Scène de crime à Montezuma

🇪🇸 versión española más abajo

🇫🇷 A la mi-juin, après une nouvelle halte de quelques jours à San José, j’ai choisi de visiter la péninsule de Nicoya, au nord-ouest du Costa Rica. Je me suis installé précisément à Montezuma, une petite localité à l’ambiance bohème qui, comme Dominical, attire elle aussi beaucoup de routards et de surfeurs.

IMG_0607-001

Embarquement sur le ferry à Puntarenas

Le parcours de San José à Montezuma est déjà en lui-même une belle expérience. Parti sous des trombes d’eau et des coups de tonnerre, le bus se dirige plein ouest et atteint Puntarenas en 3 heures environ. Ici, on embarque sur un ferry qui traverse le golfe de Nicoya, un bras de l’océan Pacifique qui sépare la péninsule de l’essentiel du territoire costaricien. La traversée dure 1 heure 15 et, en fin de journée, elle offre de superbes couchers de soleil sur la péninsule. A défaut d’iPhone, toujours pas remis de sa baignade, j’ai pu utiliser mon iPad pour immortaliser ce magnifique spectacle. On débarque du ferry dans la baie de Paquera et le bus reprend sa route pour environ 1 heure jusqu’à Cóbano. Là, il faut effectuer un changement de bus pour une vingtaine de minutes de route encore, une route pas complètement goudronnée et qui termine par une descente impressionnante jusqu’à la plage de Montezuma.

IMG_0653

Coucher de soleil sur la péninsule de Nicoya

Montezuma (parfois aussi appelée Moctezuma, allez savoir pourquoi…) se situe près de la pointe sud de la péninsule de Nicoya, à l’entrée du golfe. Contrairement à mes 2 précédentes étapes côtières, à Quepos – Manuel Antonio et à Dominical, je n’étais donc pas directement au bord de l’océan Pacifique. Je me suis installé dans une auberge rustique située juste avant le village, dans la descente, au milieu des arbres. J’y ai vu de nombreux singes capucins, très habiles pour sauter d’arbre en arbre, très malicieux pour tenter de voler un peu de nourriture, parfois même un tantinet agressifs, montrant les dents. J’y ai aussi entendu des singes hurleurs, qui méritent bien leur nom. J’ai remarqué qu’il n’aimaient pas trop le bruit des bus et camions qui descendaient la côte, et qu’ils essaient donc de couvrir ces bruits par leurs hurlements. Manque de chance, les premiers livreurs et les premiers bus arrivent tôt le matin… Les hurlements de singes démarrent donc très fort. Cela fait un réveil moins agréable que des chants d’oiseaux, mais en revanche c’est plus exotique !

Le village de Montezuma est clairement orienté vers le tourisme : agences touristiques proposant des excursions dans les environs, des activités et des quads en location pour quelques heures, restaurants, bars, magasins de souvenirs, hôtels, hostels, etc. Aussi, dans la rue qui longe la plage, s’installent des vendeurs d’artisanat… et, semble-t-il, de marijuana. Parmi les attractions naturelles, comme à Dominical, il y a de belles plages et aussi quelques cascades que l’on atteint en grimpant un peu à l’intérieur des terres.

IMG_0707

Mon auberge à Montezuma

Je vais vous parler surtout de ces plages, hélas sans photos à l’appui des plages les plus belles, éloignées du village, ne souhaitant pas exposer mon iPad à des conditions naturelles très oxydantes. Je vais vous parler de ces belles plages, dont moi aussi j’ai dû imaginer la beauté naturelle, en effaçant l’horreur dans les images que percevaient mes yeux. Jamais de ma vie je n’avais été témoin direct d’une preuve aussi flagrante, aussi dégoûtante, aussi révoltante, du crime contre l’environnement dont est responsable l’humanité, dont nous sommes tous responsables. Près du village, les plages sont naturellement protégées et plus facilement nettoyées mais, après une quinzaine de minutes de marche, le sable commence à être maculé. Au bout d’une heure, j’atteins une belle et longue langue de sable entièrement souillée de déchets rejetés par l’océan : du plastique principalement (bouteilles, seaux, casques de chantiers, brosses à dents, morceaux de plastique dur, particules de plastique souple, etc.), mais aussi des chaussures, des canettes en aluminium, des bouteilles en verre, etc. En en parlant à mon auberge, d’autres voyageurs me disent qu’ils ont même vu des seringues. Lors de ma deuxième visite à cette plage prisée des surfeurs pour les vagues qui y déferlent souvent, le désastre était un peu moins horrible, sans doute parce que les courants avaient repris une partie des déchets sur la partie basse de la plage. Sur la partie haute, je vois quelques personnes qui s’affairent minutieusement dans le sable. Je m’approche de l’une d’entre elles. C’est une chercheuse en environnement venue de Floride. Ici, avec d’autres professionnels et des volontaires, elle participe à un programme pour la préservation des tortues marines. La saison de la ponte va bientôt démarrer. Comme chacun de ses collègues, elle est responsable d’un carré de sable d’environ 5 mètres de côté. Elle me dit que la veille, elle a passé plusieurs heures à ramasser les plus grosses pièces. Elle en avait récolté près de 200. Et elle me confirme qu’à plus de 90%, il s’agissait de plastique. Le jour de notre conversation, elle s’occupait des morceaux plus petits, de l’ordre d’un centimètre ou deux. Elle reviendrait le lendemain pour récolter les minuscules morceaux. Je regardais la plage et je mesurais l’ampleur de la tâche. Sans compter que chaque jour, c’est la loterie : l’océan peut aussi bien faire un peu le ménage ou rapporter des quantités plus ou moins importantes de déchets. Rien ne garantit que, malgré ce travail titanesque, les tortues parviendront à se frayer un chemin à travers les débris… Ce qui est sûr, c’est que sur la plage ou dans l’eau, elles seront blessées et contaminées par ces ordures, par nos ordures…

Combien de tonnes de déchets encombrent aujourd’hui les mers et les océans ? Comment sera-t-il possible de les éliminer ? C’est hélas impossible de répondre à ces questions. Par contre, ce qu’il est possible de faire, dans notre quotidien, c’est de limiter drastiquement l’usage de matière plastique, de réutiliser les emballages, de recycler complètement et correctement, d’exiger de nos gouvernements l’interdiction des transports de déchets par voie maritime, c’est-à-dire leur traitement au plus près de leur lieu de production, d’exiger des lois pénales pour lutter contre la criminalité environnementale, et sans doute bien d’autres choses encore…

Ils étaient propres nos océans, il y a une centaine d’année… Elle devait être splendide cette plage, il y a quelques dizaines d’années… Elle est superbe notre planète. Le sera-t-elle toujours autant dans une dizaine d’années ? Il est temps d’arrêter de regarder ce triste spectacle et de nous lamenter en nous disant qu’on n’arrivera jamais à éviter le désastre. Faisons tous comme le colibri de la légende amérindienne racontée par le sage Pierre Rabhi, faisons tous notre part. Soyons tous des colibris. Et si nous ne le faisons pas pour nous, faisons-le au moins pour les générations futures, pour qu’elles aient le droit de découvrir de belles plages immaculées, de jouir d’une planète propre et resplendissante de ses couleurs naturelles.

N.B. : N’ayant pas pu prendre de photos de la scène de crime, je joins une photo libre de droit trouvée sur internet. Imaginez ceci recouvrant à marée haute toute la surface d’une plage d’environ un kilomètre de long, et vous aurez une idée de ce que j’ai vu au bout de mes promenades.

plastic-1433138_640

La scène de crime que j’ai vue à Montezuma, c’est comme cette photo… sur 1 kilomètre

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Escena de crimen en Montezuma

A mediados de junio, tras otra parada de unos días en San José, elegí de ir a visitar la península de Nicoya, en el noroeste de Costa Rica. Me instalé precisamente en Montezuma, una pequeña localidad de ambiente bohemio que, igual como Dominical, atrae muchos mochileros y muchos surfistas.

IMG_0675

Anochecer sobre la península de Nicoya

El recorrido de San José a Montezuma ya es una linda experiencia en sí. Tras salir bajo trombas de agua y truenos, el bus se dirige hacia el oeste y alcanza Puntarenas en unas 3 horas. Aquí, embarcamos en un ferry  que atraviesa el golfo de Nicoya, un brazo del océano Pacífico que separa la península de la mayor parte del territorio costarricense. La travesía tarda 1 hora y 15 minutos y, a final del día, ofrece unos anocheceres maravillosos sobre la península. A falta de iPhone, aún sin recuperarse de su baño, pude usar mi iPad para inmortalizar este espectáculo espléndido. Desembarcamos del ferry en la bahía de Paquera y el bus retoma la carretera para más o menos 1 hora hasta Cóbano. Allí, hay que hacer un cambio de bus para unos 20 minutos de carretera aún, una carretera por partes sin asfaltar y que termina con una bajada impresionante hasta la playa de Montezuma.

IMG_0721

Mono capuchino buscando algo en una bolsa /// Singe capucin cherchant quelque chose dans un sac

Montezuma (a veces nombrada Moctezuma, idos a saber por qué…) se encuentra cerca de la punta sur de la península de Nicoya, en la entrada del golfo. Al contrario de mis 2 etapas costeras anteriores, en Quepos – Manuel Antonio y en Dominical, no estaba entonces directamente en la orilla del océano Pacífico. Me instalé en un hostel rústico, situado a poca distancia del pueblo, en la bajada, en medio de los árboles. Allí vi muchos monos capuchinos, muy hábiles para saltar de un árbol a otro, muy traviesos para tratar de robar un poco de comida, a veces incluso un pelín agresivos, enseñando sus dientes. Allí también oí unos monos aulladores, que bien se merecen su nombre. Noté que no les gustaba el ruido de los buses y camiones que bajaban la cuesta, y que entonces intentan de cubrir estos ruidos con sus aullidos. Mala suerte, los primeros repartidores y los primeros buses llegan temprano por la mañana… Los aullidos de los monos arrancan muy fuerte entonces. Eso constituye un despertador menos agradable que los cantos de pájaros, pero en cambio ¡es más exótico!

El pueblo de Montezuma está claramente orientado hacia el turismo: agencias turísticas que proponen excursiones en los alrededores, actividades y quads de alquiler para unas horas, restaurantes, bares, tiendas de souvenirs, hoteles, hostels, etc. Además, en la calle que bordea la playa se instalan vendedores de artesanía… y, según parece, de marijuana. Entre las atracciones naturales, igual como en Dominical, hay lindas playas y también unas cascadas que se alcanzan trepando un poco tierra adentro.

IMG_0701

Anochecer sobre la península de Nicoya

Os voy a contar sobretodo acerca de estas playas, desgraciadamente sin fotos como prueba de las playas más hermosas, alejadas del pueblo, por no querer exponer mi iPad a condiciones naturales muy oxidantes. Os voy a contar sobre estas playas hermosas, cuya belleza yo también tuve que imaginar, borrando el horror en las imágenes que captaban mis ojos. Nunca en mi vida había sido un testigo directo de una prueba tan flagrante, tan repugnante, tan indignante, del crimen contra el medio ambiente del cual la humanidad es responsable, del cual todos nosotros somos responsables. Cerca del pueblo, las playas están naturalmente protegidas y más fácil de limpiar pero, a unos 15 minutos caminando, la arena empiezan a ser ensuciada. Tras una hora, llego a una linda y larga lengua de arena completamente manchada de desechos devueltos por el océano: plástico principalmente (botellas, cubos, cascos de obra, cepillo de dientes, trozos de plástico duro, partículas de plástico flexible, etc.), pero también zapatos, latas de aluminio, botellas de vidrio, etc. Comentándolo en mi hostel, otros viajeros me dicen que vieron incluso jeringas. En mi segunda visita a esta playa preciada de los surfistas por las olas que a menudo rompen allí, el desastre estaba un poco menos horrible, sin duda porque las corrientes habían retomado una parte de los desechos en la parte baja de la playa. En la parte alta, veo unas personas que se ocupan buscando meticulosamente en la arena. Me acerco a una de ellas. Es una investigadora en medio ambiente, venida de Florida. Aquí, con otros profesionales y voluntarios, participa a un programa para la preservación de las tortugas marinas. La temporada de puesta va a empezar en breve. Al igual que cada uno de sus compañeros, ella es responsable de un cuadrado de arena de unos 5 metros de lado. Me dice que, el día anterior, pasó varias horas recolectando las piezas más grandes, casi 200 piezas. Y me confirma que se trataba de plástico en más de 90 % de los objetos. El día de nuestra conversación, se dedicaba a trozos más pequeños, de un centímetro o dos. Volvería el día siguiente para recolectar los trozos minúsculos. Yo miraba la playa y medía el alcance de la tarea. Sin contar que cada día es una lotería: el océano puede tanto hacer un poco de limpieza como devolver cantidades más o menos importantes de desechos. Nada garantiza que las tortugas consigan abrirse camino a traves de los fragmentos, a pesar de este trabajo colosal… Lo que sí está claro, es que en la playa o en el agua, se lesionarán y se contaminarán por esta basura, por nuestra basura…

¿Cuántas toneladas de desechos estorban hoy las mares y los océanos? ¿Cómo será posible eliminarlos? Desgraciadamente es imposible responder a estas preguntas. En cambio, lo que sí es posible hacer, en nuestro día a día, es limitar drásticamente el uso de materia plástica, de reutilizar los envases, de reciclar completamente y correctamente, de exigir de nuestros gobiernos la prohibición del transporte de desechos por vía marítima, es decir su tratamiento lo más cerca posible de su lugar de producción, de exigir leyes penales para luchar contra la criminalidad medioambiental, y sin duda muchas cosas más…

Estaban limpios, nuestros océanos, unos cien años atrás… Debía de ser espléndida esta playa, unas docenas de años atrás… Es hermoso nuestro planeta. ¿Seguirá siendo igual de hermoso en una docena de años? Ya es tiempo de dejar de mirar este triste espectáculo y de lamentarnos diciéndonos que nunca conseguiremos evitar el desastre. Hagamos todos igual como el colibrí en esa leyenda amerindia (también contada en francés por el sabio Pierre Rabhi), hagamos todos nuestra parte. Seamos todos colibríes. Y si no lo hacemos por nosotros mismos, hagámoslo por lo menos para las futuras generaciones, para que tengan el derecho de descubrir hermosas playas inmaculadas, de disfrutar de un planeta limpio y resplandeciente de sus colores naturales.

Nota: Por no haber podido tomar fotos de la escena del crimen, adjunto una foto libre de derechos encontrada en internet. Imaginad ésto cubriendo en marea alta toda la superficie de una playa de un kilómetro de largo, y tendréis una idea de lo que vi al final de mis paseos.

Publié dans Costa Rica, Environment | Tagué , , , , , | 2 commentaires

Cool vibes à Dominical, loser à Domicalito

La rue principale à Dominical

La rue principale à Dominical

🇪🇸 versión española más abajo

🇫🇷 Traduction du titre depuis le franglais : bonnes ondes à Dominical, raté à Dominicalito

Après San José, après la parenthèse à Ciudad Colón, et après le parc national Manuel Antonio, j’ai poursuivi ma route vers le sud en longeant la côte Pacifique jusqu’à Dominical, un petit village très prisé par les surfeurs mais encore préservé du tourisme de masse et des constructions qui vont avec. Ici, les rues ne sont pas goudronnées et seule une partie de la promenade en bord de plage est pavée.

L'hostel Cool vibes sous la pluie

L’hostel Cool vibes sous la pluie

Certes, je ne suis pas surfeur, et même s’il semble que ce soit un endroit idéal pour débuter, je n’ai pas forcé ma nature « terrienne ». J’ai toutefois aimé l’ambiance relax ici et j’avoue que mon auberge y est pour beaucoup. J’avais initialement réservé 2 nuits, et de nuit en nuit, je suis resté plus de 2 semaines… Je suis loin d’avoir parcouru tout le Costa Rica, mais pour moi c’est sans aucun doute un des meilleurs hostels du pays et aussi, de tous ceux où j’ai séjourné lors de mes nombreux et longs voyages, un de ceux dont l’ambiance m’a le plus convenu. Et je ne dis pas ça parce que les propriétaires sont français, je ne fais pas de préférence nationale en général, si ce n’est parfois la préférence pour le pays où je me trouve. Non, ce n’est pas parce qu’ils sont français, mais c’est en grande partie grâce à eux. On se rend vite compte que Céline et Sri mettent toute leur ardeur, et même tout leur coeur, dans leur auberge qui a déménagé il y a quelques semaines seulement de façon un peu forcée, mais en s’agrandissant sensiblement par la même occasion. Cela se traduit par un accueil très sympa, des planches de surf à louer et des conseils pour les surfeurs de tout niveau, des conseils aussi pour toute autre besoin ou activité, une attention constante portée à la propreté, une musique d’ambiance sympa et un enthousiasme constant, auquel participe aussi leur enfant de 9 mois. Finalement, cet hostel mérite très bien son nom : Cool vibes (bonnes ondes).

Playa de Dominical

Playa de Dominical

Je me suis donc posé là, sans programme particulier, comme j’aime. J’y ai pris mes petites habitudes, comme si je vivais là depuis un bon moment : le petit-déjeuner ou le déjeuner au soda (restaurant familial costaricien) juste a côté ; les autres repas à l’auberge, préparés dans son immense cuisine (l’établissement disposait auparavant d’un restaurant) ; parfois aussi un excellent ceviche de poisson et/ou fruits de mer, acheté à une petite échoppe très prisée des routiers, au bord de la grande « route du Pacifique » ; une petite promenade sur la plage le matin ; du travail sur mon ordinateur ; et aussi des échanges sympas et intéressants, parfois même philosophiques, avec d’autres voyageurs de tous âges et venus de tous horizons. Enfin, ici au Costa Rica, je l’ai déjà écrit et je l’écrirai à nouveau, la nature commande, et le corps suit la nature, le sommeil suit de près les heures du soleil. Ainsi, comme le soleil se lève vers 5h15 et se couche avant 18 heures, le corps se réveille souvent avant 6 heures et les paupières commencent à se faire lourdes parfois avant même 21 heures…

Poza azul, en Dominicalito

Poza azul, en Dominicalito

Quelquefois, la promenade matinale était plus longue. Une très belle marche de près d’une heure, en grande partie par la plage, en évitant la marée haute, conduit jusqu’à la localité voisine de Dominicalito et, en montant un peu la colline, à la cascade de la Poza azul. À l’aller, la vue est superbe tout au long de la plage, et la récompense après la montée est donc une petite cascade mais surtout une belle piscine naturelle bien rafraîchissante. C’est ici qu’une fois de plus, la nature m’a joué un tour, m’a presque envoûté. Lors de ma deuxième visite à la cascade, comme j’avais déjà pris les photos, et puisque je savais tout le bien que procure ce bain dans la rivière, je me suis baigné d’emblée. Et j’ai fait durer ce bain tellement agréable. En sortant, j’ai encore contemplé un peu la beauté des lieux avant de m’asseoir sur une grosse pierre. C’est à ce moment-là que j’ai découvert ma faiblesse : mon iPhone était dans la poche arrière de mon short de bain… Bon, certes, il n’était plus tout jeune et montrait déjà quelques signes de fatigue, mais il faisait encore de belles photos, qui me permettaient notamment d’illustrer mes articles. Vous êtes donc prévenus : à moins que le riz n’ait un effet vraiment miraculeux, il n’y aura pas ou peu de photos de mes prochaines découvertes.

P.S. : Près d’un mois après cet « accident », je viens de sortir une nouvelle fois l’iPhone du sac de riz pour faire un test… Il semble que le miracle n’aura pas lieu.

Poza azul, en Dominicalito

Poza azul, en Dominicalito

Playa de Dominicalito

Playa de Dominicalito

🇪🇸 Traducción del título desde el franglish: buen rollo en Dominical, fracasado en Dominicalito

Tras San José, tras la paréntesis en Ciudad Colón, y tras el parque national Manuel Antonio, seguí mi ruta hacia el sur por la costa Pacífica hasta Dominical, un pueblo muy preciado por los surfistas pero todavía preservado del turismo de masas y de los edificios que conlleva. Aquí las calles están sin asfaltar y sólo un aparte del paseo marítimo está pavimentado.

Playa de Dominical (y Dominicalito en el fondo)

Playa de Dominical (y Dominicalito en el fondo)

Si bien es cierto que no soy un surfista para nada, e incluso si parece un lugar perfecto para debutar, no forcé mi naturaleza de « terrícola ». Sin embargo, me gustó el ambiente relajado aquí y reconozco que mi albergue tiene mucho que ver con eso. Inicialmente reservé 2 noches y, noche tras noche, me quedé durante más de 2 semanas… Me quedo lejos de haber recorrido todo Costa Rica, pero para mí se trata sin duda de uno de los mejores hostels del país y también, de todos los donde me he quedado durante mis numerosos y largos viajes, uno de los cuyo ambiente mejor me ha venido. Y no digo eso porque los dueños son franceses, no soy muy de preferencias nacionales en general, a no ser a veces la preferencia por el país donde me encuentro. No, no es porque son franceses, pero es en gran parte gracias a ellos. Uno se da cuenta rápidamente que Céline y Sri ponen todo su empeño, e incluso todo su corazón, en su albergue que cambiaron de lugar hace tan sólo unas semanas de manera un poco forzada, pero ampliándose por la misma ocasión. Eso de traduce por una acogida muy simpática, tablas de surf para alquilar y consejos para los surferos de cualquier nivel, más consejos  para cualquier necesidad o actividad, una atención constante dedicada a la limpieza, una buena música de fondo y también un entusiasmo constante, con la participación incluso de su niño de 9 meses. Al final, este hostel se merece perfectamente su nombre: Cool vibes (buena onda).

Poza azul, en Dominicalito

Poza azul, en Dominicalito

Pues entonces senté cabeza aquí, sin plan concreto, tal y como me gusta. Tomé mis pequeñas costumbres, como si llevaba tiempo viviendo aquí: el desayuno o el almuerzo en el soda (restaurante familiar costariciense) justo al lado ; las otras comidas en el albergue, preparadas en su inmensa cocina (el lugar anteriormente disponía de un restaurante) ; a veces un excelente ceviche de pescado y/o mariscos, comprado en un cabaña-tienda preciada de los camioneros, al borde de la gran « carretera Pacífica » ; un corto paseo por la playa por la mañana ; algo de trabajo en el ordenador ; y también intercambios simpáticos e interesantes, a veces incluso filosóficos, con otros viajeros de todas edades y venidos de todos horizontes. Por fin, aquí en Costa Rica, ya lo escribí y lo volveré a escribir de nuevo, la naturaleza manda, y el cuerpo sigue la naturaleza, el sueño sigue de cerca las horas del sol. Así, ya que amanece sobre las 5:15 y anochece antes de las 18 horas, el cuerpo de despierta a menudo antes de las 6 horas y los párpados empiezan a luchar para seguir abiertas a veces incluso antes de las 21 horas…

Dominicalito

Dominicalito

Alguna que otra vez, el paseo matutino estaba más largo. Una muy bonita caminata de casi una hora, gran parte de ella por la playa, evitando la marea alta, lleva hasta la localidad vecina de Dominicalito y, subiendo un poco por el cerro, hasta la cascada de la Poza azul. A la ida, la vista es hermosa por todo el camino en la playa , y la recompensa tras la subida es una pequeña catarata pero sobretodo una linda piscina natural bien refrescante. Es aquí que, una vez más, la naturaleza me gastó una broma, casi me embrujó. Durante mi segunda visita a la cascada, ya que ya había tomado fotos, y porque sabía todo el bien que proporciona este baño en el río, pues me bañé de inmediato. E hice que este baño tan agradable dure. Tras salir, seguí un poco admirando la belleza del lugar antes de sentarme en una gran piedra. Es en este momento que descubrí mi flaqueza: mi iPhone estaba en el bolsillo trasero de mi bañador… Bueno, es cierto, ya no era nuevo y ya mostraba señales de cansancio. Pues quedáis avisados: a no ser que el arroz tenga un efecto milagroso, no habrá más (o pocas) fotos de mis próximos hallazgos.

Nota: Casi un mes tras este « accidente », acabo de sacar una vez más el iPhone de la bolsa de arroz para hacerle una prueba… Parece que el milagro no tendrá lugar.

Publié dans Costa Rica | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Retour à Antananarivo

🇪🇸 Se trata de un artículo invitado, sólo en español, lo siento.

🇫🇷 Aujourd’hui je publie un article invité, écrit par Benoît, un français expatrié à Madagascar, co-fondateur du site web http://annuaire.mg, un site qui propose « tout ce qu’il faut savoir sur Madagascar, afin de vous faciliter la vie et de vous repérer dans le dédale de ses rues ». Benoît m’a proposé d’écrire un article sur ce pays, et notamment sa capitale, Antananarivo, comme un témoignage de son expérience de vie dans cette ville complexe et contradictoire. Puisque je n’ai pas prévu d’aller à Madagascar de si tôt, j’ai pensé intéressant de partager cet article avec vous, mes lecteurs. Bonne lecture et merci Benoît !

C’est en revenant à Antananarivo que j’ai vraiment vu la ville. J’avais passé plusieurs mois dans une association, en banlieue, en donnant tout mon temps à l’enseignement et au travail administratif. Je n’ai rien vu de Tana lors de ce premier séjour. Je ne sortais pas, je ne me hasardais pas dans les rues, je ne me perdais pas dans sa vaste campagne aux collines dénudées, aux paysages rasés par la déforestation. Je suis resté des mois dans le petit village de l’association, l’oasis, où les mœurs elles-mêmes semblaient avoir été changées, dans un petit monde idyllique. Mais des images, des odeurs, des sourires de ce premier séjour sont tout de même restées en moi.

Un marché du centre ville à l’approche de la fête nationale

En guise de préambule

On ne voit les choses que la deuxième fois, dans la répétition, avec cet écart du spectateur qui a déjà vécu et qui peut se permettre de regarder. La première fois, souvent, on est perdu. La nouveauté est trop grande, on est ébloui en tournant la tête à droite, à gauche. Le recul manque. On en prend plein les yeux, mais souvent les yeux sont aveugles. Parfois, oui, c’est vrai, on réussit à les ouvrir, on est frappé par la nouveauté et on s’en souvient. J’ai connu cela aussi. Mais ce n’est pas ce qui m’est arrivé à Antananarivo, sur la Grande Île, l’Île Rouge, dans cette Afrique qui s’est détachée du continent il y a des millions d’années.

Le choc culturel n’est pas un simple mot. En venant à Antananarivo, Madagascar, comme en d’autres pays sans doute, on le vit, on l’éprouve. Les couleurs, les parfums sont différents. Les milliers d’enfants, les femmes qui ont le ventre rond et qui allaitent sur les marchés, le désordre des rues, des bus, des scooters, les receveurs qui crient aux arrêts, les portes qui s’ouvrent, se ferment, les fumées qui pétaradent sur l’asphalte brûlant, les chariots de bananes ou de charbon que poussent à bout de bras des hommes au torse nu, ruisselants d’eau, la bouche édentée.

Les parfums d’Antananarivo

Si je devais dire les deux premiers parfums qui m’ont marqué lors de mon arrivée à Antananarivo, je dirais : les bougainvilliers et les ordures. Les bougainvilliers, je m’en rappelle très bien alors que j’étais assis à l’arrière d’une petite Atos bleue et que mes chauffeurs parlaient une langue pour moi inarticulable, les bougainvilliers tombaient en grappes au bord de la route. C’était mi-novembre, et ils étaient énormes. Des fleurs mauve, rouge, blanche et orange qui secouaient leurs rames lourdes au-dessus des marchés, des passants languissants, des commerces installés un peu partout, des cordonniers, des capitonneurs, de ces visages noirs, café au lait, aux teints asiatiques, au dessin parfait.

Bougainvilliers à Antananarivo

La misère fut la deuxième odeur de ce premier plongeon. Les gaz d’échappement noir, les bus qui s’arrêtent en plein milieu de la route et dont les chauffeurs réparent les pièces à coups de marteaux, dans d’interminables cling-cling-clang-cling-cling. Des corps qui sortent par les fenêtres des bus, des bouches qui crient, des marchés grouillants avec des étals de viande où les mouches bleues et vertes bourdonnent, mollement chassées par les fouets de bouchers désabusés.

Mais je ne voudrais pas donner une image uniquement noire de cette misère. Noire, elle l’est sans doute, quand l’on voit ces femmes le dos cassé en deux sur des bennes qui débordent d’ordures en bord de route, se disputer un croûton ou une bouillie infâme avec des chiens faméliques. Quand ce ne sont pas des enfants, des enfants de 4, 5 ans qu’on retrouve les doigts amputés, parce que leur mère les a abandonnés sur les détritus, et qu’un rat, ou plusieurs, les ont visités durant la nuit.

Les habitants pauvres installent leurs maisons le long des cours d'eau sale

Les habitants pauvres installent leurs maisons le long des cours d’eau sale

Antananarivo est pleine de ces images désolantes, de ces lacs aux rives puantes, dont les vaguelettes clapotent sur des berges de poubelles et de boue. Et il faudrait aussi parler de ce tunnel d’Analakely, en centre ville, sur les trottoirs duquel des mendiants restent prostrés, vieillards, enfants, femmes enceintes, parfois le visage caché sous des sacs de tissu, dans les épaisses fumées des gaz d’échappement, le jour comme la nuit, sans cesse. Dans ces fumées de voiture venues du Vieux-Continent, mises au rebut par les pays riches, et récupérées par les pays qui n’ont rien.

Les enfants de Tana

Il faudrait que quelqu’un décrive les yeux de ces enfants, ces yeux hébétés qui tendent une main ouverte vers les voitures et dans lesquels on ne lit aucun espoir, pas même la douleur, ces boules de mica vides qui roulent dans un océan de fin du monde, et qui semblent ne plus avoir de berge où amerrir. On a là un vrai visage de la pauvreté, et c’est un visage qui ne pleure pas, qui ne demande même pas, qui ne pleurniche aucunement, qui ne harcèle pas, car il n’a plus la force de quérir quoi que ce soit.

Ces enfants, on les retrouve dans les stations de bus qui partent en direction du nord ou du sud, avec ces voyageurs qui attendent des heures sur la terre, au milieu de la cohue branlante et anarchique des bus qu’on surcharge de marchandises. Ces enfants s’agglutinent autour des touristes, et de tous les autres voyageurs, même malgaches, qui ont quelque chose dans leur portefeuille pour se payer un billet de transport. Il faut regarder leur démarche et leurs attitudes pour les comprendre, et toucher un peu du monde dans lequel ils vivent. Ces enfants ne tiennent pas de longs discours pour expliquer leur misère. Ils se postent près d’un voyageur et tendent une main droite, parfois sans même regarder le voyageur dans les yeux, en murmurant la triste litanie de quelques mots de français appris par cœur. Ils se tiennent debout, et si on ne leur donne rien, ils restent là, sans bouger, sans parler, sans chercher à provoquer la pitié ni la compassion. Leurs regards vaguent déjà alentour, vaguent mais ne regardent rien, car ils n’ont pas la force de se fixer sur un objet, ils tournent sans quai, passent d’une forme à l’autre, sans rien distinguer. Certainement la faim y est pour quelque chose.

Mais ce n’est pas la seule image de la misère qui frappe ici. Il y a un autre visage de ces enfants qui par centaines, par milliers, peuplent les rues, sortent de l’herbe quand on visite la campagne, la brousse comme on dit en Afrique, et sourient à pleines dents avant de se mettre à courir dans tous les sens.

Le sourire de la misère

Le pays est loin des canons de l’Europe. L’Europe est loin de la vie de l’Afrique. Quand on est en France, on a l’impression que les enfants sont absents du monde. Ils sont là, mais cloisonnés, boutonnés jusqu’au cou comme des femmes du monde, avec des cartables rutilants sur le dos, des sourires qui se ferment après s’être grandement ouvert, comme s’ils avaient honte, honte de s’être laissé aller, honte comme les adultes. Les enfants jouent sérieusement en France, et si ce n’est pas le cas, s’ils prennent trop de liberté, les mères les rabrouent pour qu’ils se tiennent mieux sur leur chaise, bien droits, pour qu’ils s’esclaffent moins fort, qu’ils jouent moins bruyamment, qu’ils ne tachent pas leur veston immaculé. Et les pères s’y mettent désormais, à pomponner leurs poupées de porcelaine pour qu’elles soient toujours parfaites.

Enfants des rues d'Antananarivo

Enfants des rues d’Antananarivo

Cette perfection étouffe l’Europe, étrangle la France. En venant à Madagascar, en faisant le grand saut dans le désordre de sa capitale Antananarivo, j’ai vu des enfants par milliers, courir en haillons, en loques, le visage sale, se grattant la tête pleine de pous, et ce spectacle m’a libéré. Je n’avais jamais vu auparavant des enfants jouer comme cela, librement, sans contrainte, sans rien dans les mains, sans la peur d’abîmer les jouets qu’on leur donne, car de toute façon les jouets dans leurs mains sont déjà tous cassés. Et ce n’est pas d’un rat qu’ils tirent la queue inerte, ce n’est pas cette image sale qu’en a montrée Baudelaire qu’affichent les trottoirs de Tana. Les enfants d’ici se construisent de petits jouets avec des bouts de bois, des pneus qu’ils dirigent à l’aide de baguettes, des pierres qu’ils se passent d’une main l’autre en récitant des comptes savants.

Sourires d'enfants qui vivent pourtant dans la rue

Sourires d’enfants qui vivent pourtant dans la rue

Quelques mots sur mon retour

Les images défilent, et je n’ai même pas expliqué pourquoi je suis revenu à Madagascar, dans sa capitale plus précisément : Antananarivo.

J’avais donc passé plusieurs mois à travailler dans une association de la banlieue de Tana qui s’occupe des enfants et des familles de la rue, enseignant le français, puis m’occupant sur la fin de mon séjour, d’une partie du travail administratif. Au bout de 9 mois, ma mission finie, je rentrai en France.

J’y restai 3 mois, en allant à gauche, à droite, dormir chez des amis, visiter les librairies, traîner du côté des bouquinistes, à Lyon surtout, marchant le long de la Saône, dans les tons gris impénétrable de ses flots. Je pris le temps de flâner, de regarder, de lire, de parler avec mes amis que je n’avais pas vus pendant des mois, de boire un peu, d’échanger, de vivre.

Mon frère et moi avions décidé d’aller habiter quelques temps ensemble, sans but précis, pour se retrouver, puisque nous sommes deux seuls frères, dans une famille éparpillée. De mon côté, je n’avais pas de projet professionnel immédiat ; la liberté donc (si l’on évite les questions financières assez contraignantes). Mon frère, pour sa part, voulait faire une vraie pause dans sa vie professionnelle, ou lui faire ses adieux. Il avait en effet passé ses dernières années entre Wall Street et Canary Wharf, dans la finance, les cabinets d’audit et de notation. Il ne voyait pas de sens, d’horizon dans ce métier ; la perspective d’un pavillon luxueux en banlieue, d’une belle voiture et de beaux costumes ne lui suffisaient pas. Il avait envie de prendre le large.

Nous voulions aller vivre ensemble, sans projet professionnel, avec seulement en tête l’idée de trouver un boulot alimentaire. Serveur, plongeur, barman, peu nous importait. On lisait alors, ensemble, mais chacun de son côté (moi dans la traduction française et lui en anglais), Dans la dèche à Paris et à Londres, Down and out in Paris and London, d’Orwell, et cette lecture nous enthousiasmait autant l’un que l’autre. Nous aussi désirions vivre avec moins de choses, plus proches des gens, des réalités. Nous aussi nous voulions nous asseoir dans les rues, sur les trottoirs, respirer les bouffées de la ville, sentir la vie des commerces, des passants, et perdre notre temps.

On avait choisi l’Espagne, et Barcelone. Pourquoi l’Espagne, en particulier ? D’abord pour une question géographique ; j’avais passé les derniers mois à Madagascar, dans l’Océan Indien, et mon frère revenait des États-Unis, puis d’Angleterre. Nous ne voulions plus retraverser les eaux. L’Espagne nous offrait la nouveauté et la possibilité facile d’un retour. Ensuite, pour la chaleur peut-être, et cette idée qu’on se faisait des espagnols, qui peut-être savaient mieux prendre le temps de vivre que nous.

Nous étions prêts à partir lorsqu’une amie, de l’association à Antananarivo où j’avais travaillé, m’écrivit qu’elle manquait de personnes, et qu’ils avaient du mal à achever le travail qu’on avait entamé ensemble. C’était l’opportunité de revenir. Je n’y avais pas songé, pas pour tout de suite du moins. J’en parlais à mon frère, qui accepta. 3 semaines plus tard, nous embarquions à Charles de Gaulle.

Le visa de mon frère a duré 3 mois, puis il est rentré en France. Quant à moi, je suis toujours dans les bras de Tana, la sombre capitale de la misère, qui recèle des sourires et une joie d’or.

A Tana, scène ordinaire d'un homme faisant le travail d'une machine

A Tana, scène ordinaire d’un homme faisant le travail d’une machine

Publié dans Uncategorized | Tagué , , | Laisser un commentaire

Manuel Antonio : des animaux et des plages

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 San José, c’est bien, j’espère que vous avez compris en lisant mon article bon marché qui parlait beaucoup de marcher et pas seulement pour faire le marché… Bon, d’accord, je me calme… San José, c’est bien donc, mais si je suis venu au Costa Rica, c’est d’abord pour la nature, comme la plupart des voyageurs qui viennent ici. Alors, après une parenthèse à Ciudad Colón sur laquelle je garderai un peu le mystère jusqu’au mois de juillet, je me suis installé quelques jours à Quepos, à proximité du parc national Manuel Antonio.

IMG_7320

La piscina de mi hostal en Quepos

Quepos est une petite ville dont je me suis vite aperçu qu’elle présentait peu d’intérêt. En revanche, je me suis senti très bien dans l’auberge, bien située, propre, avec une bonne ambiance, une agréable piscine et des hamacs. L’intérêt de Quepos, c’est le parc national Manuel Antonio, à une vingtaine de minutes seulement en bus. Je suis donc allé visiter ce parc, de bon matin, un jour où le ciel ne semblait pas trop menaçant. En réalité, le temps aurait très bien pu tourner à l’orage, mais ce jour-là j’ai eu du flair comme un animal !

IMG_7282J’allais toutefois être entouré d’êtres au flair encore meilleur. D’abord, de nombreux visiteurs au budget moins serré que le mien furent bien inspirés de se faire accompagner d’un guide. Oh, rassurez-vous, je ne me suis pas perdu, les chemins sont bien tracés et bien indiqués. Les autres êtres au flair plus performant que le mien, à moins que ce ne soit d’autres sens, furent les animaux sauvages. L’intérêt du guide, outre ses explications bien sûr, c’est justement pour repérer plus d’animaux, et surtout pour les regarder et les photographier de plus près à l’aide de sa lunette d’observation. Je m’excuse donc de ne mettre à disposition que peu de photographies animalières, pour l’absence de paresseux, toucans et singes hurleurs que je n’ai pu qu’apercevoir furtivement, et que mon équipement photographique compact ne m’a pas permis de capter. Heureusement, les singes capucins à front blanc étaient plutôt coopératifs, y compris un parent portant son bébé sur le dos.

IMG_7305

Parque nacional Manuel Antonio

Vous l’aurez compris, la faune est un des intérêts majeurs de ce parc national. Mais la végétation est également remarquable : principalement de la forêt, primaire ou secondaire, mais aussi mangrove et autre végétation de plage. En effet, j’ai oublié de vous dire, Quepos et le parc national Manuel Antonio se situent sur la côte pacifique. Et le parc inclut des plages superbes, de belles langues de sable fin qui, comme vous pouvez le constater, sont beaucoup plus faciles à photographier. Il est toutefois risqué de se laisser emporter par la beauté des lieux. Et je ne parle pas des classiques risques de déshydratation et d’insolation. Ici, on prend des risques beaucoup plus exotiques. Poser son sac sur la plage pour contempler l’horizon, s’endormir sur le sable ou aller se baigner, c’est laisser aux ratons-laveurs et surtout aux singes capucins la liberté de s’emparer de vos affaires. Sortir son casse-croûte à proximité de ces derniers, c’est aussi engager un jeu duquel vous n’êtes pas sûrs de sortir gagnants. Par chance plus que pour y avoir réfléchi, j’ai été bien inspiré de me rassasier dans un endroit du parc où ces capucins malins comme des singes n’étaient pas présents.

Cette visite naturaliste fut en tout cas bien agréable et riche en découvertes, dans un cadre majestueux. Et au retour, après une halte dans un restaurant espagnol où des Valenciens semblaient apprécier les paellas, j’ai profité de la piscine de l’auberge pour me rafraîchir et détendre mes jambes. ¡Pura vida!

IMG_7310

Parque nacional Manuel Antonio

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: Manuel Antonio, animales y playas

IMG_7203

Parque nacional Manuel Antonio

San José, está bien, espero que lo entendisteis leyendo mi artículo anterior. Pero si he venido a Costa Rica, como para la mayoría de los viajeros que vienen aquí, es primero por la naturaleza. Entonces, tras una paréntesis en Ciudad Colón sobre cual guardaré un poco el misterio hasta el mes de julio, me instalé para unos días en Quepos, a proximidad del parque nacional Manuel Antonio.

Quepos en una pequeña ciudad para cual me di cuenta rápidamente que presentaba poco interés. En cambio, me sentí muy bien en el hostal, bien situado, limpio, con buen ambiente, agradable piscina y hamacas. El interés de Quepos es el parque nacional Manuel Antonio, a tan solo 20 minutos en bus. Así que me fui a visitar este parque, temprano por la mañana, un día que el cielo no parecía demasiado amenazante. En realidad, el tiempo hubiera podido cambiarse a tormentas, pero ese día tuve olfato como un animal.

IMG_7252Sin embargo, iba a estar rodeado por seres de olfato mucho mejor aún. Primero, muchos visitantes de presupuesto menos apretado que el mío estuvieron acertados al contratar un guía. Oh, no os preocupéis, no me perdí, los caminos están bien trazados e indicados. Los otros seres con olfato más eficaz que el mío, a no ser que sean otros sentidos, fueron los animales salvajes. El interés del guía, además de sus explicaciones por supuesto, es justamente para detectar más animales, y sobre todo para observarlos y fotografiarlos de más cerca con la ayuda de su anteojo de observación. Pues pido disculpas por poner pocas fotos de animales y por la ausencia de perezosos, tucanes y monos aulladores que solo pude divisar furtivamente, y que mi equipo fotográfico compacto no me permitió captar. Afortunadamente, los monos capuchinos de frente blanca estaban bastante cooperativos, incluso un padre llevando su cría en la espalda.

IMG_7292Lo habréis entendido, la fauna es uno de los intereses mayores de este parque nacional. Pero la vegetación es igualmente notable: principalmente bosque, primario o secundario, pero también manglar y otra vegetación de playa. Efectivamente, olvidé de deciros, Quepos y el parque nacional Manuel Antonio se sitúan en la costa Pacífica. Y el parque incluye playas hermosas, lindas lenguas de arena fina que, como lo podéis notar, son mucho más fáciles de fotografiar. Sin embargo está arriesgado dejarse llevar por la belleza de los lugares. Y no hablo de los clásicos riesgos de deshidratación e insolación. Aquí, uno afronta riesgos mucho exóticos. Dejar su bolso en la playa para admirar el horizonte, dormirse sobre la arena o ir a bañarse significa dejar a los mapaches y sobre todo a los monos capuchinos la libertad de apropiarse de vuestras pertenencias. Sacar su tentempié cerca de estos últimos, significa también empezar un juego del cual no estáis seguros de salir ganadores. Por suerte más que por pensarlo, hice bien en saciarme en un lugar del parque donde no estaban estos monos capuchinos más listos que el hambre.

En resumen, esta vista naturalista fue muy agradable y rica en descubrimientos, en un entorno majestuoso. Y, a la vuelta, tras una parada en un restaurante español donde unos Valencianos parecían gustar las paellas, disfruté la piscina del hostal para refrescarme y relajar mis piernas. ¡Pura vida!

IMG_7287

Publié dans América, Costa Rica | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

A San José, j’ai marché, marché, marché…

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Si mon article précédent a pu laisser entendre que San José était une ville désagréable, alors je dois rectifier dès maintenant cette idée qui est bien éloignée de l’impression que j’en ai après y avoir passé 4 jours et 5 nuits.

IMG_6988Dans cet article, je parlais de ma première journée dans la capitale costaricienne, et le texte comme les images présentaient une ville grise, une ville polluée, une ville où il ne faisait pas bon sortir dans la rue. Mais il ne faut pas oublier le contexte très particulier de ce jour-là. La veille, le volcan Turrialba était entrée dans une nouvelle et longue éruption qui avait commencé par une explosion et la formation d’un énorme nuage noir, et qui allait se poursuivre pendant 4 jours en rejetant continuellement une colonne de cendres. Ces résidus volcaniques furent responsables de cette grisaille et de cette gêne dans les yeux, sur la peau et dans la gorge.

IMG_7092Les jours suivants, même si l’éruption se poursuivait, les cendres retombaient en moindres quantités sur San José. Dès lors, j’ai pris beaucoup de plaisir à marcher dans la ville. Et j’ai beaucoup marché. J’ai marché dans toute la ville, en long, en large et en travers.
J’ai marché pour découvrir la ville. J’ai marché à travers les rues et les avenues (plus ou moins perpendiculaires les unes par rapport aux autres, comme aux Etats-Unis), paires et impaires (selon qu’elles sont à l’ouest ou à l’est, au sud ou au nord).
J’ai marché dans les rues piétonnes. Pour aller jusqu’au parc La Sabana (littéralement, « la savane »), j’ai marché aussi dans une rue transformée temporairement en un immense terrain d’activités ludiques et sportives. C’était un dimanche. J’ai marché tout autour et au milieu de ce grand parc urbain qui m’a rappelé l’Australie, avec ses terrains de sport, ses aires de pique-nique, son lac, sa verdure, ses animaux sauvages, etc.

IMG_6955

Mercado central, San José

J’ai marché jusqu’au marché central, un marché couvert. Je m’y suis approvisionné en fruits et j’y ai pris un vrai repas tico, le tout à bon marché, relativement aux prix globalement pratiqués au Costa Rica. J’ai marché à la recherche d’un marché en plein air qu’on m’avait recommandé. Je me suis perdu, et je suis tombé par hasard sur un autre marché en plein air.
J’ai marché pour aller prendre mon bus à destination de Ciudad Colón, puis au retour, pour aller à ma nouvelle auberge. J’ai marché pour aller prendre mon bus à destination de Quepos. Je me suis à nouveau perdu, inversant le numéro de la rue et celui de l’avenue… J’ai fini par prendre un taxi et je suis arrivé à temps pour mon bus.

Certes, San José ne fait certainement pas partie des objectifs prioritaires d’un voyage au Costa Rica. Mais ce n’est pas non plus un endroit à éviter, loin de là. Et pour les routards qui, comme moi, voyagent à travers le pays en bus, San José constitue de toute façon un passage obligé à plusieurs reprises. Et il y a moyen de rendre ces étapes de transition dans la capitale tout à fait agréables, dans un cadre urbain mais garni de verdure et entouré de montagnes.

IMG_7051

Parque metropolitano La Sabana

🇪🇸 Traducción del título desde el francés: En San José, caminé, caminé, caminé…

Si mi artículo anterior ha podido dejar entender que San José fuera una ciudad desagradable, entonces tengo que rectificar desde ya esta idea que está bien lejos de la impresión que tengo de ella tras haber pasado 4 días y 5 noches allí.

IMG_6929

Plaza España, San José

En ese artículo, conté sobre mi primera jornada en la capital costarricense, y tanto el texto como las imágenes presentaban una ciudad gris, una ciudad contaminada, una ciudad donde no apetecía mucho salir a la calle. Pero no hay que olvidar el contexto muy especial de aquel día. La víspera, el volcán Turrialba había entrado en una nueva y larga erupción que había empezado con una explosión y la formación de una enorme nube negra, y que iba a seguir echando continuamente una columna de cenizas durante 4 días. Estos residuos volcánicas fueron responsables de esta oscuridad y de esta molestia en los ojos. sobre la piel y en la garganta.

Durante los días siguientes, aunque la erupción seguía, las cenizas caían en menores cantidades sobre San José. Desde entonces, tuve mucho placer en caminar por la ciudad. Y caminé mucho. Caminé por toda la ciudad, a fondo, por la longitud, por la anchura y en diagonal.
IMG_7097Caminé para descubrir la ciudad. Caminé por las calles y por las avenidas (más o menos perpendiculares las unas respecto a las otras, como en los Estados Unidos), pares e impares (según están al oeste o al este, al sur o al norte).
Caminé por las calles peatonales. Para ir hasta el parque La Sabana, caminé también por una calle temporalmente transformada en una inmensa pista de actividades recreativas y deportivas. Fue un domingo. Caminé por todos lados, y por el medio también, de este gran parque urbano que me recordó Australia, con sus terrenos de deporte, sus áreas de picnic, su lago, su verdor, sus animales salvajes, etc.
IMG_6959Caminé hasta el mercado central, un mercado cubierto. Allí hice mis compras de fruta y tomé una verdadera comida tica, todo eso relativamente barato comparando con los precios generalmente observados en Costa Rica. Caminé en búsqueda de un mercado al aire libre que me recomendaron. Me perdí, y encontré de casualidad otro mercado al aire libre.
Caminé para ir a tomar el bus con destino a Ciudad Colón y, a la vuelta, para ir a mi nuevo hostal. Caminé para ir a tomar el bus con destino a Quepos. Me perdí otra vez, inversando el número de la calle con el número de la avenida… Terminé por tomar un taxi y llegué a tiempo para el bus.

Claro, San José no forma parte de los objetivos prioritarios de un viaje a Costa Rica. Pero tampoco es un lugar para evitar, ni mucho menos. Y para los mochileros que, igual como yo, viajan por el país en bus, San José constituye de todos modos un paso obligado en varias ocasiones. Y hay manera de hacer que estas etapas de transición en la capital sean muy agradables, en un entorno urbano pero adornado de verde y rodeado de montañas.

IMG_7042

Parque metropolitano La Sabana

Publié dans América, Costa Rica | Tagué , | 2 commentaires

Costa Rica, primera lección: la naturaleza manda

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : « Costa Rica, première leçon : la nature commande »

Cet article est la suite à la fois chronologique et logique du précédent article « A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica! ». Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite donc à le faire en cliquant ici avant de revenir lire cet article.

San José, vendredi 20 mai, 5h30 heure locale (13h30 heure française). Après ma journée de transition entre le Mexique et le Costa Rica, je me réveille particulièrement tôt. Il fait déjà grand jour. L’auberge commence doucement à s’animer et, si j’en crois leurs klaxons caractéristiques, les trains sont impatients de prendre leur départ dans la gare ferroviaire toute proche. Restant pensif dans mon lit, je reprends ma réflexion sur l’étrange décalage horaire avec le Mexique là où je l’avais laissée hier soir. Il s’avère que les 2 pays partagent bien le même fuseau horaire mais, à la différence du Mexique, le Costa Rica n’applique pas l’horaire d’été. C’est compréhensible, venant d’un pays très orienté vers la nature. Nous sommes ici au plus près de l’heure naturelle, et quand il est midi il est vraiment (à peu près) midi au soleil.

IMG_6950Au bout d’une heure passée à réfléchir à ceci, à consulter internet, à somnoler encore un peu et à me réveiller en douceur, je me décide enfin à me lever. A cet instant, quelque chose tombe par terre. Je regarde : il s’agit de ma pierre de pounamu (jade néphrite) que j’avais rapporté de Nouvelle Zélande, un autre pays très nature, il y a un peu plus de 6 ans. Je le porte principalement lors de mes voyages, un peu comme un fétiche représentant à la fois le voyage et la nature, un peu comme les maori qui lui donnent une grande valeur spirituelle. En ramassant le morceau tombé au sol, je me dis que c’est curieux que cette casse se produise le jour même où je débute ma découverte du Costa Rica. Et puis, je me dis que c’est sans doute ma faute, j’aurai dû le poser avant de dormir. Ce que je ne sais pas encore, c’est que ce n’est pas le seul événement qui me fera penser à la Nouvelle-Zélande aujourd’hui.

IMG_6859Vers 8 heures, je suis prêt pour partir explorer la ville, à commencer par le parc juste devant mon auberge, le parque nacional. Ma première sensation est une agréable sensation de fraîcheur, à la fois visuelle et liée à la température, comparativement à Tulum, ma dernière ville étape. D’ailleurs, c’est nuageux, des nuages assez sombres, et venteux aussi. J’espère qu’il ne pleuvra pas trop, ou pas tout de suite. Je prends mon temps, j’arpente les rues, j’admire les places. Je vais prendre mon premier petit-déjeuner tico (costaricien) : oeufs brouillés, riz et haricots noir, pain et natilla (crème aigre) à tartiner, jus d’orange, café. Je poursuis ensuite ma visite, dans le centre-ville désormais, en marchant dans les rues, en traversant des places et parcs. Il y a pas mal de circulation, des bus, des coups de klaxons, mais rien d’excessif. J’ai une poussière dans l’oeil, puis une autre, puis une autre… Je me rends compte que d’autres passants souffrent du même problème. Quelques personnes portent des masques filtrant sur la bouche et le nez. Je suis surpris, je ne pensais pas que San José était une ville particulièrement polluée. D’ailleurs, l’est-elle vraiment ? Ou bien, sont-ce des vents de sable qui viendraient de je ne sais où ? Ou encore des poussières venant de chantiers ? Je doute fort de mes trois hypothèses. Et puis, il a beaucoup plu les jours derniers et notamment l’avant-veille, mon chauffeur me l’a dit à mon arrivée. Cela aurait nettoyé une éventuelle pollution de l’air ou fixé les poussières au sol. Je sens que j’ai de la poussière sur les doigts, puis je me rends compte qu’il en est de même sur le nez, sur le front, dans les cheveux, et au moins autant, entre mes cheveux épars… Au bout d’un moment, je rencontre même de plus en plus de vendeurs de masques filtrants dans la rue. Je commence à penser que le centre-ville de San José est vraiment un endroit désagréable, à tel point que certains ticos portent des masques quand ils y viennent.

IMG_6898Peu avant midi, je suis de retour à l’auberge. Peu après, de nouveaux clients arrivent. J’entends le réceptionniste leur demander d’où ils viennent, puis de leur apprendre qu’ils ont eu de la chance, que certains vols sont annulés en raison d’une éruption volcanique qui a formé de gros nuages de cendres. Je commence à comprendre : le vol annulé et l’odeur suspecte hier soir, les nuages sombres, les poussières et les masques ce matin… Je savais bien entendu qu’il y a des volcans au Costa Rica, j’ai même l’intention d’en visiter. Mais je n’avais pas entendu parler de volcan en phase éruptive. Alors, j’effectue quelques recherches sur internet et sur la carte du Costa Rica affichée à l’auberge. Le volcan en cause, Turrialba, ne fait pas partie des plus connus, pas d’un point de vue touristique en tout cas. Il s’agit pourtant du deuxième volcan le plus haut du pays, à 3340 mètres d’altitude. Situé à 36 km à l’ouest de San José, il a commencé à montrer des signes de réveil en 1996, il y a 20 ans. Il a fini par entrer dans une période éruptive en 2010, rejetant des cendres, alors que ses dernières éruptions remontaient à 1866. Depuis 2013, on note également des rejets de bombes volcaniques en plus des cendres. Le 12 mars 2015, le volcan rejeta tellement de cendres que les deux aéroports de San José furent contraints d’arrêter leurs opérations pendant plus de 12 heures. En octobre 2015, après 2 ou 3 mois de calme relatif, il entra dans un nouveau cycle d’éruptions pendant 15 jours. Enfin, après 6 mois à nouveau plus calmes, le volcan Turrialba est entré dans le cycle éruptif actuel le 27 avril. Le 12 mai, une très forte éruption éleva les cendres jusqu’à une hauteur d’environ 3000 mètres et des projectiles jusqu’à une distance de 500 mètres respectivement au cratère. Et donc, le 19 mai, quelques heures avant que je ne quitte le Mexique, de nouveau un énorme nuage de cendres se forma et s’éleva de 3000 mètres. Bien que l’aéroport soit resté ouvert, 5 vols furent annulés ou déroutés, par précaution et par pure décision des compagnies aériennes, par chance pas la mienne. Au moment où j’explorais pour la première fois la ville de San José, ce vendredi 20 mai, de nouvelles éruptions importantes se produisent. Les cendres sont portées par les vents et retombent en grandes quantités dans certains villages à proximité du volcan, heureusement beaucoup moins à San José, mais suffisamment pour que l’on en soit gêné. Les cycles éruptifs du volcan Turrialba durent en général entre une et deux semaines. A l’heure où je publie cet article, cela fait déjà près de 4 semaines, le plus long cycle depuis son réveil. C’est aussi le seul volcan qui, en ce début d’année 2016, est dans un niveau d’alerte jaune ou rouge, selon les mois, tous les autres étant classés dans un niveau vert (endormi, actif sans éruptions ou actif avec un comportement éruptif occasionnel).

IMG_6882Les volcans m’ont toujours passionné, depuis l’enfance, à l’école, dans les livres et les documentaires d’Haroun Tazieff, etc. Lorsque je vivais en Guadeloupe, il y a plus de 20 ans, je voyais le volcan de la Soufrière et ses fumerolles de gaz depuis ma chambre. Je l’ai gravi plusieurs fois, sous le soleil et sous la pluie. J’ai aussi marché sur le volcan d’une île voisine, la Dominique. Puis, lors de mon tour du monde, en 2010, j’ai fait connaissance avec plusieurs volcans, en Nouvelle-Zélande, au Pérou et au Chili. Ma randonnée dans le massif volcanique du Tongariro reste un énorme souvenir. Pour lui seul, je recommanderai à tout randonneur de faire ou même de refaire le voyage, fût-il très long, jusqu’en Nouvelle-Zélande, et de lui réserver plusieurs jours s’il le faut, afin d’augmenter les chances d’avoir de bonnes conditions climatiques. Enfin, depuis que je vis en Espagne, j’ai vu plusieurs volcans des Canaries, et notamment le Teide sur l’île de Tenerife. Mais je n’ai jamais été à proximité d’un volcan en éruption. J’ai maintenant cette chance, qui marque le début de mon voyage au Costa Rica. Je ne vais bien sûr pas faire d’imprudences mais je vais m’y intéresser de très près. Et je ne manquerai pas de vous en reparler ici ou, plus souvent, sur ma page publique Facebook.

Si vous aussi, vous êtes passionnés par les volcans, si vous voulez plus d’informations sur le volcan Turrialba ou les autres volcans du Costa Rica, si vos enfants étudient le sujet à l’école, n’hésitez pas à me demander quoi que ce soit. C’est avec plaisir que j’essaierai de répondre. Vous pouvez le faire en laissant un commentaire en bas de cet article ou en m’envoyant un message via le formulaire de contact. Je vous laisse aussi quelques liens intéressants ci-dessous (en espagnol) :
– les rapports d’activité volcanique de la RSN (réseau sismologique national du Costa Rica),
– le dernier « semáforo volcánico » (définition des niveaux d’alerte avec pour chacun, la liste des volcans qui sont classés à ce niveau) sur le même site internet de la RSN,
– une première caméra ici et une deuxième là qui diffusent chacune une photo du volcan Turrialba en direct toutes les 10 secondes sur le site internet de l’OVSICORI (observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica) ; bien entendu l’intérêt de l’image n’est pas constant, en raison de la nuit ou des conditions climatologiques notamment. 


🇪🇸 Este artículo es la continuación tanto cronológica como lógica del artículo anterior « ¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica! ». Si aún no lo habéis leído, os invito a hacerlo haciendo clic aquí antes de volver a leer este nuevo artículo.

IMG_6967

Mi hostal en San José

San José, viernes 20 de mayo, 5:30 hora local (13:30 hora peninsular española). Tras mi jornada de transición entre México y Costa Rica, me despierto especialmente temprano. Ya está la plena luz del día. El hostal empieza lentamente a animarse y, si me fío a sus kláxones característicos, los trenes están impacientes de salir desde la estación muy cercana. Quedándome pensativo en mi cama, vuelvo a mi reflexión sobre el extraño cambio horario con México en el punto donde la dejé anoche. Pues lo que pasa es que los dos países sí que comparten el mismo huso horario pero, a diferencia de México, Costa Rica no aplica el horario de verano. Es entendible, de parte de un país muy orientado hacia la naturaleza. Estamos aquí lo más cerca que posible de la hora natural, y cuando es mediodía es realmente (más o menos) mediodía al sol.

Una hora pasó pensando en eso, consultando internet, dormitando un poco más aún y despertándome tranquilamente, y por fin me decido a levantarme. En este momento, algo se cae al suelo. Miro: es mi piedra de pounamu (jade nefrita) que había traido de Nueva Zelanda, otro país muy orientado a la naturaleza, hace más de 6 años. Lo llevo principalmente durante mis viajes, un poco como un fetiche representando a la vez el viaje y la naturaleza, un poco como los maorís que le dieron un gran valor espiritual. Recogiendo el trozo caído al suelo, me digo que es curioso que esta rotura se produzca el mismo día en que empiezo a descubrir Costa Rica. Y bueno, me digo que sin duda es mi culpa, tenía que quitarlo antes de dormir. Lo que no sé aún, es que no es el único evento que me hará pensar a Nueva Zelanda hoy.

IMG_6947Sobre las 8 horas, estoy listo para salir a explorar la ciudad, empezando por el parque que está justo en frente de mi hostal, el parque nacional. Mi primera sensación es una sensación agradable de frescura, tanto visual como vinculada a la temperatura, comparando con Tulum, mi último paradero. Por cierto, está ventoso y nuboso, con nubes bastante oscuras. Espero que no lloverá demasiado, o no ahora mismo. Me tomo mi tiempo, camino por las calles, admiro las plazas. Voy a tomar mi primer desayuno tico (costarricense): huevos revueltos, arroz y frijoles, pan y natilla para untar, zumo de naranja, café. Luego sigo con mi visita, ahora por el centro ciudad, andando por las calles, atravesando plazas y parques. Hay bastante tráfico, buses, kláxones, pero nada excesivo. Tengo una mota en el ojo, y luego otra, y otra… Me doy cuenta que otros transeúntes están sufriendo el mismo problema. Algunas personas llevan mascarillas en la boca y la nariz. Estoy sorprendido, no pensaba que San José fuera una ciudad especialmente contaminada. A propósito, ¿realmente lo es? O bien, ¿serán vientos de arena viniendo de no sé donde? ¿O polvo procedente de obras? Dudo mucho de mis tres hipótesis. Y bueno, llovió mucho durante los días anteriores y especialmente en la antevíspera, mi chofer me lo dijo cuando llegué. Esto hubiera limpiado una eventual contaminación y fijado el polvo al suelo. Siento polvo en mis dedos, luego me doy cuenta de que también tengo polvo sobre la nariz, en la frente, en el cabello, y por lo menos igual cantidad entre mis cabellos esparcidos… Después de un momento, encuentro incluso cada vez más vendedores de mascarillas en la calle. Empiezo a pensar que el centro ciudad de San José realmente es un lugar desagradable, a tal punto que algunos ticos llevan mascarillas cuando se vienen aquí.

IMG_6962Poco antes del mediodía, estoy de regreso al hostal. Poco tiempo después, unos nuevos huéspedes entran. Oigo al recepcionista preguntarles de donde vienen, y luego informarles que han tenido suerte, ya que algunos vuelos fueron cancelados debido a una erupción volcánica que formó grandes nubes de cenizas. Empiezo a entender: el vuelo cancelado y el olor sospechoso anoche, las nubes oscuras, el polvo y las mascarillas esta mañana… Por supuesto, ya sabía que hay volcanes en Costa Rica, incluso tengo la intención de visitar algunos. Pero no había oído hablar de algún volcán en fase eruptiva. Entonces, hago unas búsquedas por internet y en el mapa de Costa Rica fijada en el hostal. El volcán culpable, Turrialba, no forma parte de los más conocidos, por lo menos no de un punto de vista turístico. Sin embargo, se trata del segundo volcán más alto del país, con 3340 metros de altitud. Situado a 36 km al oeste de San José, comenzó a mostrar señales de despertar en 1996, 20 años atrás. Terminó por entrar en un periodo eruptivo en 2010, echando cenizas, mientras sus últimas erupciones se remontaban a 1866. Desde 2013, también hay expulsión de bombas volcánicas además de cenizas. El 12 de marzo de 2015, el volcán emitió tantas cenizas que los dos aeropuertos de San José fueron obligados a parar sus operaciones durante más de 12 horas. En octubre de 2015, tras 2 o 3 meses de relativa calma, entro en un nuevo ciclo de erupciones durante 15 días. Por fin, tras 6 meses de nuevo más tranquilos, el volcán Turrialba entró en el ciclo eruptivo actual el día 27 de abril. El 12 de mayo, una erupción muy fuerte elevó las cenizas hasta una altura de unos 3000 metros y proyectiles hasta una distancia de 500 metros respectivamente al cráter. Y pues, el 19 de mayo, unas horas antes de que salga de México, otra vez se formó una enorme nube de ceniza que se elevó de 3000 metros. A pesar de que el aeropuerto seguía abierto, 5 vuelos fueron cancelados o desviados, por precaución y por pura decisión de las compañías aéreas, por suerte no la mía. Mientras exploraba por primera vez la ciudad de San José, este viernes 20 de mayo, nuevas erupciones importantes se producen. El viento lleva las cenizas que caen en grandes cantidades en unos pueblos cercanos al volcán, afortunadamente mucho menos en San José, pero suficientemente para molestar. Los ciclos eruptivos del volcán Turrialba duran en general entre una y dos semanas. En el momento en que publico este artículo, son casi 4 semanas ya, el ciclo más largo desde que despertó. También es el único volcán que, en este inicio del año 2016, está en un nivel de alerta amarillo o rojo, según los meses, todos los otros siendo clasificados en un nivel verde (dormido, activo sin actividad eruptiva o activo con comportamiento eruptivo casual).

IMG_6933Los volcanes siempre me apasionaron, desde la infancia, en la escuela, en los libros y los documentales de Haroun Tazieff, etc. Cuando vivía en Guadalupe, hace más de 20 años, veía el volcán Soufrière y sus fumarolas de gas desde mi habitación. Lo ascendí varias veces, bajo el sol y bajo la lluvia. También caminé en el volcán de una isla vecina, Dominica. Luego, durante mi vuelta al mundo, en 2010, conocí varios volcanes, en Nueva Zelanda, en Perú y en Chile. Mi caminata por el macizo volcánico del Tongariro sigue siendo un enorme recuerdo. Por él sólo, recomendaría a todo senderista hacer o volver a hacer el viaje, aunque sea muy largo, hasta Nueva Zelanda, y de dedicarle varios días si hace falta, a fin de aumentar las probabilidades de tener buenas condiciones climáticas. Por fin, desde que vivo en España, he visto varios volcanes de Canarias, y especialmente el Teide en la isla de Tenerife. Pero nunca he estado cercano a un volcán en erupción. Ahora tengo esta suerte, que marca el inicio de mi viaje por Costa Rica. Por supuesto, no voy a hacer cualquier cosa imprudente pero voy a interesarme a ello de muy cerca. Y no me olvidaré de volver a contaros sobre ello aquí o, más a menudo, en mi página publica Facebook.

Si vosotros también estáis apasionados por los volcanes, si queréis más información respecto al volcán Turrialba o los otros volcanes de Costa Rica, si vuestros hijos estudian el tema en la escuela, no dudéis en preguntarme cualquier cosa. Será un placer para mí intentar responderos. Podeís hacerlo dejando un comentario bajo este artículo o mandándome un mensaje vía el formulario de contacto. También os dejo unos vínculos de interés aquí abajo:
– los informes de actividad volcánica de la RSN (red sismológica nacional de Costa Rica),
– el último « semáforo volcánico » en el mismo sitio internet de la RSN,
– una primera cámara aquí y una segunda acá que ponen fotos del volcán Turrialba en directo cada 10 segundos en el sitio internet del OVSICORI (observatorio vulcanológico y sismológico de Costa Rica) ; por supuesto, el interés de este imagen no es constante, especialmente con motivo de la noche o de las condiciones meteorológicas.

Publié dans América, Costa Rica | Tagué , , , | 4 commentaires

¡Hasta la vista, México! ¡Encantado, Costa Rica!

🇪🇸 versión española más abajo 

🇫🇷 Traduction du titre depuis l’espagnol : A la prochaine, Mexique! Enchanté, Costa Rica!

IMG_6846

Avocat au four farci aux oeufs, ratatouille, riz au curcuma, pain aux noix et graines

Jeudi 19 mai, Tulum (Quintana Roo, México), 11h10 heure locale (18h10 heure française).
Après 84 jours passés au Mexique, après un nouveau long séjour de plus d’une semaine à Tulum pour boucler la boucle, dans cette auberge Jardín de Frida où je me suis senti si bien, après y avoir pris mon dernier petit-déjeuner avec en supplément ce plat (voir la photo et sa légende) inventé et préparé par Fabien, un français né au Cameroun, baroudeur, établi au Mexique depuis plus de 7 ans, après avoir dégusté ma dernière mangue fraîchement tombé de l’arbre, je prends le bus pour l’aéroport de Cancún.
Sur le parcours, en regardant par la fenêtre, une musique découverte quelques jours auparavant me revient en mémoire : Tierra Mestiza (Terre Métisse, voir la vidéo ci-dessous). C’est une belle chanson traditionnelle mexicaine dont le dernier vers résume bien l’identité de ce pays, et peut-être même de toute l’Amérique latine : « Mar de culturas y razas bañadas de amor » (mer de cultures et de races baignées d’amour). Je suis très satisfait de mon premier voyage au Mexique, je pense que j’y reviendrai. Mais je suis très heureux aussi de partir pour le Costa Rica. Il faut dire qu’avant même de lancer officiellement mon « projet 2016 » et d’y inclure cette escale mexicaine – qui fut bien plus qu’une simple escale -, Costa Rica était déjà, avec Cuba, l’une de mes deux destinations phares pour cette année.

IMG_6847

Vol au-dessus de la Riviera Maya

Aéroport de Cancún (Quintana Roo, México), 18h30 heure locale (1h45 du matin du vendredi 20 mai heure française).
J’embarque. Il n’y a eu aucune formalité douanière de sortie. Je suis presque déçu car, échaudé par l’expérience des files d’attente et des formalités à l’entrée (voir l’article « Le Mexique, par surprise »), j’étais arrivé très en avance à l’aéroport.
Je m’installe coté fenêtre. Mon avion est un Airbus A320. Bien sûr, je pense à l’A320 d’EgygtAir et à ses occupants, avion qui a disparu il y a moins de 24 heures et dont il est à craindre, à ce moment-là, qu’il se soit écrasé en mer. Ce serait mentir de dire que je serais monté sereinement, aujourd’hui, dans quelque avion que ce soit au départ de Paris. Et pourtant, des milliers de gens le feront, et ils ont bien raison. Ici, en Amérique centrale, je n’ai pas cette appréhension, seulement une pensée pour ces victimes, voyageurs innocents et ceux à qui ils vont manquer.
15 minutes plus tard, l’avion décolle, ponctuel. Je prends mes dernières photos de la Riviera Maya.

Aéroport international de San José (Costa Rica), 20h00 heure locale (4h00 du matin heure française).
Je sors de l’avion. J’arrive déjà à la douane. La file d’attente avance vite. Je présente mon passeport et le formulaire que j’ai rempli pendant l’attente à Cancún. Le douanier me pose une première question : « Combien de temps allez-vous rester au Costa Rica ? » Je sais que pour les Européens, le droit de séjour est de 90 jours. Je réponds simplement et honnêtement, parce que c’est l’idée que j’en ai actuellement : « Entre 2 et 3 mois ». Cela me vaut immédiatement une deuxième question en retour : « Vous avec un billet de retour ? » A ce moment-là, je sens une petite inquiétude me gagner. En entrant à Cuba, j’avais bien un billet de sortie, pour le Mexique. Et les douaniers cubains ne m’avaient rien demandé. Ici, je n’en ai pas, parce que je ne sais pas précisément quand je quitterai le pays, et encore moins pour quelle destination. C’est ce que je réponds au douanier, encore une fois simplement et honnêtement. Il me dit que pour un séjour de plus d’un mois, la preuve d’un billet de sortie est requise. Je lui laisse entendre que, dans ce cas, je ne resterai que 30 jours. Et je pense déjà que je pourrais faire une incursion de quelques jours au Nicaragua ou au Panama, et revenir au Costa Rica avec un nouveau droit de séjour. Il sourit, se lève de sa chaise, avec mon passeport et mon formulaire, et se rend dans le bureau que je suppose être celui du superviseur. L’inquiétude est toujours en moi mais elle est contenue. Je pense que s’ils regardent bien les pages de mon passeport, ils verront bien quel genre de voyageur je suis, un voyageur réglo, qui a franchi de nombreuses frontières depuis 2008 et qui a toujours respecté ses droits de séjour. Moins de 2 minutes s’écoulent avant que le douanier ne revienne s’asseoir devant moi et, sans un mot, tamponne mon formulaire et mon passeport et inscrit la durée de 90 jours. En me rendant le passeport, il me souhaite gentiment un bon séjour et me dit que, la prochaine fois, je devrai respecter la règle. Ouf ! « Muchas gracias », monsieur le douanier.
Je récupère mon fidèle sac à dos sans encombre. Je remplis un nouveau formulaire de déclaration douanière. Mes bagages passent aux rayons X. Moins d’une heure après l’atterrissage, je rentre officiellement sur le territoire costaricain. Et comme prévu, je suis attendu par un agent de la compagnie de taxi collectif auprès de laquelle j’avais réservé un transfert à mon auberge par internet. A cette heure-là, je suis le seul client. Et à cette heure-là, la circulation est fluide, ce qui n’est pas du tout le cas 2 ou 3 heures plus tôt, me dit le chauffeur. Nous avons une conversation sympathique. Il me dit qu’il n’a pas plu aujourd’hui, après qu’il y ait beaucoup plu les jours précédents. Je sais que le mois de mai marque le début de la saison des pluies au Costa Rica. En général, les pluies se produisent dans l’après-midi. A l’approche de ma destination, il reçoit un appel des bureaux de la compagnie : le vol par lequel devait arriver son prochain client est annulé, il n’a donc pas à retourner à l’aéroport. Il est content, sa journée de travail se termine plus tôt que prévu.

San José, parque nacional, 21h30 heure locale (5h30 du matin, heure française).
Nous avons traversé tout le centre ville et le chauffeur me dépose à la porte de l’auberge, une maison coloniale, non sans attendre qu’on m’ouvre la porte. L’ambiance est déjà silencieuse. A 22 heures, extinction des feux et silence de rigueur hors le salon télévision. En fait, vers 22 heures 30, je crois bien que tous les clients dorment déjà. Il est vrai qu’à l’heure mexicaine, il est une heure de plus, ce qui semble illogique car le Costa Rica est plus à l’est que le Mexique, le décalage horaire devrait donc être en sens inverse.
A un moment donné, avant de m’endormir, je sens une odeur désagréable. Je préfère ne pas savoir ce que c’est. D’ailleurs, quelques minutes plus tard, je ne la sens plus. Je m’endors vers 23 heures, impatient de découvrir dès demain une première facette du Costa Rica, sans doute pas la meilleure, puisqu’ici c’est surtout la nature que je suis venu chercher. Mais il est probablement intéressant de connaître la capitale de ce petit pays pas comme les autres. Je m’endors aussi heureux que mon petit souci à la douane ne soit qu’un souvenir et pas une charge, sans savoir encore qu’il s’en est fallu de peu pour que je ne pose pas le pied sur le sol costaricain, pour d’autres raisons que vous découvrirez dans le prochain article

🇪🇸

IMG_6845

Mangos del hostal Jardín de Frida

Jueves 19 de mayo, Tulum (Quintana Roo, México), 11:10 hora local (18:10 hora peninsular española).
Tras 84 días pasados en México, tras una nueva larga estancia de más de una semana en Tulum para cerrar el círculo, en este hostal Jardín de Frida donde tan bien me he sentido, tras tomar allí mi último desayuno completado con este plato (ver la primera foto), inventado y preparado por Fabien, un francés nacido en Camerún, aventurero, establecido en México desde más de 7 años, tras disfrutar mi último mango recién caído del árbol, tomo el bus con destino al aeropuerto de Cancún.
Durante el recorrido, mirando por la ventana, recuerdo una música que descubrí pocos días antes: Tierra Mestiza. Es una linda canción tradicional mexicana cuyo último verso resume bien la identidad de este país, y tal vez de toda Latinoamérica: « Mar de culturas y razas bañadas de amor ». Estoy muy satisfecho con mi viaje por México, creo que volveré aquí. Pero a la vez estoy muy feliz de irme para Costa Rica. Hay que decir que antes mismo de lanzar oficialmente mi « plan 2016 » y de incluir esta escala mexicana – que fue mucho más que una simple escala -, Costa Rica ya era, con Cuba, uno de mis dos destinos estrellas para este año.

IMG_6829

Hostal Jardín de Frida

Aeropuerto de Cancún (Quintana Roo, México), 18:30 hora local (01:45 de la madrugada del viernes 20 de mayo, hora peninsular española).
Embarco. No ha habido ninguna formalidad de salida en la aduana. Casi estoy decepcionado ya que, acordándome de la experiencia de las filas de espera y de las formalidades de entrada (ver el artículo « México, por sorpresa »), llegué con mucha antelación al aeropuerto.
Me siento por una ventana. Es un Airbus A320. Por supuesto, pienso en el A320 de EgyptAir y sus ocupantes, avión que desapareció hace menos de 24 horas y que, es de temer en este momento, se haya estrellado al mar. Sería mentir decir que me hubiera subido serenamente, hoy, en cualquier avión que sea saliendo desde París. Y sin embargo, miles de personas lo harán, y tienen toda la razón. Aquí, en Centroamérica, no tengo este temor, sólo un pensamiento para estas víctimas, viajeros inocentes y los que les van a echar de menos.
15 minutos después, el avión despega, puntual. Tomo mis últimas fotos de la Riviera Maya.

Aeropuerto internacional de San José (Costa Rica), 20:00 hora local (04:00 hora peninsular española).
Salgo del avión. Ya estoy llegando a la aduana. La fila de espera avanza rápidamente. Presento mi pasaporte y el formulario que rellené durante la espera en Cancún. El agente aduanero me hace una primera pregunta : « ¿Cuánto tiempo va a permanecer en Costa Rica? » Sé que para los Europeos, el derecho de permanencia es de 90 días. Contesto simplemente y sinceramente, porque es la idea que tengo por ahora: « Entre 2 y 3 meses ». Eso me vale inmediatamente una segunda pregunta de vuelta: « ¿Tiene un billete de regreso? » En este momento, siento una pequeña inquietud invadirme. Al entrar a Cuba, tenía un billete de salida, para México. Y los agentes cubanos no me pidieron nada. Aquí, no tengo, porque aún no sé precisamente cuando saldré del país, y aún menos para donde. Me dice que para una estancia de más de un mes, una prueba de billete de salida está requerida. Le dejo entender que, en este caso, sólo me quedaré 30 días. Y ya estoy pensando que podría hacer une incursión durante unos días en Nicaragua o Panamá, y luego volver a Costa Rica con un nuevo permiso de estancia. Sonríe, se levanta de su silla, con mi pasaporte y mi formulario, y se va al despacho donde supongo que se encuentra un supervisor. Sigo con la inquietud en mí pero es contenida. Pienso que si miren bien las páginas de mi pasaporte, verán claramente que tipo de viajero soy, un viajero legal, que ha pasado varias fronteras desde 2008 y que siempre ha respetado sus plazos legales de permanencia. Menos de 2 minutos pasan antes de que el agente vuelva a sentarse en frente de mí y, sin decir nada, sella mi formulario y mi pasaporte e inscribe la duración de 90 días. Devolviéndome el pasaporte, me desea amablemente una buena estancia y me dice que, la próxima vez, tendré que cumplir con la norma.¡Uf! « Muchas gracias », señor agente.
Recupero mi fiel mochila sin problema. Relleno un nuevo formulario de declaración aduanera. Mi equipaje pasa por los rayos X.  Menos de una hora después de aterrizar, entro oficialmente al territorio costarricense. Y tal y como previsto, me está esperando un agente de la compañía de taxi colectivo donde había reservado un trayecto hasta mi hostal por internet. A esta hora, soy el único cliente. Y a esta hora, el tráfico está fluido, lo que suele ser totalmente distinto 2 o 3 horas más temprano, me dice el chofer. Tenemos una charla simpática. Me dice que no ha llovido hoy, tras haber llovido mucho los días anteriores.Sé que el mes de mayo marca el inicio de la temporada de lluvias en Costa Rica. En general, las lluvias se producen por la tarde. Cerca de mi destino, el chofer recibe una llamada de parte de las oficinas de la compañía: el vuelo de su próximo cliente está cancelado, así que no tendrá que volver al aeropuerto. Está feliz, su jornada de trabajo se acaba más temprano que previsto.

San José, parque nacional, 21:30 hora local (05:30 hora peninsular española).
Hemos atravesado todo el centro ciudad y el chofer me deja en la puerta del hostal, una casa colonial, esperando a que me abren la puerta. El ambiente ya es silencioso. A las 22 horas, se apagan las luces y el silencio es de rigor fuera del salón de televisión. En realidad, sobre las 22:30, creo que todos los clientes ya están durmiendo. Es verdad que en hora mexicana, es una hora más, lo que parece ilógico ya que Costa Rica se encuentra más al este respecto a México, el desfase horario debería ser entonces de sentido inverso.
En un momento dado, antes de dormirme, huelo un olor desagradable. Prefiero no saber lo que es. De todas formas, unos minutos después, ya no huele. Me duermo sobre las 23 horas, impaciente de descubrir desde mañana una primera faceta de Costa Rica, probablemente no la mejor, ya que vine aquí a buscar la naturaleza sobre todo. Pero sin duda es interesante de conocer la capital de este pequeño país distinto de los otros. Me duermo también feliz que mi pequeña inquietud en la aduana se haya quedado como un recuerdo y no una carga, sin saber aún que por poco no iba a poner el pie en el suelo costarricense, por otros motivos que descubriréis en el próximo artículo

Publié dans América, Costa Rica, México | Laisser un commentaire