« Bleu » is black… en la Roja, mi esperanza / Bleu, c’est noir… En rouge sont mes espoirs…

”image” Versión española traducida del artículo publicado en francés el pasado lunes 21 de junio (día del solsticio de invierno por aquí)

No pensaba escribir un artículo tratando del Mundial en mi blog, o tal vez sólo evocar como se  vive por aquí en Australia. Pero bueno, el equipo francés, mi equipo nacional, hace lamentablemente hablar de él… Entonces, aquí en Darwin, esperando mi pizza que está tardando mucho (de hecho acaban de ofrecerme una copa de vino para disculparse, incluso si todavía me quedaba tranquilo), pase revista a la prensa francesa, española y australiana en la web y ahora tengo que lanzar en el teclado las palabras que me inspira todo eso.
Si sólo se trataba de fútbol, al final, no sería importante. El fútbol se hizo el escenario de tantos excesos de todos tipos. Pero esta vez se trata de la Copa del Mundo, el evento de deporte más mediático. Los Franceses saben muy bien las repercusiones que puede llevar el hecho de organizar y/o ganar esta competición. La Copa del Mundo 1998 sacó por un tiempo Francia y los Franceses de un cierto letargo. Porque como país organizador, había dado lugar a inmensas fiestas en los estadios, en las ciudades, en las calles… y también porque « Mémé » Jacquet, el entrenador, Zidane, Blanc y los otros dieron un muy buen imagen, tal vez excesivamente bueno, de la Francia « Black, Blanc, Beur » (en referencia a la integración de las segundas generaciones nacidas de los inmigrantes negros y árabes).
Desde hace unos años, los Bleus, y el entrenador en primer lugar, están lejos del nivel de juego y del estado de ánimo de nuestros queridos Campeones del Mundo 1998. No es extraño entonces que tanto en la Copa del Mundo 2006 como en el Euro 2008, preferí animar a la Roja, el equipo de mi país de residencia, España, que a mi equipo nacional. Eso me valió unos reproches, pero para mí se trataba de animar al equipo que a nivel deportivo me daba más emociones por el espectáculo ofrecido. Y no había para nada que ver alguna negación de mi país. Y pues, viviendo en Madrid, deseaba vivir la fiesta tal y como la había podido vivir en Lyon en 1998.
Por lo tanto, el pasado jueves, aquí en Australia, me levanté a las 4 de la madrugada para ver el partido entre Francia y Méjico. Llevaba meses sin ver jugar los Bleus. Rápidamente me di cuenta que el equipo había seguido su movimiento hacia las profundidades de la mediocridad y del « yo paso de todo » como lo subrayó la prensa francesa el día siguiente. Sólo hacía falta ver ese señor con gafas y pelo blanco, que parecía esperar un autobús, apoyado en el palo de la parada de buses… En el campo, una vez más, es el equipo adverso él que hizo el espectáculo él solo, mereciendo ampliamente su victoria. Luego los acontecimientos siguen, se amplifican, vuelven a ser belicosos… Hasta el Presidente de la República interviene… Informaciones verificadas o no, « no hay humo sin fuego » (versión francesa del refrán « cuando el río suena, agua lleva ») y el impacto, tanto en Francia como en el extranjero, es desastroso. ¡Afligente!
Entonces, no iré hasta tirar la bandera francesa que está pegada con las de España, Europa, Australia y Nueva Zelanda (y en breve otras) en mi mochila de trotamundos, pero espero que nadie me pregunte lo que opino de eso, si Francia y los Francesas son así de verdad. Y sí, esta noche, me levantaré a las 3 y media de la madrugada para animar a España, antes de salir de excursión para el día por el Parque Nacional Kakadu. Y probablemente no velaré muy tarde, la noche siguiente, para el último partido de esos tristes Bleus.
No creo tener que disculparme de animar a la Roja este año. Los Campeones del Europa tienen el talento y la juventud que tenía la « Generación 98 ». Y bueno, eso le iría bien a España y a los Españoles vivir un momento de alegría colectiva y de unidad mientras atraviesan una serie de dificultades. Pues este año, desde las antípodas, mi apoyo es deportivo pero también afectivo : ¡a por ellos! y ¡viva España!

P.D. : ¿Una pizza? ¿en medio del Mundial? ¡¿tras lo que nos hicieron los Italianos a los Franceses durante la última Copa del Mundo?! Hace 2 días, aquí mismo en Darwin, compartí mi habitación con 2 italianos y les dije riendo « menos mal que ni Francia ni Italia juega esta noche, sino no os hablaría ». Sí, era de broma, porque 4 años han pasado. Entonces esperamos que dentro de 4 años, los daños causados por los Bleus « generación 2010 » estén olvidados. Pero primero, el próximo entrenador, Laurent Blanc (campeón del mundo en 1998) tiene trabajo para rato.

”image” Rappel de la version française publié le 21 juin (jour du solstice d’hiver ici), légèrement modifiée

Je ne pensais pas écrire un article traitant de la Coupe du Monde sur mon blog, ou peut-être juste évoquer comment elle est vécue ici en Australie. Mais voilà, l’Équipe de France, mon équipe nationale, fait pitoyablement parler d’elle… Alors, ici à Darwin, en attendant ma pizza qui se fait attendre (on vient d’ailleurs de m’offrir un verre de vin pour s’excuser, alors que je ne m’étais même pas manifesté), j’ai parcouru la presse française, espagnole et australienne sur internet et les mots qui me viennent doivent être crachés sur le clavier.
S’il ne s’agissait que de football, finalement, ça ne serait pas important. Le football est devenu le lieu de tellement d’excès en tous genres. Oui mais voilà, cette fois, il s’agit de la Coupe du Monde, l’événement sportif le plus médiatisé. Les Français sont bien placés pour savoir les retombées que peut avoir le fait d’organiser et/ou de gagner cette compétition. La Coupe du Monde 1998 avait sorti pour un temps la France et les Français d’une certaine léthargie. Parce que, pays organisateur, elle avait donné lieu à d’immenses fêtes dans les stades, dans les villes, dans les rues… et aussi parce que « Mémé » Jacquet, Zidane, Blanc et les autres avaient donné une très belle image, peut-être excessivement belle d’ailleurs, de la France « Black, Blanc, Beur ».
Depuis quelques années, les Bleus, sélectionneur en tête, sont loin du niveau de jeu sportif et de l’état d’esprit de nos chers Champions du Monde 1998. Pas étonnant que lors de la Coupe du Monde 2006 et de l’Euro 2008, j’avais préféré soutenir la Roja, l’équipe de mon pays de résidence, l’Espagne, plutôt mon équipe nationale. Ça m’a valu quelques reproches, mais pour moi il s’agissait d’encourager l’équipe qui, au niveau sportif, me donnait le plus d’émotions par le spectacle offert. Il ne fallait en aucun cas y voir un reniement de mon pays. Et puis, vivant à Madrid, je souhaitais vivre la fête comme j’avais pu la vivre à Lyon en 1998.
Jeudi dernier, ici en Australie, je me suis tout de même levé à 4 heures du matin pour voir France – Mexique. Cela faisait des mois que je n’avais pas vu jouer les Bleus. J’ai vite réalisé que l’équipe avait continué à glisser sur la pente de la médiocrité et du « je m’en foutisme » comme l’a souligné la presse française le lendemain. Il n’y avait qu’à voir le monsieur à lunettes et cheveux blancs, qui semblait attendre un bus, accoudé à un poteau de l’abribus… Sur le terrain, une fois de plus, c’est l’équipe adverse qui a fait le spectacle à elle seule, méritant largement sa victoire. Et puis les événements se poursuivent, s’amplifient, deviennent belliqueux… Même le Président de la République s’en mêle… Informations vérifiées ou non, il n’y a pas de fumée sans feu, et l’impact tant en France qu’à l’étranger est désastreux! Affligeant!
Alors voilà, je n’irai pas jusqu’à arracher le drapeau français qui côtoie ceux de l’Espagne, de l’Europe, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande (et bientôt d’autres) sur mon sac à dos du tour du monde, mais j’espère qu’on ne me demandera pas trop ce que j’en pense, si la France et les Français sont vraiment comme ça. Et oui, cette nuit, je me lèverai à 3 heures et demi du matin pour encourager l’Espagne, avant de partir en excursion pour la journée au Parc National Kakadu. Et je ne veillerai sans doute pas trop, la nuit prochaine, pour le dernier match de ces « Bleus à l’âme ».
Je ne crois pas devoir m’excuser de soutenir la Roja cette année. Les Champions d’Europe en titre ont le talent et la jeunesse qu’avait la « Génération 98 ». Et puis ça ferait tellement de bien à l’Espagne et aux Espagnols de vivre un moment de joie collective et d’unité alors qu’ils traversent une série de difficultés. Donc cette année, depuis les antipodes, mon soutien est sportif mais aussi affectif : « ¡A por ellos! » Allez l’Espagne!

P.S. : Une pizza? en plein Mondial? après ce que nous ont faits les Italiens lors de la dernière Coupe du Monde?! Il y a 2 jours, ici même à Darwin, j’ai partagé la chambre avec 2 Italiens et je leur disais en rigolant « heureusement que ni la France ni l’Italie ne joue ce soir, sinon je ne vous parlerai pas ». Oui, c’était bien en blaguant, car 4 ans ont passés, alors espérons que dans 4 ans, les dégâts causés par les Bleus « génération 2010 » seront oubliés. En attendant, le futur sélectionneur Laurent Blanc a du pain (noir) sur la planche!

A propos Rémy

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2 commentaires pour « Bleu » is black… en la Roja, mi esperanza / Bleu, c’est noir… En rouge sont mes espoirs…

  1. Jose Luis dit :

    Pero que grande eres Remy!!! A POR ELLOS!!! OEEEE!!!

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