Indian Pacific : night tour in Kalgoorlie-Boulder

”image” Je reprends mon récit de voyage à bord de l’Indian Pacific. Après 10 heures et demi de parcours, le train s’arrête pendant plus de 3 heures à Kalgoorlie-Boulder, en pleine nuit. La compagnie Great Southern Rail propose donc une visite guidée de la ville et de sa mine d’or à ciel ouvert pendant un peu plus d’une heure, en autobus. « Kal », comme l’appellent les locaux, donne l’impression d’être une « anomalie ». Au beau milieu de l' »outback », la brousse australienne, 600 kilomètres à l’est de Perth, c’est la 2ème plus grande ville de l’état de Western Australia, avec environ 30000 habitants, très loin donc derrière le million et demi d’habitants de la capitale de l’état. Cette « anomalie » s’explique par le fait qu’en 1893, Paddy Hannan y a découvert de l’or et une forte activité minière s’est donc très vite développée ici. Cela donne donc une ville assez étrange, perdue un milieu de nulle part, alimentée en eau par un aqueduc de 600 km de long, qui génère beaucoup de richesse mais qui soulève aussi beaucoup de questions. Car la mine est encore en activité, presque 120 ans après sa naissance. Elle vient même d’obtenir le renouvellement de l’autorisation d’exploitation pour encore 10 ans. Qu’adviendra-t-il après? Et la spéculation immobilière, déjà incroyablement forte, va-t-elle s’accentuer encore?
Première impression : peut-être est-ce parce qu’il est dimanche soir 23 heures mais le centre-ville semble mort. Et l’impression s’accentue encore dans son 2ème centre, Boulder, qui fait vraiment ville fantôme, pour plusieurs raisons que nous explique le chauffeur – guide. Équipé d’un micro casque (j’en connais une à Madrid qui doit être jalouse!), il fait les commentaires en même temps qu’il conduit. D’abord, les émeutes parfois incendiaires entre italiens et australiens. Puis j’apprends et constate que quelques semaines plus tôt, le 19 avril, alors que j’étais encore en Nouvelle-Zélande, Boulder a été frappé par un assez violent tremblement de terre (magnitude 5 sur l’échelle de Richter). De nombreux édifices ont été endommagés, certains sont en cours de restauration, d’autres désaffectés et entourés de barrières de sécurité en attente de décision d’une éventuelle démolition. Et puis nous arrivons au clou de l’excursion : le « superpit » (photos). Nous descendons du bus et marchons vers un belvédère qui surplombe la mine à ciel ouvert. Même de nuit, c’est impressionnant! Les dimensions (actuellement plus de 400 mètres de profondeur et 3,3 km de diamètre, la pente, que les énormes camions parcourent en spirale pour remonter 220 tonnes de minerai (contenant en moyenne 300 grammes d’or) à chaque voyage, le bruit, l’éclairage tout au fond, etc. Et ça ne s’arrête jamais (sauf après le séisme), ça tourne 24 heures sur 24! Les conducteurs (65% sont des femmes… car elles prennent plus soin des véhicules) gagnent un très bon salaire. Mais il faut aussi accepter des conditions difficiles, la température pouvant parfois dépasser les 45º en été ou descendre à -3º la nuit en hiver.

”image” Vuelvo a contaros mi viaje a bordo del Indian Pacific. Tras 10 horas y media de recorrido, el tren se detiene durante más de 3 horas en Kalgoorlie-Boulder, en medio de la noche. La compañía Great Southern Rail propone una visita guiada de la ciudad y de su mina de oro a cielo abierto durante más de una hora, en autobús. « Kal », como la llaman los lugareños, da la impresión de ser una « anomalía ». En medio del « outback », el interior más o menos desierto de Australia, 600 kilómetros al este de Perth, es la segunda ciudad más grande del estado de Western Australia, con entorno a 30000 habitantes, muy lejos por detrás del millón y medio de la capital del estado. Esta « anomalía » se explica por el hecho que en 1893, Paddy Hannan descubrió oro ahí y entonces una fuerte actividad minera se desarrolló. De eso resulta una ciudad bastante extraña, perdida en medio de la nada, alimentada en agua por un acueducto de 600 km de longitud, que genera mucha riqueza pero que también plantea muchas preguntas. Porque la mina aún está en actividad, casi 120 años tras su nacimiento. Incluso acaba de conseguir la renovación del permiso de explotación para 10 años más. ¿Qué ocurrirá después? Y la especulación inmobiliaria, ya extremadamente fuerte, ¿va a seguir aumentando?
Primera impresión : tal vez será porque son las 11 de la noche un domingo pero el centro ciudad parece muerto. Y esta impresión aumenta aún en su segundo centro, Boulder, que realmente parece una ciudad fantasma, para varias razones que nos explica el conductor – guía. Equipado con un micrófono-casco (ya conozco a una en Madrid que se pone celosa), hace los comentarios a la vez que conduce. Primero, los disturbios a veces incendiarios entre italianos y australianos. Luego me entero y constato que algunas semanas antes, el 19 de abril, mientras todavía estaba en Nueva Zelanda, Boulder sufrió un terremoto bastante violente (magnitud 5 en la escala de Richter). Numerosos edificios resultaron dañados, algunos están en curso de restauración, otros en desuso, rodeados de barreras de seguridad en espera de decisión para una posible demolición. Y luego llegamos a la atracción principal del recorrido : el « superpit » (fotos). Bajamos del autobús y andamos hacia un mirador que domina la mina al aire libre. Incluso de noche, es impresionante. Las dimensiones (por ahora más de 500 metros de profundidad y 3,3 km de diámetro, la pendiente, que los enormes camiones recorren en espiral para subir 220 toneladas de mineral (conteniendo de promedio 300 gramos de oro) en cada viaje, el ruido, la luz en el fondo, etc. Y nunca se para (salvo tras el terremoto), eso funciona 24 horas! Los conductores (65% son mujeres… porque cuidan mejor el vehículo) cobrán mucho dinero. Pero también hay que hacer con condiciones difíciles, la temperatura puede a veces llegar arriba de 45º en verano o bajo -3º por la noche en invierno.

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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