Que de changements! / ¡Cuántos cambios!

”image” Le changement de chapitre que je vous annonçais il y a 2 jours s’est accompagné d’une ribambelle de changements que je vous raconte ici dans l’ordre :
– Changement de vol. Lundi 26 juillet après-midi (heure de Sydney), la compagnie australienne Qantas m’appelle pour m’informer que mon vol du lendemain matin pour Santiago de Chile, opéré par la compagnie chilienne LAN, partira avec 1h10 de retard et me proposer de changer mon vol suivant pour São Paulo. Je n’avais en effet que 1h30 pour la correspondance. J’aurai désormais 6 heures… et je n’arriverai à São Paulo que peu avant minuit.
– Premier changement de langue. Mardi 27, lever à 6 heures (de Sydney), dernier petit-déjeuner dans l’agréable pièce commune chez « Eva’s backpackers », presque déserte à cette heure-ci. La navette réservée la veille arrive avec un peu d’avance. Dernier passage par l’aéroport de Sydney, où j’étais arrivé en février et où j’avais fait escale en mai, entre Auckland et Perth. Au comptoir d’embarquement, les annonces sont faites en espagnol avant l’anglais. Et l’accent est colombien. J’adore! Dans l’avion, je suis heureux de retrouver ma seconde langue, celle qui n’était que ma quatrième langue quand j’ai commencé à l’apprendre au lycée. Un coup d’œil au programme des films disponibles et j’ai déjà fait mon choix : je commencerai par « Hable con ella » de Pedro Almodóvar et poursuivrai avec « Martín (Hache) », film hispano-argentin de Adolfo Aristarain.
– Premier changement d’heure. L’avion fait une escale d’environ 1h30 à Auckland et la loi locale impose à tous les passagers de descendre. Me voici donc de retour en Nouvelle-Zélande et je dois changer l’heure sur ma montre une première fois.
– Ligne de changement de date. Peu de temps après le décollage d’Auckland, l’avion franchit la ligne de changement de date. C’est une drôle de sensation de se dire : « J’ai décollé mardi 27 à 11 heures du matin à Sydney. Environ 8 heures se sont écoulés depuis, et nous sommes maintenant lundi 26 au soir. » C’est la première fois que je réussis à remonter le temps! La machine s’appelle Airbus A340. 😉
– Changement de continent, de paysages, deuxième changement d’heure et changement d’avion. Un peu plus de 15 heures après avoir quitté Sydney, après un troisième film, cette fois-ci américain (Green Zone, traitant de la guerre en Irak), l’avion entame sa descente sur Santiago de Chile. Par le hublot, j’aperçois enfin l’Amérique du Sud, ce continent que je rêve de visiter depuis des années. Les premiers paysages sont époustouflants : la Cordillère des Andes est vraiment énorme! Et l’avion se pose à ses pieds. Pour la deuxième fois, je change ma montre d’heure. A Santiago de Chile, il est 12h25, mardi 27, j’ai l’impression que le temps s’est arrêté mais je vais maintenant trouver le temps long : il me faut patienter maintenant pendant 6 heures avant de prendre mon vol pour São Paulo. Ce dernier vol se fera en Airbus A320.
– Troisième changement d’heure et changement de monnaie. L’avion atterrit ponctuellement à São Paulo à 23h20, heure locale. Je remets ma montre à l’heure. Le décalage avec la France est maintenant de 5 heures en moins : quand il est midi en France, il est 7 heures du matin au Brésil. Je récupère mon bagage sans attendre et me dirige vers les distributeurs de billets pour retirer mes premiers réales.
– Changement de logement. Pour la première fois depuis la nuit passée tout près de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle en février, je vais passer la nuit dans une vraie chambre d’hôtel. Compte tenu de l’arrivée tardive de mon vol, je me dis que j’ai vraiment bien fait de réserver ici, tous près de l’aéroport. Le taxi m’y dépose juste avant minuit. Cela fait près de 24 heures que j’ai quitté Sydney alors qu’il était déjà 11 heures du matin, mais nous sommes toujours mardi 27! C’en est presque déconcertant.
– Second changement de langue. Après une bonne nuit de sommeil, trop courte toutefois, je descends prendre mon petit-déjeuner et je me heurte pour la première fois à la difficulté de communiquer dans un pays dont je ne connais pas la langue. J’arrive à me faire comprendre en parlant espagnol ou anglais mais j’avoue que je suis encore loin de comprendre lorsqu’on me répond en portugais. Il va vraiment falloir que je m’y mette!
– Changement d’alimentation. Quel buffet de petit-déjeuner! Je ne regrette pas d’avoir mis le réveil pour en profiter. Du bon pain, des bonnes viennoiseries et pâtisseries (dont un gâteau au chocolat), du fromage, de la charcuterie, des fruits… Un vrai bonheur!
– Changement d’ambiance. Les Australiens et les Néo-Zélandais sont très disponibles pour aider. Mais je crois bien que les Brésiliens sont encore plus forts dans la générosité. Première démonstration, dans l’autocar me conduisant à Ribeirão Preto, à un peu plus de 4 heures de São Paulo : à mi-chemin, après être descendu s’acheter à manger et alors que nous n’avons pas plus échangé que le « bom dia » de politesse, ma voisine me propose de goûter à son repas avant même qu’elle l’entame. Deuxième démonstration, à l’arrivée à Ribeirão Preto, n’arrivant pas à joindre mon ami Jaros, je demande de l’aide en espagnol et on m’explique patiemment en portugais que je ne dois pas taper tous les chiffres du numéro, mais seulement les 8 derniers. Et puis, que ça fait du bien de retrouver l’ambiance des terrasses à l’espagnole, sur la rue, des tapas et des bières bien fraîches. Après avoir retrouvé par hasard les 2 professeurs de français de Jaros à une table, nous commandons une grande bouteille de bière et une assiette de « bolinhos de carne seca » (boulettes de viande séchée). Excellent! On nous apporte des verres et la bouteille de bière légère et bien fraîche, posée dans un récipient permettant de garder le frais. Pour commander les bouteilles suivantes, pas besoin de demander, il suffit de sortir la bouteille vide de son récipient et sa remplaçante arrivera en moins d’une minute! Enfin, arrivé chez Jaros, il met la musique en route : bossanova et samba! Un régal!
P.S. : Désolé mais je n’ai pas eu la présence d’esprit de prendre mon appareil photo lors de mes premières sorties en ville. Je suis encore sous le coup du décalage horaire, un peu zombi… La photo est celle de la terrasse de mes hôtes brésiliens à Brisbane.

”image” El cambio de capítulo que os anuncié hace 2 días se acompañó de una sarta de cambios que os cuento aquí en el orden :
– Cambio de vuelo. El pasado lunes 26 de julio por la tarde (hora de Sydney), la compañía australiana Qantas me llamó para informarme que mi vuelo del siguiente para Santiago de Chile, operado por la compañía chilena LAN, saldrá con un retraso de 1h10 y proponerme cambiar mi vuelo siguiente para São Paulo. Efectivamente, sólo tenía 1h30 para el enlace. Tendré entonces 6 horas… y llegaré a São Paulo poco antes de medianoche.
– Primer cambio de idioma. Martes, 27 de julio, me levanté a las 6 de la madrugada (hora de Sydney), y tomé mi último desayuno en la agradable sala común de « Eva’s backpackers », casi desierta a esta hora. La lanzadera reservada el día anterior llegó con un poco de antelación. Último paso por el aeropuerto de Sydney, donde llegué en febrero y donde tuve una escala en mayo, entre Auckland y Perth. En el mostrador de embarque, los anuncios se hicieron en español antes que en inglés. Y el acento es colombiano. ¡Me encanta! En el avión, estoy feliz de volver a estar con mi segundo idioma, la que sólo era mi cuarto idioma cuando empecé a aprenderlo en el instituto. Un vistazo al programa de películas disponibles y ya tuve mi selección hecha : « Hable con ella » para empezar y luego la película hispano-argentina « Martín (Hache) », de Adolfo Aristarain.
– Primer cambio de hora. El avión hizo una escala de 1h30 en Auckland donde la ley impone a todos los pasajeros de bajar. Pues estoy de vuelta a Nueva Zelanda y tengo que cambiar de hora una primera vez.
– Línea internacional de cambio de fecha. Poco después de despegar de Auckland, el avión pasó la línea internacional de cambio de fecha. Es una sensación extraña decirse : « Despegué el martes 27 a las 11 horas de la mañana en Sydney. Entorno a 8 horas han pasado desde entonces y estamos ahora a lunes 26 por la tarde. » Fue la primera vez que conseguí volver atrás en el tiempo. La máquina del tiempo que usó se llama Airbus A340. 😉
– Cambio de continente, de paisajes, segundo cambio de hora y cambio de avión. Un poco más de 15 horas tras salir de Sydney, tras una tercera película, americana esta vez (Green Zone, tratando de la guerra en Irak), el avión empezó su descenso hacia Santiago de Chile. Por la ventanilla, por fin vi Suramérica, este continente que llevo años soñando de visitar. Los primeros paisajes me asombraron : la Cordillera de los Andes es enorme! Y el avión aterrizó a sus pies. Por la segunda vez, cambié la hora en mi reloj. En Santiago de Chile, eran las 12h25, martes 27, y tuve la sensación de que el tiempo se había parado. Pero luego el tiempo se iba a hacer largo : tuve que esperar durante 6 horas antes de coger mi vuelo para São Paulo. Este último vuelo se iba a hacer con un Airbus A320.
– Tercer cambio de hora y cambio de moneda. El avión aterrizó en São Paulo puntualmente a las 23h20, hora local. Volví a cambiar la hora en mi reloj. La diferencia con España ahora es de 5 horas por atrás : cuando es mediodía en España, son las 7 de la mañana en Brasil. Recuperé mi equipaje sin esperar y me dirigí hacia los cajeros para sacar mis primeros billetes en reales.
– Cambio de alojamiento. Por primera vez desde la noche pasada cerca del aeropuerto de Paris Charles de Gaulle en febrero, pasé la noche en una verdadera habitación de hotel. Teniendo en cuenta la llegada tardía de mi vuelo, me dije que menos mal que reservé aquí, muy cerca del aeropuerto. El taxi me dejó ahí justo antes de medianoche. Hacía casi 24 horas que había salido de Sydney mientras eran ya las 11 horas de la mañana, pero todavía estábamos a martes 27… Eso era bastante singular.
– Segundo cambio de idioma. Tras una buena noche durmiendo, demasiaso corta sin embargo, bajé a tomar el desayuno y me enfrenté por primera vez al problema de comunicar en un país cuyo idioma no conozco. Llegué a hacerme entender hablando en español o en inglés pero tengo que reconocer que me cuesta bastante entender cuando me contestan en portugués. Voy a tener que ponerme en ello…
– Cambio de alimentación. ¡Vaya bufé de desayuno! No me arrenpentí de poner el despertador para disfrutarlo. Buen pan, buenos bollos, buena pastelería (entre otros un pastel de chocolate), queso, embutidos, fruta… ¡Qué felicidad!
– Cambio de ambiente. Los Australianos y los Neozelandeses son muy disponibles para ayudar. Pero creo que los Brasileños son aún más fuertes en cuanto a la generosidad. Primera demostración, en el autocar conduciéndome a Ribeirão Preto, a un poco más de 4 horas de São Paulo : a mitad del camino, tras bajarse a comprar algo para comer y mientras no habíamos comunicado más el « bom dia » de cortesía, mi vecina me propone de probar su comida, incluso antes de que ella empezó a comer. Segunda demostración, al llegar a Ribeirão Preto, y al no conseguir contactar con mi amigo Jaros, pedí ayuda en español y me explicaron con paciencia en portugués que no tengo que dar a todas las cifras del número sino sólo las 8 últimas cifras. Y también, qué bueno volver a encontrar el ambiente de las terrazas como si fuera en España, por la calle, con tapas y cervezas bien frescas. Tras habernos encontrado por casualidad con los 2 profesores de francés de Jaros en una mesa, pedimos una gran botella de cerveza y una ración de « bolinhos de carne seca ». ¡Qué rico! Nos trajeron copas vacías y la botella de cerveza ligera y bien fresca, metida en recipiente para guardar el frío. Para pedir las siguientes botellas, no hace falta hablar, basta con sacar la botella del recipiente y su substituta llegará en menos de un minuto! Por fin, al llegar en casa de Jaros, puso música : bossanova y samba… ¡Un deleite!
P.D. : Siento no haber pensado tomar mi cámara para mis primeras salidas por la ciudad… Sigo bajo el efecto del « jet lag », un poco zombi… La foto es de la terraza de mis anfitriones brasileños en Brisbane.

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
Cet article a été publié dans América, Brasil 2010. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

12 commentaires pour Que de changements! / ¡Cuántos cambios!

  1. olivier dit :

    Hello Rémy,
    I’m glad your journey to Brazil went fine.
    I’ve just seen an article about Brazil which I found interesting and rather optimistic regarding the future of people living in favelas :
    http://www.economist.com/node/16636391?story_id=16636391&fsrc=rss

    Enjoy the second half of your trip !
    Take care.
    Olivier

  2. annie lasset dit :

    Très heureuse que tous ces changements se soient bien déroulés et que tu apprécies le mode de vie du Brésil. Pour ce qui est de l’ambiance ça l’air de se rapprocherde celle de Madrid!
    Au fait avant d’apprendre à danser le tango argentin tu vas devoir danser la samba ! Surtout profites bien des paysages exceptionnels que tu vas découvrir,mais aussi si tu trouves le temps continue de nous faire partager ce merveilleux voyage comme tu l’as fait ces 6 derniers mois ,bien sûr en profitant au maximum de l’ambiance et du plaisir des yeux. N’oublie pas de prendre des photos!
    Bizzzzz et bonnes découvertes dans ce grand pays qui doit être beau !

    • Rémy LASSET dit :

      Oui c’est vrai que ça commence très bien!
      Concernant la danse, tu connais mes talents… alors on verra…
      Et oui je vais tâcher de récupérer de mes 11 heures de décalage horaire et de prendre ensuite de belles photos.
      Bises

  3. Tomtom dit :

    Tiens c’est marrant j’ai regardé « hable con ella » juste la semaine dernière, en français bien sûr. cependant Je n’ai pas vraiment tout compris…
    En ce qui concerne les tapas en terrasse çà me fait bien envie…

  4. Philippe dit :

    Salut Rémy,
    N’étais tu pas avec nous (Nico et Antoine) lors de notre périple au Vénézuela et notre courte aventure dans la cordillères des Andes ?
    Bon trip.

  5. Mónica dit :

    Después de leer esto, se puede afirmar categóricamente que tienes una gran adaptabilidad a los cambios 🙂

    No sé si Portugal y Brasil tendrán muchas cosas en común, pero lo que comentas de los bolhos me llama la atención, porque en Portugal también tienen unos dulces estupendos y muy variados.

    Curiosa idea para que no se enfríe la cerveza. Yo sólo había visto algo parecido para el vino para, por ejemplo, mantener fresquito un buen Albariño 🙂

    • Rémy LASSET dit :

      Bueno, Mónica, « ejque » a ese tipo de cambios es muy fácil adaptarse. Ya veremos en febrero si tengo una adaptabilidad tan grande…
      Sí, curioso lo de la cerveza (en Francia lo usamos sobre todo para el Champagne) pero lo mejor es pedir otra sin hablar ni llamar al camarero, solamente sacando la botella de su recipiente.

  6. paul dit :

    Bonjour Remy,

    merci encore de nous faire partager ton aventure.
    Tous ces changements ça doit te peser un peu a la longue…en tous cas moi je ne survivrais pas a autant de changement.
    Quand a moi je n’ai pas eu ton courage pour finir mon séjour en Papouasie-Nouvelle-Guinée….Je suis donc de retour à Nouméa.
    aller a bientôt et bon courage.

    • Rémy LASSET dit :

      Salut Paul,
      Chacun sa nature. Moi je crois que les changements m’animent. Mais c’est vrai que l’organisme a parfois du mal à suivre. Dans ce cas, un peu de repos et ça repart! 🙂
      Bon retour chez toi, j’espère que tu as pu prendre de la matière quand même pour ton travail.
      A+

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