’est vraiment un moment magique de bénéficier de cette vue générale sur le Machu Picchu (photos 1 et 6).
La première chose qui attire l’attention, y compris de loin, c’est comment ces ruines paraissent un village construit en harmonie avec son environnement naturel. Ça n’est peut-être pas un hasard d’ailleurs si la citadelle porte le nom de la montagne sur laquelle elle est construite. La citadelle fut construite en tirant profit du relief naturel de l’endroit, par exemple pour les terrasses dédiées à l’agriculture (photo 2) ou à l’ornementation. En s’approchant, on se rend compte que certains édifices (le Temple du Soleil étant le meilleur exemple, photo 7) furent construits en se basant sur la roche même (ou « pierre-mère »). Et en montant un peu plus, on arrive à la carrière où la pierre était extraite et taillée (photo 3).
Puis le guide explique que cette harmonie avec la nature était un des principes majeurs des incas pour les constructions, y compris dès le choix de l’endroit où ils allaient construire. C’est très logique, mais même à une époque très récente on oubliait encore souvent ce principe y malheureusement parfois le prix se paie non seulement en argent mais aussi en vies humaines. Mais bon, il semble que ce concept très simple revienne à la mode, prétendant être une idée aussi nouvelle que géniale…
Il y a aussi des choses qui ne sont ni logiques ni intelligibles comme par exemple cette roche non taillée qui surgit de terre, près de la carrière, et dont la forme est incroyablement semblable à celle des montagnes Machu Picchu et Wayna Picchu (photo 8). Quelle coïncidence!
Que dire de plus? Eh bien comme dans beaucoup de sites incas et même pré-incas, l’architecture est impressionnante. L’ensemble est harmonieux. Chaque « pierre-mère » et chaque pierre taillée est comme partie d’une œuvre. Chacune, et l’œuvre en majeure partie, sont ici depuis des siècles, résistant aux forces de la nature et évitant le pillage de la part des espagnols qui fort heureusement n’arrivèrent jamais jusqu’ici. Pour les édifices d’importance majeure, particulièrement religieuse, la pierre était parfaitement polie. Et comme toujours, les angles étaient respectés précisément pour garantir la résistance de la structure, notamment aux tremblements de terre. Et tout ceci alors qu’ils n’avaient pas les outils que nous avons maintenant pour tout ce travail.
Et puis, bien sûr, c’est un endroit où l’on veut rester, arrêter le temps… arrêter aussi la pluie… et oublier les douleurs et la fatigue des 4 jours de randonnée sur les pas des incas…
Au fait, en parlant des incas, comment s’explique leur défaite aussi rapide et complète face aux espagnols? Bien sûr, les espagnols profitèrent de l’effet de surprise et de leur apparence de divinités. Mais en aurait-il été ainsi si les incas n’avaient pas été en pleine guerre civile à ce même moment, après la mort du onzième Inca, Huayna Cápac, et la division de l’empire entre ses 2 fils, l’un d’eux étant illégitime? Probablement pas. Et ceci est une autre leçon pour nous, dans nos familles, dans nos entreprises, dans nos gouvernements, dans notre monde… Se diviser, c’est s’affaiblir et au final… courir à sa perte.
Je termine là-dessus mais je traiterai à nouveau du Machu Picchu le 5 novembre prochain… et je vous encouragerai peut-être alors à un acte de mobilisation…

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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6 commentaires pour El Machu Picchu y yo / Le Machu Picchu et moi

  1. bretona de adopcion dit :

    G-U-A-U

  2. Mónica dit :

    Con estas fotos, queda claro que merece la pena el esfuerzo del camino inca.
    Una pena la lluvia, pero con el efecto de las nubes, le da un toque más « mágico » al entorno. Preciosa la foto 6.
    Qué razón que tienes con lo de « Dividirse es debilitarse »… y cuántas veces en el día a día lo vemos… y cuántas veces no sacamos una lección aprendida de ello…

    • Rémy LASSET dit :

      Pues tú también tienes la razón : el efecto de las nubes daba un toque mágico, misterioso, como si nos trasladábamos en el mundo de las leyendas, en unos tiempos antiguos… en los tiempos incas 😉

  3. Carine et Alain dit :

    Salut Remy,

    Ce site remarquable semble t’avoir émerveillé. Quel spectacle, surtout la vue sur l’ensemble du site. Nous apprécions beaucoup ta remarque sur la division des groupes de personnes. Imagine notre petite Belgique coupée en deux. Nous ne pouvons l’imaginer et pourtant, tu connais notre devise « l’union fait la force ». Il faudrait rappeler cela à tous nos politiciens.

    Bonne aventure chilienne…

    Tes amis Carine et Alain

    • Rémy LASSET dit :

      Merci encore, Carine et Alain. Je vois que vous me suivez de plus en plus régulièrement 😉
      Oui effectivement, ce problème de division est très actuel en Belgique. J’espère que les politiciens, poussés par le peuple, sauront retrouver la raison… et redonner sa réalité à votre devise. Hélas, il n’y a pas que la Belgique… L’Espagne a notamment ses divisions internes aussi, notamment avec la Catalogne…
      A bientôt, chers amis!

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