La huaca Pucllana (Miraflores, Lima)

”image” Apenas llegado en Perú, visité un primer sitio arqueológico, la huaca Pucllana, en medio de la urbe de Lima (precisamente en el distrito de Miraflores). Huaca es una palabra que viene del quechua « waca » significando « dios tutelar de la casa ». Ahora huaca designa cualquier templo o sepulcro prehispánico. La huaca Pucllana es el gran centro ceremonial que los pobladores de la cultura Lima edificaron aquí hacia el año 400, para honorar a sus 2 diosas principales : la mar (uso el femenino a propósito) y la luna.
Las excavaciones y la restauración empezaron hace unos 30 años y todavía siguen. Lo que a mí me llamó mucho la atención, es precisamente el tamaño y el estado de conservación de este templo y aún más cuando se nos explicó el guía como se construyó. Pues todos los muros y las plataformas eran levantados a base de ladrillos de adobe, hechos de barro con unas conchas machacadas con los pies y piedrecitas. Pero lo más relevante es que colocaron los ladrillos de forma vertical, dejando espacio entre ellos, como libros en un librero. Eso era pensado para que la estructura resista a los terremotos. ¡Y funcionó! Es impresionante como esta civilización (y muchas otras civilizaciones antiguas en Suramérica y fuera) sabían hacer con las fuerzas de la naturaleza y protegerse de ellas. Y es aún más impresionante darse cuenta de que las civilizaciones posteriores no fueron capaces de hacer lo mismo. Lima por ejemplo, tras su edificación por los Españoles, fue casi completamente destruido por un gran terremoto en 1746. Casi todos los edificios y por ejemplo la catedral tuvieron que reconstruirse. Pero 1600 años tras su construcción y a pesar de subir muchos terremotos como ese, largos trozos de la huaca Pucllana sigue intacta. Y eso que la cultura Lima no era la más destacable de esa época en Perú : parece que tanto los moches al norte como los nazcas al sur eran aún más avanzados.
En esta huaca se distinguen 2 zonas separadas por un gran muro que corre de sur a norte. En la parte este se encuentra el sector administrativo con plazas y recintos para reuniones públicas, el control de la construcción, etc. En la parte oeste se ubica el sector ceremonial en sí con la pirámide (a lo largo de los años se añadían nuevos pisos) y las plazas anexas donde se realizaban ritos y ceremonias religiosas dirigidas por sacerdotes que asumían las funciones de gobernantes locales.
La religión de los Limas estaba dominada por el mar, representado por diseños de olas y de tiburones sobre vasijas de cerámica. La producción de cerámica era una de sus actividades más importantes. Las actividades religiosas incluían banquetes con carne de tiburón, rompimiento de esas vasijas pintadas, ofrendas… y a veces también unos sacrificios humanos…
¿Qué advino de esta cultura Lima? Pues entró en una crisis hacia el año 700 como lo demuestran la construcción de edificios pequeños, el uso de material reciclado y la presencia de menos ofrendas religiosas. Y bueno, en esta fase de crisis llegaron primero el Imperio Huari desde las montañas centrales de Ayacucho y luego, hacia la mitad del siglo XV, el Imperio Inca desde Cuzco. Estos pobladores siguieron usando la huaca pero sin seguir su expansión y convirtiéndolo en cementerio.
Otro aspecto interesante del museo de la huaca Pucllana es su parque de fauna nativa, con una de las 3 razas de perros sin pelos en el mundo, unos patos (únicos aves nativos en América), unas alpacas, un llama y unos conejillos de Indias (a ver si algún día me atrevo a probar comer su carne…)
Nota : para más información, podéis mirar la página web de la huaca Pucllana

”image” A peine arrivé au Pérou, j’ai visité un premier site archéologique, la huaca Pucllana, en pleine métropole de Lima (précisément dans le quartier de Miraflores). Huaca est un mot qui vient du quechua « waca » signifiant « dieux protecteurs de la maison ». Maintenant huaca désigne tout temple ou tombeau préhispanique. La huaca Pucllana est le grand centre cérémonial que le peuple de la culture Lima a édifié ici vers l’an 400 pour honorer ses 2 déesses principales : la mer et la lune.
Les fouilles et la restauration ont commencé il y a environ 30 ans et se poursuivent encore. Ce qui a retenu l’attention c’est précisément la taille et l’état de conservation de ce temple et encore plus lorsque le guide nous a expliqué comment il s’est construit. En fait, tous les murs et les plateformes ont été construits à base de briques faites de boue avec des coquillages concassées avec les pieds et de petits cailloux. Mais le plus remarquable c’est qu’ils ont placé les briques en position verticale, en laissant des espaces entre elles, comme des livres dans une bibliothèque. Ceci était pensé pour que la structure résiste aux tremblements de terre. Et ça a fonctionné! C’est impressionnant comme cette civilisation (et beaucoup d’autres anciennes civilisations d’Amérique du Sud et d’ailleurs) savaient composer avec les forces de la nature et se protéger d’elles. Et c’est encore plus impressionnant de voir comment les civilisations suivantes n’ont pas été capables de faire de même. Lima par exemple, après son édification par les Espagnols, fut quasiment complètement détruite par un grand tremblement de terre en 1746. Presque tous les édifices et par exemple la cathédrale ont dû être reconstruites. Mais 1600 ans après sa construction et malgré avoir subi plusieurs séismes comme celui-ci, une grande partie de la huaca Pucllana reste intacte. Tout cela alors que la culture Lima n’était pas la plus remarquable à cette époque au Pérou : les moches, au nord, et les nazcas, au sud, étaient plus avancés.
Dans cette huaca, on distingue 2 zones séparées par un grand mur qui court du nord au sud. A l’est se trouve le secteur administratif avec des places et des enceintes pour des réunions publiques, le contrôle de la construction, etc. A l’ouest le secteur cérémonial proprement dit avec la pyramide (au fil des années s’ajoutaient des étages) et les places annexes où se tenaient les rites et cérémonies religieuses dirigés par des prêtres qui assumaient les fonctions de gouverneurs locaux.
La religion des Limas était dominé par la mer, représentée par des dessins de vagues et de requins sur des pots en céramique. La production de céramique était une de leurs activités les plus importantes. Les activités religieuses incluaient des banquets à base de viande de requin, on cassait aussi des pots de céramiques décorés, on faisait des offrandes… et parfois aussi quelques sacrifices humains…
Qu’est-il devenu de cette culture Lima? Eh bien elle entra en crise vers l’an 700 comme le prouvent la construction d’édifices plus petits, l’usage de matériaux recyclés et la baisse du nombre d’offrandes religieuses. Et puis dans cette phase de crise arrivèrent d’abord l’Empire Huari depuis les montagnes centrales d’Ayacucho et ensuite, vers le milieu du XVème siècle, l’Empire Inca depuis Cuzco. Ces peuples continuèrent à utiliser la huaca mais pas son extension, et ils la convertirent en cimetière.
Un autre aspect intéressant du musée de la huaca Pucllana est son parc animalier indigène, avec une des 3 races de chiens sans poils au monde, des canards (seules volailles natives des Amériques), quelques alpagas, un lama et des cochons d’Inde (on verra si j’ose goûter leur viande un de ces jours…)
N.B. : pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site internet de la huaca Pucllana (uniquement en espagnol)

A propos Rémy

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4 commentaires pour La huaca Pucllana (Miraflores, Lima)

  1. annie lasset dit :

    Surprenant l’état de ce temple surtout sachant comment il a été construit.
    Là aussi tu commences fort dans la découverte de la culture Lima.
    Tes explications sont vraiment intéressantes.
    Bravo et merci.

    • Rémy LASSET dit :

      Oui le Pérou est déjà à la hauteur de mes espérances, même à Lima, là où je ne l’attendais pas forcément.
      Ça me fait plaisir de partager ça avec vous… et ça me permet aussi de bien enregistrer pour moi… avant que le mal d’altitude ne me dévore la mémoire!

  2. Mónica dit :

    Si es que ya no se hacen casas como las de antes… 🙂
    Hay que ver Rémy lo mucho que he aprendido en un momentito leyendo estas líneas.
    Hazte un backup de tu memoria para no olvidarte de todo esto.
    Sigue contándonos más cosas que esto está muy chulo.
    Salu2 desde Manchester

    • Rémy LASSET dit :

      Muchas gracias, Mónica. ¿Qué haces en el país de los « rosbeef »?
      Pues sí, yo también estoy aprendiendo mucho y a parte de compartirlo todo con vosotr@s, escirbirlo en el blog me permite hacer un backup de mi memoria, que ya sabes que no la tengo muy fiable jaja

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