Indian Pacific, day 1 : Perth – Kalgoorlie-Boulder

”image” Mercredi 2 juin, 17h41, heure locale (11h41 en France). La nuit tombe. Sur mon siège nº17 de la voiture R, je démarre le portable pour écrire mes premières impressions sur ce grand et long voyage à bord de l’Indian Pacific.
Ma journée a commencé par un agréable et copieux petit-déjeuner avec Clare et Benedict, le couple qui m’hébergeait pour mes 2 dernières nuits à Perth : un bol de muesli avec du lait, un jus d’orange, un excellent café noir produit par leur machine à expresso digne d’un bar, une tartine de confitures de figues maison. La veille déjà, nous avions partagé un excellent dîner avec un énorme steak et son accompagnement. Ce dîner suivait un apéritif composé d’un brie bio « french style » que j’avais acheté au supermarché et d’un très agréable vin rouge, un Shiraz (Syrah) australien. Je crois l’avoir déjà dit, en Australie, le fromage se prend la plupart du temps en apéritif. Et rappelez-vous qu’en Nouvelle Zélande, il semble que ce soit après le dessert. Pendant la soirée, nous avions discuté principalement, comme la veille, de nos vies, de nos voyages faits ou à venir, mais aussi de musique, Benedict étant manager d’un magasin de disques et aussi musicien lui-même, auteur-compositeur, chanteur et guitariste. En fin de soirée, il me donnait même en cadeau 3 CDs de musique australienne, et notamment son dernier double-single. J’étais bien sûr un peu gêné, sachant que j’étais déjà l’invité chez eux… mais devant son insistance et n’étant pas à ma première expérience de la générosité australienne, je les avais bien sûr acceptés… et appréciés!

Vers 9h30, ce matin, sous un grand soleil, j’ai donc quitté mes hôtes et me suis dirigé, chargé de mes 2 sacs à dos, vers la gare de Maylands, à environ 1 kilomètre. Arrivé sur place, par automatisme, perdu dans mes pensées, j’ai traversé le sous-terrain comme si j’étais déjà à la gare d’East Perth, que j’avais repérée la veille. Oui, j’avais tellement hâte de commencer ce voyage mythique que j’en ai oublié que j’avais d’abord 2 stations de train de banlieue à parcourir avec l’excellent TransPerth. Quelques minutes plus tard, j’apercevais donc le grand train gris sur une voie de garage et prenais mes premières photographies (photo 1). Je me suis ensuite présenté au guichet d’enregistrement avec une fois de plus, un accueil très sympathique et enthousiaste. Les hôtesses ont même fermé les yeux sur le kilo et demi en trop dans mon grand sac à dos, la limite unitaire des bagages enregistrés étant fixée à 20 kg. Un petit tour en gare et je suis sorti à nouveau sur le quai où le train était maintenant installé. Je fis donc une nouvelle série de photos, de plus près (photos 5 et 6), et même à travers les vitres de la classe « Gold » à laquelle je n’accéderai pas.
Pour occuper les 42 heures de voyage, 36,5 si je décompte les 2 escales, j’ai pris avec moi l’ordinateur bien sûr, le Lonely Planet Australia (en espagnol), le livre (*) que j’avais commencé en Tasmanie, et pas touché depuis, mais qui est une de mes motivations pour ce voyage en Indian Pacific, ma gourde remplie d’eau fraîche, quelques encas, vêtements et nécessaire de toilette et l’ »iPod de l’Espagnol volant », comme l’ont nommé mes généreux amis brestois. Peu de temps après l’avoir mis en route, il me jouait la chanson fort opportune « Holiday » (vacances), de Green Day. Et un peu plus tard, »I’ve got a feeling (that tonight’s gonna be a good night) » (j’ai le sentiment que cette nuit va être une bonne nuit »), de Black Eye Peas… Bonne, je ne sais pas encore, mais originale, je n’en doute pas!
Je suis installé en classe économique, le « Red Service Day / Nighter Seat » (service rouge assis jour et nuit). L’équipement est effectivement sommaire. 4 sièges par rangée, 2 de chaque côté d’une allée centrale, tous orientés dans le sens de la marche et habillés de tissu à dominante rouge. Pas d’accoudoir central (seulement côté externe), pas de repose-pieds, pas de tablette et encore moins de prise de courant, écran vidéo ou canaux musicaux. Les équipements comprennent des porte-bagages sur 2 niveaux sur toute la longueur au-dessus des sièges, des stores déroulants et orientables dans le double vitrage et une lampe individuelle, et, dans chaque voiture, 2 cabinets de toilette mais aussi 2 cabines douches avec des serviettes disposées tout près. Un magazine gratuit, « Platform », dans le filet à l’arrière du siège devant moi, présente en couverture une photo de l’aigle jaune, le logo de l’Indian Pacific apposé sur un de ses wagons couleur aluminium. Ce même aigle est sur imprimé en médaillon avec le chiffre 40 et la mention « celebrating 40 years, 1970 – 2010 ». Il représente le wedge-tailed eagle ou eaglehawk, le plus grand rapace d’Australie (en français on l’appelle d’ailleurs « aigle d’Australie ») et, avec son envergure de 2 mètres, il symbolise « le voyage épique de l’Indian Pacific, l’aventure qui s’étend sur tout le continent » (photo 2).
Le train roule déjà depuis près de 6 heures, sans aucun arrêt en gare, après avoir quitté très ponctuellement la gare East Perth à 11h55. L’ambiance est très calme, cette classe n’étant rempli qu’à environ 50%. Quelques minutes avant le départ, le « manager » du train nous avait d’ailleurs invité à occuper librement d’autres sièges que ceux qui nous étaient assignés, « mais pas plus de 2 sièges par personne » avait-il ajouté sur un ton blagueur. C’était à la fin de sa première prise de parole, effectuée de manière très enjouée et très australienne (mais fort compréhensible) au milieu même du wagon. Délicate attention. La plupart des autres annonces se feront au micro à l’ensemble du train. Elles donneront des informations sur le voyage en lui-même (avance ou retard, prochaine escale, etc.) mais aussi sur les lieux que nous traverserons.
Dans 4 heures, nous arriverons à la première escale, Kalgoorlie-Boulder. Je viens de réserver à la voiture bar l’excursion proposée dans cette ville fondée pour ses mines d’or. A ce stade, j’ai déjà vu défiler les banlieues à l’Est de Perth, quelques vignes de la Swan Valley, puis (photo 7) quelques petites montagnes boisées le long de Avon River, un affluent de la Swan River qui forme l’énorme estuaire de Perth. Les montagnes se sont ensuite progressivement aplaties, devenant collines, parsemées de clairières, avec parfois quelques moutons, et laissant finalement place à une immense plaine céréalière. La Wheatbelt (ceinture de blé, photo 3) commence à environ 150 kilomètres à l’est de Perth, à Cunderdin et ne laisse la place à la région des Goldfields (les champs aurifères) que plus de 200 km plus loin, à Southern Cross (la croix du sud). Ce village porte le nom de la célèbre constellation dont je ne vous ai pas encore parlé. Visible seulement depuis l’hémisphère sud, ses 4 étoiles les plus visibles forment une croix, que l’on retrouve notamment sur les drapeaux australien (avec la 5ème étoile principale, « l’intruse ») et néozélandais. Ce village fut en 1888 le premier village de la ruée vers l’or de l’état de Western Australia, suite à la découverte de 2 chercheurs d’or qui s’étaient laissé guider par les étoiles de la constellation. En fait, j’ai juste eu le temps de voire disparaître les champs de céréales avant la tombée de la nuit. Le sol est de plus en plus découvert, mais de nombreux red gum trees (arbres à résine rouge, photo 8 ) apparaissent. Et le sol lui-même semble de plus en plus rouge, à moins que ce ne soit le soleil couchant qui me fasse croire ça ? Non, il n’y a qu’à voir la route de terre le long des rails (photo 4). Je pense déjà à Uluru, la montagne sacrée, que je verrai la semaine prochaine.
Enfin, outre les rails et la route parallèle, d’abord bitumée, puis gravillonnée puis seulement de terre, nous suivons aussi depuis Perth un pipeline qui parcoure 560 kilomètres, depuis Perth jusqu’à Kalgoorlie, pour alimenter en eau la ville et ses mines.
Le bar a annoncé que la carte du dîner (plats chauds) est disponible. Ici, on dîne entre 18 heures et 20 heures. Comme je n’ai pas gagné le repas au tirage au sort, je me contenterai ce soir de piocher dans mes encas. Et comme la batterie de mon portable arrive au bout de son autonomie, c’est le moment de m’arrêter pour ce premier article, de grignoter et de me documenter un peu sur l’escale à venir.

(*) « Down Under » (UK) / « In a Sunburned Country » (USA), Bill Bryson, Éd. Doubleday, 2000. Traduit en français sous le titre « Nos voisins du dessous : Chroniques australiennes » (2000)

”image” Miércoles 2 de junio, 17h41, hora local (11h41 en España). Ya está el anochecer. En mi asiento número 17 del coche R, arranco el portátil para escribir mis primeras impresiones sobre este gran viaje a bordo del Indian Pacific.
El día empezó con un desayuno agradable y copioso con Clare y Benedict, la pareja que me albergaba durante mis 2 últimas noches en Perth : un bol de muesli con leche, un zumo de naranja, un excelente café hecho con su máquina expresso digna de un bar, una tostada con marmelada de higos casera. El día anterior, ya habíamos compartido una excelente cena con un enorme filete de buey y su guarnición. Esta cena seguía un aperitivo compuesto de un brie bio « french style » que había comprado en el supermercado y un muy agradable vino tinto, un Shiraz (Syrah) australiano. Creo que ya lo dije, en Australia, el queso se suele tomar en aperitivo. Y acordados que en Nueva Zelanda parece que se suele tomar después del postre. Durante la cena, habíamos hablado principalmente, como el día anterior, de nuestras vidas, de nuestros viajes hechos o por hacer, pero también de música, Benedict siendo un manager en una tienda de discos y también un músico, autor, compositor, cantante y guitarrista. Antes de despedirnos por la noche, me regaló 3 discos de música australiana, y especialmente su último doble single. Claro que estaba bastante desvergonzado, sabiendo que ya estaba el invitado en su casa… pero como él insistía y como no era mi primera experiencia de la generosidad australiana, por supuesto los había aceptado… y apreciado!
Entonces, esta mañana, sobre las 9 y media, bajo un sol estupendo, me he despedido de mis anfitriones y me he dirigido hacia la estación de Maylands, a 1 kilómetro aproximadamente, cargado con mis 2 mochilas. Al llegar ahí, con automatismo, perdido en mis pensamientos, atravesé el sótano como si ya estaba en la estación de East Perth, que había localizado el día anterior. Sí, tantas prisas tenía de empezar este viaje mítico que olvidé que primero tenía que coger el excelente tren de cercanías, el TransPerth, y bajarme en la segunda estación. Unos minutos más tarde, vi entonces el gran tren gris en una vía de garaje y tomé mis primeras fotografías (foto 1). Luego me presenté al mostrador para factura y una vez más la acogida fue muy simpático y entusiasta. Las azafatas incluso no hicieron caso del kilo y medio de exceso en mi gran mochila, cada pieza de equipaje para facturar siendo limitado a 20 kg. Di una pequeña vuelta por la estación y volví a salir al andén donde el tren ya estaba instalado. Tomé entonces una nueva serie de fotos, de más cerca (fotos 5 y 6), e incluso a través los vidrios de la clase « Gold » donde no iba a poder entrar.
Para ocuparme durante las 42 horas de viaje previstas, 36 y media si descuento los 2 escalas, tomé conmigo el ordenador por supuesto, el Lonely Planet Australia (en español ;-)), el libro (*) que había empezado a leer en Tasmania, y no vuelto a tocar desde entonces pero que es una de mis motivaciones para este viaje en Indian Pacific, mi cantimplora rellenada de agua fresca, unas cosas para tomar de tentempié, algo de ropa y bolsa de aseo, y el « iPod del Español volando », como lo nombraron mis generosos amigos de Brest. Poco después de arrancarlo, daba la canción muy oportuna « Holiday », de Green Day. Y un poco más tarde, « I’ve got a feeling (that tonight’s gonna be a good night) », de Black Eye Peas… Aún no sé si la noche va ser buena, pero original, no lo dudo.
Estoy instalado en la clase económica, el « Red Service Day / Nighter Seat » (servicio rojo sentado día y noche). Efectivamente el equipamiento es somero. 4 asientos por fila, 2 de cada lado de un pasillo central, todos orientados en la dirección del desplazamiento y vestidos de tejado de color dominante rojo. No hay brazo de sillón central (sólo del lado exterior, tampoco hay reposapiés, ni tabla y aún menos toma de luz, pantalla video u canales musicales. El equipamiento incluye portaequipajes en 2 niveles por toda la longitud del coche por arriba de los asientos, unas persianas en la doble vidriera y una lámpara de lectura individual y, en cada coche, 2 servicios y 2 duchas, con toallas a dispuestas muy cerca. Una revista gratis, « Platform », en la red por atrás del asiento delante de mí, presenta en cobertura una foto del águila amarillo, el logotipo del Indian Pacific, puesto en uno de sus coches de color aluminio. Este mismo águila está sur imprimido en medallón con el número 40 y la mención « celebrating 40 years, 1970 – 2010 ». Representa el wedge-tailed eagle o eaglehawk (llamado águila audaz en español), el rapaz más grande de Australia y, con su envergadura de 2 metros, simboliza « el épico viaje del Indian Pacific, la aventura que se extiende por todo el continente » (foto 2).
El tren ya está circulando desde hace más de 6 horas, sin ninguna parada en estación, tras haber salido muy puntualmente de la estación East Perth a las 11h55. El ambiente está muy tranquilo, esta clase estando ocupada sólo a la mitad de su capacidad, más o menos. De hecho, unos minutos antes de la salida, el « manager » de la clase económica nos invitó a ocupar libremente otros asientos que él que nos estaba asignado, « pero no más de 2 asientos por persona » añadió como de broma. Era al final de su primera charla, hecha de manera muy jovial y muy australiana (pero totalmente comprensible) en medio del coche. Notable consideración. La mayoría de los otros anuncios se harán al micrófono para difusión en todo el tren. Darán informaciones sobre el viaje en sí (anticipación o retraso, próxima escala, etc.) pero también sobre los lugares que atravesaremos.
Dentro de 4 horas, llegaremos a la primera escala, Kalgoorlie-Boulder. Acabo de reservar en el coche bar para la excursión propuesta en esta ciudad fundada por las minas de oro. Hasta ahora, ya he visto las afueras por el Este de Perth, algunos viñedos del Swan Valley, luego (foto 7) unas pequeñas montañas con bosques a lo largo del Avon River, un afluente de la Swan River que forma el enorme estuario de Perth. Luego las montañas se achatan progresivamente, transformándose en colinas, sembradas de claros, a veces con unos carneros, y finalmente dejando el sitio a una inmensa llanura cerealista. La Wheatbelt (cintura de trigo, foto 3) empieza a unos 150 kilómetros al este de Perth, en Cunderdin y sólo deja el sitio al área de los Goldfields (los campos auríferos) unos 200 km más lejos, en Southern Cross. Este pueblo lleva el nombre de la famosa constelación de que aún no os he contado. Sólo se puede ver desde el hemisferio sur,  y sus 4 estrellas las más visibles forman una cruz que encontramos especialmente en las banderas de Australia (con la quinta estrella principal, « la intrusa ») y de Nueva Zelanda. En 1888, este pueblo fue el primer pueblo de la fiebre del oro del estado de Western Australia, tras el descubrimiento de 2 buscadores de oro que se guiaron a partir de esas estrellas. Por cierto, a penas tuve tiempo para ver desaparecer los campos de cereales antes del anochecer. La tierra es cada vez más desnuda, pero numerosos red gum trees (árboles a resina roja, foto 8 ) aparecen. Y la tierra misma parece cada vez más roja, a menos que sea el anochecer que me engañe? No, sólo hay que ver la carretera de tierra, a lo largo de la vía de ferrocarril (foto 4). Ya estoy pensando en Uluru, la montaña sagrada, que descubriré la semana próxima.
Por fin, además de la vía férrea y de la carretera paralela, primero asfaltada, luego cubierta con gravilla y luego sólo de tierra, también seguimos desde Perth algo que parece un gasoducto pero en realidad es un acueducto que recorre 560 kilómetros, desde Perth hasta Kalgoorlie, para procurar agua a la ciudad y sus minas.

El bar ya ha anunciado que la carta de la cena (platos calientes) está disponible. Aquí, se cena entre las 18 y las 20 horas. Ya que no soy el ganador del sorteo para ganar una cena, esta noche bastará con un tentempié. Y ya que la batería de mi portátil llega a su fin, es el momento para mí de terminar el primer artículo del viaje, comer algo y documentarme un poco en cuanto a la escala por venir.

(*) « Down Under » (UK) / « In a Sunburned Country » (USA), Bill Bryson, Éd. Doubleday, 2000. Traducido en castellano bajo el título « En las Antípodas » (2001)

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
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6 commentaires pour Indian Pacific, day 1 : Perth – Kalgoorlie-Boulder

  1. Philippe dit :

    Merci Rémy, pour ces nouvelles qui nous font voyager avec toi !

  2. Olivier dit :

    Hola Rémy, et bien très bien les photos du train …que j’attendais. Et surtout ne te prive pas de nous en mettre plein les yeux…manque une photo « dans le désert dans le duvet de survie ». Take care…

  3. Mónica dit :

    No sé cómo lo haces para SÓLO tener kilo y medio de exceso de equipaje… Mi maleta pesaba 2 ó 3 kilos más después de una sóla semana en París…
    Muy chulo el tren. ¿Tienes alguna foto del interior? Es sólo curiosidad, pq la descripción que has hecho es estupenda 🙂

    • Rémy LASSET dit :

      Ejque… sabes, yo soy un chico. Por eso lo llevo más fácil lo de cuidar el peso del equipaje… jajaja
      Ups se me olvidó tomar fotos del interior. Pues me queda un recorrido en Ghan para hacerlo. Voy a hacer un nudo en mi pañuelo 😉

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