Le grand départ / La gran salida

”image” Voir aussi les photos dans la version espagnole ci-dessous
Bon alors… par quoi je commence? Vous avez déjà compris que tout va bien donc je vais prendre les choses dans l’ordre. Il faudra que je revienne plus tard sur mon séjour brestois. Un grand moment, vraiment. Et un grand merci aux amis.
Je vous avais donné les dernières nouvelles depuis le Cap Hornc’est-à-dire le bar du même nom près de la gare de Brest, mardi un peu avant 11 heures. Mon ami dévoué Dominique m’accompagne pour un dernier café, prendre quelques photos de moi avec mon paquetage puis jusqu’à la porte de mon TGV. Je m’installe. Ça y est, je ne m’y étais pas trompé : c’est bien là le vrai départ, le moment où je pars pour près d’un an, seul, sans amis ni famille… même si j’espère bien que beaucoup d’entre eux viendront partager un bout de chemin avec moi! C’est donc à ce moment précis que je commence mon périple (le mot aventure est selon moi un peu trop présomptueux). Un périple à travers une partie du monde, un périple à la rencontre des gens, un périple aussi pour apprendre sur moi. J’ai hâte d’être arrivé à Sydney, mais il y a encore quelques correspondances et escales : changement de TGV à Rennes, nuit du mardi à l’IBIS Paris – Roissy Charles de Gaulle, vol Paris – Londres le mercredi matin à 7h50, changement de terminal puis le moment tant attendu de l’embarquement dans l’Airbus A380 (je serais vraiment été déçu si on nous changeait d’avion), le grand vol de 22 heures et 15 minutes avec escale à Singapour… et enfin l’arrivée à Sydney le jeudi à 20h20 locales (10h20 en France).
Dans le TGV, je me laisse donc aller à mes pensées, je me fais une liste de choses à faire, notamment avant de quitter la France (passer des appels à la famille, vérifier quelques détails, réorganiser les 2 sacs à dos, etc.) et je crois bien que je dors un peu, bercé par les mouvements du train… et aussi parce que les heures de sommeil ont manqué ces dernières semaines… Tout cela, en écoutant l’excellent programme musical concocté par Annie sur le superbe iPod shuffle offert par mes amis brestois, entre autres choses que je détaillerai plus tard. Au fait, il faudra que je pense à demander à Annie si elle a fait exprés de mettre en tête de la liste la chanson Beds Are Burning de Midnight Oil (NDLR : Annie, si tu me lis… réponds moi en commentaire). En tout cas, bien vu et merci encore à elle et aux autres.
J’arrive à la gare de l’aéroport Charles de Gaulle, je rate de quelques secondes une navette pour l’hôtel IBIS, j’attends la suivante pendant plus d’une demie-heure dans le froid parisien. Il y a même une fine couche de neige. Je me dis que même s’il en tombe en masse dans la nuit et que mon vol est reporté, ça ne sera pas bien grave, je ne suis pas à un ou deux jours près. 😉 Je n’ai pas pris de gants avec moi mais un bonnet, notamment pour les excursions en altitude. Je m’en sers donc dans cette dernière nuit d’hiver. Arrivé à l’hôtel, je mange léger (j’ai fait des réserves à Brest) devant le journal télévisé français, je traite les points prioritaires de ma liste de tâches, j’écris mon dernier billet depuis l’Europe… Je m’endors vers 2 heures du matin pour une nuit très courte.
Mercredi, c’est le grand jour! Je ne prends pas de risque, lever 4h30 pour prendre une des premières navettes vers 5 heures. Il n’a pas neigé. Il y a du monde à l’enregistrement chez British Airways mais ça va, j’ai de la marge. Je suis bien enregistré jusqu’à Sydney. Je passe la douane et les contrôles de sécurité. Je poste une dernière lettre, un itinéraire de voyage au Pérou que m’avaient prêté les nouveaux voisins de mes parents. J’embarque à l’heure. Ça bouchonne sur la piste. Et je comprends ensuite pourquoi : chaque avion doit passer au dégivrage avant le décollage. Je ne m’étais pas rendu compte qu’il faisait aussi froid ce matin. Le retard est rattrappé en vol. J’ai presque 3 heures pour la correspondance à Londres, avec changement de terminal. Ça va.
Vers 11 heures (françaises) le vol QF32 pour Sydney via Singapour est annoncé en porte nº1, la classe! C’est donc au bout d’un hall d’embarquement. Je m’approche et là, d’un coup, j’aperçois le kangourou blanc sur fond rouge posé sur le gigantesque empennage de l’A380. C’est bien lui qui m’emmène! 🙂 Je ne parviens pas à en avoir une vue d’ensemble, alors je photographie aussi son voisin, accroché à la porte nº2, l’A380 de Singapore Airlines. Mais je préfère le mien, alors je lui ferai le portrait de trois quart lors de l’escale à Singapour. 😉
La suite… au prochain numéro…

”image” Ver también las fotos en la versión francesa por arriba
Bueno… ¿con qué empiezo? Ya habéis entendido que todo va bien entonces voy escribir las cosas en el ordén cronológico. Tendré que volver a contar sobre mi estancia en Brest. Un gran momento, en serio. Y muchas gracias a los amigos.
Os había dado las últimas noticias desde el Cabo de Hornoses decir el bar del mismo nombre cerca de la estación de Brest, el pasado martes poco antes de las 11 horas. Mi amigo abnegado Dominique me acompaña a tomar un último cafá, tomarme unas fotos con mi equipaje y luego hasta la puerta del TGV (el AVE francés). Me siento. Ya está, no me había equivocado : en este lugar, en este momento, es la salida de verdad, el momento cuando me voy para cerca de un año, solo, sin amigos ni familia… incluso si espero que muchos de ellos vengan a compartir una parte del camino conmigo… Entonces en este momento preciso empiezo mi periplo (la palabra aventura me parece un poco demasiada presuntuosa). Un periplo a través de una parte del mundo, un periplo para encontrar gente, un periplo para aprender sobre mi. Quiero llegar a Sídney ya, pero todavía quedan unos enlaces y escalas : cambio de TGV en Rennes, noche del martes en el hotel IBIS Paris – Roissy Charles de Gaulle, vuelo de París a Londres el miércoles a las 7.50 de la mañana, cambio de terminal y luego el momento tan esperado del embarque en el Airbus A380 (me pondría muy decepcionado si nos cambiaban de avión), el gran vuelo de 22 horas y 15 minutos con escala en Singapur… y por fin la llegada a Sídneyel jueves a las 20 horas 20 locales (10.20 en España).
En el TGV, me dejo ir soñando, hago una lista de cosas por hacer, especialmente de las por hacer antes de salir de Francia (llamar a la familia, comprobar unos detalles, reorganizar las 2 mochilas, etc.) y creo que me pongo a dormir un poco, balanceado por los movimientos del tren… y también porque las horas de sueño faltan en las últimas semanas… Todo eso, escuchando el excelente programa musical preparado por Annie en el iPod shuffle regalado por mis amigos de Brest, entre otras cosas sobre las cuales hablaré más tarde. Por cierto, tendré que preguntarla si lo hizo a propósito meter en cabeza de la lista la canción Beds Are Burning de Midnight Oil. En todo caso, muy bien hecho y gracias otra vez a ella y a los otros.
Llego a la estación del aeropuerto París Charles de Gaulle, pierdo la lanzadera para el hotel IBIS por unos segungos, espero la siguiente durante más de media hora en el frío parisino. Incluso hay una fina capa de nieve. Me digo a mi mismo que no pasa nada si cae mucha nieve esta noche y se retrasa mi vuelo. Me puedo perder 1 o 2 días que no se notará mucho. 😉 No he cogido guantes conmigo pero sí un gorro, prinipalmente para las excursiones en altitud. Lo uso entonces durante esta última noche de invierno. LLegado al hotel, como un poco (tras los excesos en Brest) mirando el telediario francés, trato los puntos prioritarios de mi lista de tareas, escribo mi último artículo desde Europa… Me pongo a dormir sobre las 2 de la madrugada para una noche muy corta.
El miércoles, el gran día ha llegado. No me quiero arriesgar, me levanto a las 4.30 para coger una de las naves sobre las 5 de la madrugada. No ha nevado. Hay bastante gente en los mostradores de facturación de British Airways pero no hay problema, tengo margen. Me han facturado hasta Síney. Paso la aduana y los controles de seguridad. Envio una última carta, un itinerario de viaje a Perú que me prestaron los nuevos vecinos de mis padres. Embarco con puntualidad. Hay atascos en la pista. Luego entiendo porque : cada avión tiene que pasar para el deshielo antes el despegue. No me había dado cuenta de que hacía tanto frío esta mañana. El retraso se recupera en vuelo. tengo casi 3 horas para la correspondencia en Londres, con cambio de terminal. Está bien.

Sobre las 11 horas (de España) el vuelo QF32 para Sídney via Singapur está anunciado en la puerta nº1. ¡Tiene estilo! Está entonces en el final del hall de embarque. Me acerco y, de repente, aquí aparece el canguro blanco sobre fondo rojo en el gigantesco estabilizador del A380. ¡De verdad! será él que me llevará 🙂 No consigo verlo entero, entonces tomo fotos de su vecino, puesto en la puerta nº2, el A380 de Singapore Airlines. Pero prefiero el mío, así que le tomaré más fotos en la escala de Singapur.
Lo que sigue… a continuación….

A propos Rémy

FR - Voyageur, blogueur, citoyen du monde, humaniste écologiste, nomade digital. ES - Viajero, bloguero, ciudadano del mundo, humanista ecologista, nómada digital. EN - Traveler, blogger, citizen of the world, humanist and ecologist, digital nomad.
Cet article a été publié dans Australia. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Le grand départ / La gran salida

  1. Annie dit :

    Coucou Remy,
    Je ne pouvais évidemment pas ne pas mettre la chanson Beds ar Burning après l’article que tu avais publié il y a plusieurs mois. Mais, je n’ai pas fait exprès de la mettre en tête de liste. J’ai tout mis en vrac. Le hasard fait bien les choses !!

  2. Don Diego de la Vega dit :

    Cher Rémy…quand tu veux tu nous en racontes plus…t’es en vacances ou quoi ????pour l’instant tu es toujours à Londres, et nous, nous sommes frustrés !!!

    • Rémy LASSET dit :

      Querido Don Diego… Pues sí, estoy de vacaciones, tu ne savais pas? Mais tu sais, ça n’est pas de tout repos, entre le décalage horaire (10 heures, ça se récupère pas en 2 jours, surtout en vivant et dormant en collectivité), le changement climatique (brutal), l’excitation, les problèmes techniques, un peu de visite quand même, le barbecue sur la terrasse panoramique le soir, etc. Patience, tu sais que j’aime bien les choses bien faites, alors ça prend du temps. Le bonjour à Bernardo et toute la bande.

  3. Don Rémy,

    He seguido tu controlada deriva inter-travesía no exenta de instantes propicios para anotar los « entre horas », improvisar los últimos los « me falta esto » y adormecerse sobre los « me encanta esta canción ».

    He podido observar igualmente que has logrado domesticar el Pajarraco-A380 (todo un « pepino » de pajarraco -que diría José Luis-), ¿o es el susodicho pajarraco el que te ha domesticado a ti,Sr. Rémy-Exupery?

    En ce qui me concerne, moi, j’arrive pas à bien dormir à Paris (effect NON DÉCALAGE HORAIRE) alors, je me demande si avec le « vrai décalage » ça va mieux à Sydney :-))

    Acabo de saltar fuerte sobre el suelo de Panama espero que lo hayas oído desde el mundo al revés (¿o soy yo la que estoy al revés y debes saltar tú? jaajjajajajajaja).

    Ocuseb nu
    (à l’inverse)

    PS:- Quiero un koala!!!
    Un besuco

    • Rémy LASSET dit :

      Coucou Arantza,
      Le décalage horaire de 10 heures est long à digérer. Hier encore, j’ai eu un coup de fatigue vers 11 heures du matin (1 heure du matin chez vous) et un autre vers 19 heures…
      Aún no he visto ningún koala.
      Besos

  4. romain maryline dit :

    Hola chico,
    que bien que bien
    une aventure qui commence et que tu n’oublieras jamais.
    Bisous bisous
    Maryline

  5. Sergio Villacañas dit :

    ¡Enhorabuena por el gran exito en la primera etapa de tu larga singladura! No dejes de seguir contandonos y mostrando mas fotos. Un abrazo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s